Colloque œcuménique

Ce colloque célèbre la signature en 1999 de la Déclaration commune sur la justification entre les catholiques et les Luthériens, déclaration adoptée peu à peu par d'autres Eglises protestantes
Pour mes lecteurs non concernés, il s'agit en quelque sorte de la fin officielle des guerres de religion catholiques contre protestants: il s'agit de la reconnaissance par écrit que les objets de discorde n'en sont plus, parce qu'on ne pense plus exactement comme à l'époque, parce qu'on a pris le temps de s'écouter, parce que, surtout, on accepte de ne pas être d'accord sur tout tant que l'essentiel est préservé. C'est un processus fascinant
.

De l'importance de la narrativité.

« On ne peut pas changer l'histoire. Mais on peut changer la façon dont on en parle. »
«L'unité n'est pas quelque chose que nous produisons, mais quelque chose que nous recevons. Deux fois déjà j'ai dû bouleverser mon calendrier….»
Olivier Brès, ancien secrétaire général de la Fédération de l'Entraide Protestante

Parler ce ce qui rapproche plutôt que de ce qui sépare.

Maintenant la cuisine

Huit ce matin avec six filles et trois garçons (Martin, Franck, Simon). Isabel à la barre. Au un. Le vent souffle tant que nous rentrons après une boucle barrage-île.

Après-midi à transborder le contenu les placards de la cuisine dans la bibliothèque du salon (elle même mise en cartons) pendant que O. et H. reconstruisent la penderie et remontent le placard de l'entrée.

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Ensuite, démontage des dits placards.

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Le soir nous sommes défaits et épuisés, à peine heureux du travail accompli. Cela fait quasi trois mois que ça dure (17 décembre, il me semble).

Samedi studieux

Journée sur le bilan pendant que H. continue le câblage électrique.
Je ne me souviens de rien, je suis pas à pas la procédure que j'ai écrite en 2015 et mise à jour chaque année depuis. La méticulosité récompensée.
Ce soir j'ai quasi fini la partie fiscale et l'annexe du bilan. Il me restera le rapport de gestion.

Un pantalon en lin

Anne avait du chic. Elle avait un style, elle portait des pantalons en lin. Nous étions en première, et certes elle était redoublante, mais tout de même, c'était impressionnant qu'elle vécût en couple.

J'admirais son style, sa gentillesse, son aisance.
Pour l'imiter, j'ai essayé dans mon adolescence rondouillette un pantalon en lin. C'était atroce.

Il est normal que je pense à elle ce soir puisque je viens d'acheter un ensemble en lin.
(Toute une vie comme une revanche sur l'enfance, ou comme un accomplissement de l'enfance. Deux façons si différentes de le dire pour renvoyer aux mêmes actes.)

Un coup de fil

Aviron à midi : RER A, La Défense, métro ligne 1.

Sur le quai, coup de fil. C'est la commissaire aux comptes: «Allô, j'appelle pour nous régler les détails de notre venue lundi».
Je balbutie : — Vous venez lundi ?

J'ai complètement oublié. J'avais revu mon agenda en début de semaine, relu des mails: je n'avais rien vu sur les CAC. Je n'avais pris aucune note sur leur venue.
Eh bien voilà.
Elle me propose de décaler sa venue (avec une junior). Je sais combien son emploi du temps doit être serré en ce moment, elle est responsable de mission pour la première fois, c'est une jeune femme, je ne peux pas lui faire ça: «Non non, venez, je vais me débrouiller».

Ma voix n'est toujours pas revenue. Je rame dans le huit pour la première fois depuis un mois.

Un quatre

Toujours pas de voix. Ça m'arrange : pas de téléphone.

A midi, dans le désir de ne pas me couper du club, je vais ramer hors du huit.
Sortie avec William, Benoît et Marc.

Le soir, Barry Seal projeté sur le mur (si blanc) de la chambre. H. ne l'avait jamais vu.

La mule

Pas désagréable mais un peu bof. J'ai préféré de loin Barry Seal.



Rentré avec O. (qui a renversé son thé dans son sac de sport mais c'est une autre histoire) dans un RER dont le conducteur aimait le foot (il nous a expliqué que certes le train était en retard mais que nous serions à l'heure pour le match (quel match?). Il a diffusé de la musique dont j'ai supposé que c'était l'hymne d'un club).

Récupération

Journée à la maison. Toujours aphone. Salle de sport (cours d'abdos), sieste. Un peu de rangement.

Pas fait grand chose.
Demain doit arriver l'escalier pour le dernier étage. Il est d'un seul bloc, il va falloir le passer par la fenêtre du premier étage. Je ne vois pas comment c'est possible.

Bruges la ville

Ce matin je n'ai plus de voix. Du tout.

Tour paresseux en ville : à une dizaine rien n'est rapide. Pluie fine. Cathédrale, église, c'est dimanche, il y a des messes, on ne peut visiter. Béguinage, je me souviens de quelques explications de l'été 2017, mais bien peu.
Salon de thé. Impossible de monter au beffroi (ce qui était mon ambition) car trop de queue. Barquette de frites sur la place.

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Echanges de sms : mon chauffeur décide de partir à 13h30. Il passe nous prendre à l'auberge de jeunesse.

Arrêt à une station-essence sur l'autoroute. Je m'aperçois que j'ai oublié mon blouson sur le dos d'une chaise à l’auberge de jeunesse avec pass Navigo, lunettes et clé de la maison. Nous faisons appel aux rameurs encore à Bruges qui passent récupérer mon blouson. Il me reste à les attendre à La Défense. J'ai deux heures devant moi. Je prends un billet pour Dragons 3 à La Défense (le seul dont l'heure de début soit adéquate) puis m'introduis en douce au milieu d'une séance de Greenbook. J'en regarde les cinquante-et-une minutes de la fin (soyons précis). Cela m'a rappelé un épisode de ma pire expérience en entreprise.

Je rentre. H. partait à Nantes à l'heure où j'arrivais à Paris. J'aide O. à passer deux cables internet à travers le mur de la chaufferie au salon.

Bruges les courses

— Mais alors, tu vas passer quatre heures dans le bateau! me dit Patrick B.
Damned, je n'y avais pas pensé ainsi: mais effectivement, barrer successivement les garçons puis les filles va me faire monter dans le bateau vers midi et en descendre à quatre heures.

L'organisation est la suivante : les bateaux montent vers la ligne de départ dans l'ordre inverse des numéros de concurrents (les plus grands numéros en premier: c'est notre cas puisque le bateau des garçons est le 44) puis partent deux par deux bord à bord dans l'ordre de leurs numéros — ce qui fait que les derniers arrivés sont les premiers à courir et les premiers arrivés au départ attendent le plus longtemps.

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Nous montons les cinq kilomètres. J'ai des problèmes avec la coxbox (appareil qui sert à mesurer la cadence (coups/mn) et à alimenter le micro qui permet de communiquer avec les rameurs (le dernier rameur est à dix mètres du barreur). Bien qu'elle est été en charge toute la nuit, elle paraît faiblir. Nous faisons quelques exercices.
Nous avions été prévenus qu'il fallait passer sous un pont en se penchant sous peine d'être décapités: de loin c'est impressionnant, il paraît impossible de passer sous un pont si bas (mais si).

Demi-tour. Attente (le temps pour l'un des rameurs de faire pipi debout dans le bateau: j'ai refusé d'aborder par peur d'abîmer la coque. Comme me dirait la nage (le rameur devant moi): «Je n'aimerais pas être le rameur derrière lui»). La coxbox rend l'âme. Nous repassons sous le pont bas. Bord à bord au pré-start: il s'agit de s'aligner, partir, mais le chronomètre n'ait déclenché que cinquante mètres après. J'entends "go", "mes" rameurs partent, nous venons de voler le départ à nos adversaires (ce qui n'a pas d'importance pour le chronomètre, mais beaucoup pour le moral).

En quelques minutes, nous remontons trois bateaux: nous avons démaré trop vite, cela ne faisait pas une minute que les précédents étaient partis. La cadence est 26, je hurle en scandant, je scande en hurlant, plus de coxbox, la nage voudrait que je ralentisse à 22 mais je ne le lui permets pas: vingt-six, c'est normal pour une course. Je ne vois rien, je ne sais pas où nous en sommes, combien de temps avant l'arrivée?
Ils feront le meilleur temps des "loisirs" (recreaten) masculins.

Arrivée, remontée du bateau sur tréteaux pour changer les réglages pour les filles. J'avale une soupe. Il fait gris, il bruine à peine mais il ne fait pas froid. Je remonte dans le bateau. Nous repartons. Cette fois-ci je regarde les rives pour prendre des repères; j'ai vécu le premier parcours comme un rêve. Les filles résistent mieux que je le craignais à l'absence de coxbox (j'appréhendais une déconcentration découragée).

Bateau 92. Cette fois-ci c'est nous qui nous faisons voler le départ. Deux coups de rame de retard, je le verrai plus tard sur les vidéos. Les filles s'accrochent, remontent. Je scande le rythme, je sais que si Anne-Sophie tient, elles tiendrons (et je sais qu'Anne-Sophie tiendra). Soudain l'autre huit se décourage et décroche. Nous partons à la poursuite du précédent, loin devant, à une minute d'écart.

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Plus tard Anne-Sophie me dira: «quand tu as commencé à hurler j'ai cru que tu te tairais au bout de dix coups mais tu as continué». Nous rattraperons pratiquement le bateau précédent qui nous fera une queue de poisson à cinq cent mètres de l'arrivée. (La nage s'excusera quelques heures plus tard : la barreuse de ce bateau est connue pour sa maladresse).
Troisième huit loisirs de filles. Elles sont devant un bateau mixte.

Démontage des bateaux. Remontée sur la remorque. Pelles, portants, tréteaux. Attente des résultats.
Nous sommes en retard pour la réception à l'hôtel de ville pour les cent cinquante ans de la course. Tant mieux, penserai-je une demi-heure après mon arrivée : impossible de rester assise aussi longtemps après une journée de sport.

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Tous les clubs sont appelés tour à tour. Pour la première fois un club turc est venu, chaleureusement applaudi. Et des Italiens, des Allemands, des Anglais, des Hollandais, des Hongrois.
J'espère en l'Europe même si j'ai peur pour elle.

Restaurant. Parmi tous nos bullshit jobs, un rameur a un métier passionnant: luthier, spécialisé dans les archers, et plus particulièrement dans les archers de contrebasse.

Samedi

Temps magnifique et sortie ratée (à cause du temps magnifique?) Un équipage non concentré, deux et demie d'exercice (c'était trop, j'aurais dû arrêter avant), la peur de trop râler en tant que barreuse et une difficulté à me positionner.

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Mavromatis rue Paul Doumer (c'est le deal : je vais ramer, je ramène le repas), retour décapoté (il fait 18° et plus).

C. à la maison pour aider à la mise en carton du rez-de-chaussée.
Je lis Langelot aux arrêts de rigueur. C'est curieux d'analyser le message derrière les aventures de Langelot, une certaine vision du monde — aujourd'hui influencée par le fait de savoir que Lieutenant X est Vladimir Volkoff.

Vendredi compliqué

Autant il est facile de travailler quand H. travaille (silence de mort, concentration maximale, heures qui s'allongent, repas oubliés), autant cela devient très compliqué quand il n'est pas en train de programmer ou en réunion téléphonique: il bouge ,s'agite, passe, interroge, coupe l'électricité (il remonte des prises),…
Quand vous êtes en train de faire quelque chose que vous n'avez pas envie de faire, cela fait beaucoup de raisons d'arrêter.

Cependant, grâce à cette agitation, ce soir j'ai à nouveau un endroit "à moi" (une chambre à soi) pour poser mon ordinateur connecté à "mon" écran (cadeau d'anniversaire), un écran si beau que mon ordi pro ne peut pas le piloter (problème de thunderbolt 3, paraît-il. Je ne lui dis pas que pour moi, cela évoque avant tout un cheval).

Jeudi ordinaire

Voiture (bleue) le matin. Partis tard, flemme.

Temps splendide. Barré le huit (entraînement Bruges). Agathe très appliquée à la nage. Rencontré Laura dans les vestiaires (quelle émotion).

Conf call avec les zozos. Silence de mort quand je décris les bizarreries du paramétrage, quand je prédis le bordel jusqu'en septembre s'ils ne font pas appel à nous (nous tous entreprises connaissant nos adhérents), jusqu'en mai sinon.
Eux nous promettent le 15 mars. (Dans leurs rêves. En plus il va y avoir les vacances, moins de monde plus de jambes cassées.)

Dîner au "Temps des cerises".

En rentrant, vidé une étagère encore.

Photo de l'arrière-cuisine : le tuyau noir passe par l'un des trous percés par Darek dimanche. Dans le tuyau, trois fils internet en fibre optique (je ne connais pas le vocabulaire) montent à l'étage. Le boîtier blanc permet d'installer des prises RJ45.

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Retour karmique

Il y a quelques années existaient les clauses de désignation :
Ce mécanisme est le suivant : les entreprises doivent obligatoirement s’assurer auprès d’un ou plusieurs organismes assureurs choisi(s) par les organisations syndicales représentatives des employeurs et des salariés au sein d’une branche professionnelle. En contrepartie de cette exclusivité, l’organisme est tenu de couvrir tous les salariés du secteur concerné, sur la base d’un tarif unique. Les risques sont ainsi « mutualisés » au sein de la branche, comme si elle constituait une seule et même entreprise, alors que selon les défenseurs de ce système, sans celui-ci, les entreprises se verraient proposer des tarifs très différents, en fonction notamment de leur taille et de l’état de santé actuel ou futur de leurs salariés.
Si la mutualisation sur un grand nombres de têtes permettaient de faire baisser les tarifs, en revanche ces clauses rétrécissaient le terrain des assureurs exclus de fait des branches qui ne les avaient pas choisis: chaque assureur avait ainsi sa chasse gardée et ne pouvait empiéter sur celle des autres.
Désireux de gagner des parts de marché, les assureurs ont plaidé pour la fin des clauses de désignation et la possibilité pour chaque entreprise de choisir librement sa couverture prévoyance et santé. Ce fut chose faite en 20131.

C'est alors que les assureurs découvrirent qu'ils avaient eux-mêmes au niveau de la branche assurance un système qui s'apparentait à de la désignation, avec l'affiliation obligatoire au RPP (régime de branche) géré par le BCAC (GIE piloté par dix co-assureurs).

Marche arrière toute, recours devant le conseil d'Etat, le conseil constitutionnel,… Rien n'y fait, la fin de la clause de désignation est confirmée, les assureurs sont désormais libres de choisir la complémentaire santé de leurs salariés, ils ne sont plus liés au RPP.
Le BCAC, inquiet que ses affiliés ne le quitte, décide alors de changer de prestataire de service (pour rembourser les soins et verser les rentes d'invalidité): puisque B2V ne donne plus satisfaction (informatique vieillissante), il choisit en décembre 2017 de le remplacer par Cegedim, à la grande colère des organisations syndicales qui s'estiment mises devant le fait accompli.

2018 se passe sans que nous, opérationnels, ne soyons jamais questionnés sur notre métier et les particularités de nos populations: tout juste une question de transco (transcodification) en décembre qui me paraît étrange, mais personne ne creuse (quoi qu'il en soit en décembre pour janvier c'est déjà trop tard).
Le 4 janvier (retour au bureau), les premiers salariés appellent pour se plaindre.
Cela ne s'est pas amélioré depuis lors. Cegedim le preux qui devait faire oublier B2V le minable fait preuve d'une redoutable incompétence. La grogne grandit.

Vouloir empêcher le départ de ses affiliés en remplaçant un prestataire à bout de souffle par un prestataire qui accumule tant de boulettes2 qu'on se demande s'il le fait exprès… epic fail !





Note
1 : Deux ans plus tard offrir une complémentaire santé à ses salariés devenait obligatoire pour toutes les entreprises (obligation effective à partir de 2016), ce qui donnait tout son sens au libre jeu de la concurrence.

2 : aujourd'hui j'ai reçu le fichier des prestations d'une autre entreprise que la mienne (avec noms des salariés et leurs coordonnées, pas très RGPD)… et un mail adressé à toutes les entreprises adhérentes sans mettre les destinataires en copie cachée… C'est le stress qui leur fait accumuler les erreurs, où ils s'en fichent de façon abyssale?

Allégorie

Le fétu de paille s'imagine que c'est contre lui que la mer s'agite.

A la maison

Travail à distance très efficace (bon matériel, bon environnement, tranquillité), si ce n'est les deux heures de pause pour lire Langelot suspect.

Nous avons la semaine pour débarrasser le salon. J'ai prévu de vider une étagère par soir.
Première étagère, sept cartons, il y a sept étagères… «Beaucoup trop de livres», disait ma grand-mère.


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La question est où entasser les cartons puisque nous ne pouvons les laisser au rez-de-chaussée. Une certaine flemme à l'idée de les monter d'un étage. Mais même à l'étage : ça fait beaucoup, quarante neuf cartons.
En vidant un rayonnage, redécouvert Pouchkine de Troyat que j'ai ramené l'année dernière, au moment du désherbage de la bibliothèque de l'entreprise.
Ai-je dit que la bibliothécaire n'a jamais emménagé à Nanterre? Elle est arrêtée pour dépression. Les livres de la bibliothèque n'ont jamais été déballés. Que vont-ils devenir?

Bricolage

Fait le marché sous une pluie battante. Il y a de moins en moins de commerçants.
Lu deux Langelot (Langelot et les crocodiles, Langelot chez les Pa-Pous).
Darek a percé le mur porteur de la cuisine en deux endroits près du compteur électrique. Poids de la perceuse: près de 50 kg.
H. a passé la fibre jusqu'à l'étage, a installé des prises internet propres (tout cela éloigne le moment de quitter cette maison).
Monté paresseusement une armoire (c'est-à-dire qu'elle n'est pas fini de monter).

Le sapin est démonté.

Encore un an

Championnat d'ergo indoor ce soir, donc peu de rameuses à Neuilly ce matin. J'en ai profité pour aller à Melun. Guenaëlle n'était pas disponible, j'ai donc fait un skiff.
Les consignes de sécurité entre Melun et Neuilly n'ont vraiment rien à voir: à Neuilly nous ne sortons plus qu'en yolette, ici j'ai pu faire du skiff sans même qu'un canot moteur soit à l'eau… Mais Melun est en amont de la Marne et le bassin de Neuilly est coupé en deux par des îles, d'où un débit beaucoup plus important.
Il fait doux mais il y a énormément de vent.

Il y a un an je nettoyais le club à Neuilly après le reflux des eaux suite à la crue, il y a deux ans je ramais en quatre aller-retour dans le petit bras.

Langelot et les espions (récupéré jeudi). Restaurant le soir.

Déménagement et réemménagement

Je quitte le bureau à 16 heures : des ouvriers viennent déménager nos meubles du quatrième au premier étage. J'emmène mon ordinateur, j'ai obtenu de travailler le plus possible à domicile jusqu'à ce qu'on nous ait trouvé un meilleur emplacement que ce sombre réduit au premier étage qui ne peut être autre chose qu'un lieu de transition.

A. est à la maison pour le week-end ; H. est rentré de Nantes.

Jeu de lits musicaux: nous réintégrons notre chambre abandonnée depuis le 14 janvier, O. reprend son lit et rend le sien à A. Ça fait du bien d'être moins à l'étroit. O. est en train de devenir agressif, le capharnaüm de la maison commence à lui peser. Les ouvriers nous laissent une semaine pour vider le salon (de ses livres) avant de continuer les travaux.

O. a récupéré les cinq Langelot recommandés en début de semaine après avoir perdu une précédente commande pendant les vacances de Noël. Ainsi j'aurai les éditions les plus anciennes à faire relier.
Pour mémoire: Langelot et le gratte-ciel, Langelot chez les Pa-Pous, Langelot et les crocodiles, Langelot et la voyante, Langelot suspect.

Sac de dame bis ou ter

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J'ai posé mon après-midi pour remonter le bateau (d'où les clés de dix et la clé de treize). Je suis ensuite passée enfin m'acheter deux paires de chaussures (je n'en ai plus qu'une qui ne me fait pas mal aux pieds — depuis que je ne porte plus qu'elle, la perspective d'une opération du pied s'éloigne, mais les chaussures souffrent à être portées tous les jours), cela devenait urgent. Puis je suis allée récupérer mes livres auprès de "ma" relieuse: deux Langelot et les trois derniers tomes du Vicomte de Bragelonne. Les Langelot dans mon sac sont ceux que j'ai laissés pour être reliés.

Oulipo enfin. (thème : rebelles). Nous étions peu nombreux ce soir, huit seulement à la pizzeria. Conversations à bâtons rompus:
- les lotophages mangeaient les fruits du jujubier : ziziphus lotus;
- jusque dans les années 60 ou 70, il y avait des souffleurs de verre au CNRS pour réaliser les ampoules et verres sur mesure nécessaires aux expériences;
- (comme je parle du musée scientifique à Florence et ses magnifiques instruments de mesure) Galilée a triché: il a manipulé les résultats de ses expériences pour démontrer ce qu'il souhaitait. Sa conclusion était juste à partir de résultats truqués (quand une bille tombe elle tourne sur elle-même ce qui fausse sa vitesse par rapport au résultat attendu par le calcul).

La bouteille de rosé que l'on aperçoit sur le côté de mon sac est destiné au responsable de la logistique qui nous déménage dans une semaine: il a pris soin de nous et nous a protégées contre toute tentative de déménagement précipité. Ça vaut bien un remerciement.

Longueur de temps plus que force ni que rage

Maintenant que tous ceux qui râlaient pour rien ont été satisfaits (puisqu'il était prévu qu'ils le soient même s'ils n'avaient pas râlé) il reste les vrais cas problématiques. Face à une organisation persuadée que tout peut se traiter de la même manière, traiter les cas particuliers est épuisant.

Je vais laisser tomber l'allemand. Pas vraiment le temps, pas vraiment envie : cette année nous faisons davantage de traduction et moins de théologie.

Le sapin de Noël n'est toujours pas démonté.

Le parquet est quasi fini. Je ne comprends pas comment les artisans sont parvenus à bouger à deux les meubles très lourds. La couleur du plancher rappelle celle des poutres. C'est chaleureux. (Ce parquet n'était pas prévu au départ: nous avons des artisans "force de proposition".)

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Journée en sourdine

Levée à 3h (réveil spontané) pour terminer l'introduction à la dissert de théologie que j'aurais dû écrire mercredi.
J'ai continué à y travailler à partir de cinq heures ce soir. Je suis arrivée en retard en cours. Tout cela n'avait pas d'importance puisqu'on n'a pas regardé ce que j'avais fait.
Il appert des remarques faites aux autres que je n'ai ni thèse ni problématique (difficile d'avoir une problématique quand on n'a pas de thèse).

Accident de personne gare de Lyon ligne A en rentrant. Lignes 14 et 4 arrêtées pour travaux à partir de 22h15 environ. Je dors debout. Je rentre.

H. est à Nantes.

Les ouvriers ont commencé à poser le parquet.

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Destination Bruges

Les filles du huit vont courir à Bruges le 2 et 3 mars.
Je les regardais avec envie, en me disant que ce n'était pas raisonnable de les accompagner simplement comme supporter, que cela me ferait un week-end de libre, peut-être pour aller voir mes parents ou ma tante…

Et puis ce matin à l'arrêt de bus (je prends le bus quand O. reste à la maison: pas de voiture pour une seule personne) je vois arriver une requête dans WhatsApp: l'équipage n'a pas de barreur.
J'ai sauté sur l'occasion.

Chic, je vais aller ramer à Bruges pour les 150 ans de la course.

Dans les bureaux déserts

Nous sommes les deux seules salariées de A hébergées dans les locaux de l'entreprise B. Par conséquent les bureaux sont déserts puisque que tout B assiste aux vœux de la direction je ne sais trop où.

Et sur le plateau désert je peux crier « CONNARD ! » tout mon soûl.
Ça fait du bien.

C'qui prouve qu'En protestant quand il est encore temps On peut finir par obtenir des ménagements

Hier trois réunions : une pour préparer la conf call avec le prestataire, la conf call, puis une avec les commissaires aux comptes.
Par ailleurs, appris que nous allions déménager. Cela fait longtemps que le projet suivait son cours et nous étions demandeuses: demandeuses d'un endroit plus calme et plus confidentiel.

L'endroit qu'on m'a présenté à midi est une plaisanterie. J'étais si choquée que je l'ai contemplé sans rien dire, sans protester… un recoin sombre devant le couloir menant aux toilettes… Nous proposer cela au moment où nous tenons la mutuelle à bout de bras, faisant face sur tous les fronts… Ça c'est du management intelligent.

Pas beaucoup dormi cette nuit. Ce matin j'ai fait appel au président de la mutuelle. Il nous a réglé ça en deux coups de cuillère à pot (ie, en une heure). Le hic, c'est qu'il est trop tard ou trop tôt pour aller dans le bureau qui nous est maintenant promis pour mai (et là, l'un des plus beaux de l'immeuble: y'a pas d'milieu) et donc nous allons passer deux ou trois mois dans ce trou à rat.

Je me sens si humiliée que j'ai hésité à le raconter ici. Courage !

Gestion de crise

Agacée et goguenarde.
Il y a des choses que je ne comprends pas, que je ne m'explique pas : comment peut-on se dire un grand professionnel de la santé (des contrats de santé) et ne pas connaître la loi Evin?

Ai-je déjà dit que nous avions changé de prestataire au 1er janvier et que la bascule informatique (transfert des portefeuilles) s'était très mal passée? Six mille appels téléphoniques par jour pour le prestataire, son standard a explosé.
Je m'en veux de ne pas avoir demandé en septembre comment il était possible que je ne sois pas contactée pour la MOA et les règles de gestion.

Quelle panade. Demain je teste un outil d'envoi de mails en masse pour essayer de rassurer "mes" adhérents. Heureusement que je suis là pour apporter un peu de modernité à tout ce bouzin.

Ergo III

Il manquait deux rameuses, je me suis donc portée volontaire pour la course de la Lifa le 3 février.

Me voilà donc en train de suivre le programme de notre entraîneur: 25 minutes à 85% de notre temps de référence au 500 mètres (je vous passe les discussions pour savoir s'il s'agit de temps ou vitesse), cinq minutes de pause, puis vingt-cinq minutes en alternant cinq minutes cadence 15 résistance 130 (réglage de l'ergomètre) et cinq minutes cadence 18 résistance 110.

J'espère que vous n'avez rien compris : c'est un peu notre cas. Ce n'est plus les muscles qui ne suivent pas mais le cerveau.

Rentrée beaucoup trop tard. Mais bonne nouvelle : avec une chaussette de foot pliée en deux dans le short, je ne me suis pas ouvert la peau du coccyx.

Mauvaise nouvelle sur le front des travaux : le faîte du toit à refaire et un bord en zinc à ajouter : en avril 2016 le couvreur n'a pas terminé son travail et selon le sens de la pluie, il y a des infitrations sous le toit.

Pas de titre

On a transfusé à ma coiffeuse florentine si menue neuf litres de sang.

Profs en voyage

Conversation il y a quelques jours :

A — Il paraît qu'on est des profs atypiques.
B — Pourquoi ?
A — Parce qu'on ne dit rien, on ne se fait pas remarquer.
B — Pourtant, vous devez commencer à savoir des choses dans votre domaine.
C — Vu le genre de voyages1 qu'on fait, on est souvent ceux qui en savent le moins.
A — L'autre fois il y avait une spécialiste en pierres… elle en a ramassé tout le voyage. Fallait voir la tête des douaniers.
A — Un jour dans un voyage quelqu'un a dit qu'il était prof. Au dîner on a fait un tour de table, (ça faisait déjà plusieurs jours qu'on voyageait ensemble), on s'est aperçu qu'on l'était presque tous, mais que personne n'avait rien dit, tout le monde avait été discret.
B — Mais pourquoi ?
A — Parce que les profs ont mauvaise réputation. Même Françoise [la voisine dentiste] dit qu'ils sont terribles, qu'ils savent toujours tous, contestent toujours tout.




Note
1 : des voyages botaniques et zoologiques

Rameuses

On a une peste dans le bateau.

— Mais arrête de te moquer de moi !
— Elle ne peut pas, c'est son côté flaubertien.

C'est la même qui hystérise les échanges sur Whatsapp. Elle a avoué à midi, après l'entraînement alors que nous prenions un café à trois : «j'ai tellement peur que cela s'arrête».
Il faudra que je lui explique que son hystérie-même (surjouée ou pas?) risque de faire peur à celles qui ne la connaissent pas — et donc de tuer le vivier de rameuses nécessaire à la poursuite du projet.




***
Agenda
Cinq épisodes d'Altered Carbon dans la chambre d'A., en projetant Netflix sur le nouveau papier peint. Ça donne un aspect scintillant à l'image.
— Tu veux regarder encore un épisode ?
— Oh tu sais, moi c'est comme le chocolat: on finit la tablette et on en parle plus.
Beaucoup de références dans cette série. Deux fils pour l'instant: un frère et une sœur dans un conte pour enfants, une réflexion sur l'intérêt de vivre éternellement (la façon dont occuper son temps).
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