Vacances

Petit déjeuner en terrasse, teinte des cheveux (pas pris le temps hier. Je déteste les racines blanches, je ne supporte pas), trajet en voiture jusqu'à gare de Lyon, ligne 1, RER A.
Aujourd'hui, mails.
Le soir au Bambou (nous alternons les cantines: Bambou / Temps des cerises). Soupe phô.
Retour le long de la Seine. Cigarettes sur la terrase, dans les chaises-longues, dans le vent. Je pense à Conrad, à Melville. Bruit de la mer dans les arbres.
Nuit. Homeland saison 4. Que dit Wikipedia, déjà? «Homeland n'est pas raciste, il est mal informé.»
Ce qui me fait sourire, ce sont ces voitures si toujours impeccablement propres.

Assomption

Un aller à la boulangerie, un aller à la gare, un épisode de Homeland (oui je ne fais plus que ça).
C'est étrange de trouver cinq militaires en treillis armés de mitraillettes autour de l'église quand on sort d'un épisode d'Homeland.
Mais pourquoi? Un instant je me suis demandé si notre cher député était là, mais même pas. Qui a bien pu décider soudain un tel étalage de forces, et pourquoi?


Addendum:
Et le soir tard, en sortant du cinéma, scène silencieuse sur la place devant encore une église (pas la même). Deux voitures noires arrêtées, cinq ou six hommes en demi-cercle, silencieux, se ressemblant, la trentaine, cheveux et barbe sombres. J'ai repéré un pistolet dans un holster. Des policiers examinant l'autre? Mais pourquoi si peu de mouvements, de paroles? Qui étaient qui, comment, pourquoi?

Construction d'un site

Journée (à la maison, télétravail) sur "mon" site. Bien progressé. J'espère que cela permettra de moins répéter toujours la même chose: il suffira de donner un lien (je n'en peux plus de répéter tout le temps la même chose).

C'est aussi à destination des RH qui ont beaucoup perdu en expertise en quelques années (la législation évolue et elles ne se mettent pas à jour). Leur incompétence condescendante m'agace.

Mon ordinateur perso (mon MacBook air 11 pouces de février 2012) est inutilisable car le chargeur a rendu l'âme (sans doute une rupture dans le câble).

Regardé les premiers épisodes de la saison 3 de Homeland tard dans la nuit. Un début sous le signe de la folie.
Je pensais cet après-midi à "la Cinq" lors de sa création dans les années 80, avant qu'elle ne devienne Arte. Elle ne diffusait que des séries, souvent américaines et souvent en boucle, et je m'étais dit à l'époque qu'il était heureux que je n'ai pas la télé, que j'aurais passé tout mon temps devant en tricotant.
On y est, sauf que je ne tricote pas car je ne sais pas où est mon catalogue dans tout ce bazar.

Une saison

Commencé la journée devant Homeland saison 2 (vers sept ou huit heures, son très bas), puis marché avec H. (les commerçants toujours heureux de nous voir ensemble — un rosé sur les chaises colorées installées sur le parking), puis repas, puis retour devant la télé.

J'ai regardé toute la saison, soit douze heures, je pense. Un peu abrutie.
Spoiler alert: on remarquera le retournement, d'une Carrie seule à penser Brody terroriste dans la saison 1 à une Carrie seule à le croire innocent à la fin de la saison 2.

J'en ai profité pour vider les boîtes de cassettes vidéo de leurs cassettes et de leurs couvertures papier: les boîtes et les couvertures vont dans la poubelle emballage, les cassettes dans la poubelle générale. Cela représente un tel volume qu'il va falloir plusieurs semaines pour écouler tout ça. J'ai fait des tas.

A/R à Mortagne

J'ai prévu d'aller voir régulièrement A. pour tenter de lui donner un cadre, pour l'empêcher de dériver. J'ai peur de sa tendance dépressive dans une ville où elle ne connaît personne. Et de fait, elle m'avoue dormir plus de dix heures par jour et rester des journées entières chez elle.

J'arrive à midi. Pastis chez Diogène aux sons de jazz, au coin de la place Charles de Gaulle. A côté, une photographe expose dans un style hollandais des natures mortes à couper le souffle. J'aime vraiment beaucoup, mais il faudrait refaire la décoration de toute la maison… et c'est à peine si nous aurions assez de murs (car que rejeter de ce que nous avons aujourd'hui?)

J'aime beaucoup cette ville, je m'y sens bien.

Repas en crêperie, puis après-midi studieux: quelques règles de vie (tout le problème est que tout ce que je dis sera retenu contre moi: A. a le chic pour pousser toute recommandation à son extrême pour la transformer en pire conseil) et une revue de son site. Elle a mis en ligne quelque chose d'assez tristoune sans photo, je lui montre le mien (sans photo non plus, mais j'ai pour objectif qu'il soit tristoune: ce n'est pas un site pour attirer mais pour repousser, pour qu'on me/nous laisse tranquilles!)
J'achète à vie un abonnement à elegant themes: celui-là sera personnel. Les thèmes WordPress gratuits c'est plein de bonne volonté, mais je prélère payer et avoir une programmation professionnelle. Sans doute un pli pris à vivre avec un informaticien. A. semble reprendre courage. Maintenant il faut prendre en main Divi!

Nous sommes ressorties un peu avant cinq heures: passage à la médiathèque où elle n'a pas encore mis les pieds (c'est à ce genre de détails que je me dis qu'elle se laisse dépérir); à la librairie à deux pas où la libraire accueillante a peut-être un chien à soigner et un stand à une fête à la ferme; à l'office du tourisme où une charmante dame se chargera de mettre une affiche sous le marché couvert.
Je repère des randonnées, des fêtes, des sorties: il faut que A. rencontre du monde, pour se constituer une clientèle certes, mais avant tout pour sa sauvegarde mentale.

Nous rentrons et nous nous remettons à nos sites. C'est assez fastidieux car la liaison internet se fait l'intermédiaire du téléphone qui sert de clé 3 ou 4G.

La casquette enfoncée bas sur les oreilles, je rentre tard dans la nuit en poursuivant l'écoute des podcasts sur Bernstein commencée ce matin.

Anti-moustiques

Comme d'habitude je suis la première levée. H. a innové : au lieu de dormir au rez-de-chaussée, il s'est enfermé dans la chambre d'O. pour échapper aux moustiques (mais pas à la chaleur puisqu'il faut alors fermer toutes les fenêtres toute la nuit).
Je commence à ranger l'étagère que nous avons descendue dans la chambre (l'ancienne chambre) d'A. L'idée est d'y mettre tout ce qui concerne la théologie, le grec et mes classeurs de cours. Au fur à mesure que j'avance, que je ramène également les livres relégués au grenier (dans la dernière pièce, "the room of requirement", je me rends compte que cette étagère ne suffira sans doute pas, à moins que je ne range les livres sur deux épaisseurs. Je suis submergée par l'idée de tous ces livres, il va vraiment falloir que je les lise un jour.

J'entame ensuite le deuxième chantier des vacances: se débarrasser des cassettes vidéo. Je n'ai pas trouvé de lieu qui les recycle. Idéalement il faudrait les démonter, enlever la piste magnétique pour la jeter d'un côté, jeter le plastique d'un autre et les vis en métal à part. Je vais me contenter de jeter les boîtes à part en enlevant la couverture de titre en papier glacé (des limites de l'engagement écologique).
Je descends l'ensemble des cassettes (combien? à vue de nez dix tas de douze à quinze cassettes). J'isole quelques-unes que je veux conserver à tout prix (Bernie, Divine mais dangereuse, C'est arrivé entre midi et trois heures, Bound, Train de vie), H. en fait autant de son côté, puis vérifie pour la vingtaine de cassettes ainsi sélectionnées si les films sont disponibles en ligne ou en DVD. Il en reste finalement huit ou neuf, dont un coffret des Mystères de l'Ouest, Le vieux Fusil et La Bataille du rail qui ne sont pas disponibles pour des questions de droits. (Oui nous avons encore de quoi les regarder : simplement la résolution des cassettes n'est plus du tout adaptée à la résolution des écrans. Par ailleurs nous avons perdu l'habitude des VF imposées par les cassettes.)

Les étagères vides sont noires de poussière. Derrière se trouve une porte et des cartons que je voudrais inventorier, dans l'espoir d'en jeter quelques-uns et les remplacer par d'autres. Je ne sais pas quand j'aurai le temps de faire cela. Après avoir jeté tant d'archives au bureau cette année, j'ai envie d'en faire autant à la maison pour passer à autre chose.
Il me reste une dissertation et un mémoire à écrire avant de passer vraiment à autre chose.

Après-midi sur FB à rechercher les souvenirs d'un noir qui les a racontés en avril au moment de l'anniversaire des émeutes de Kansas City.

Nous avons installé une moustiquaire : crochet au plafond, voile de mousseline, … Nous allons pouvoir laisser les fenêtres ouvertes malgré la chaleur.
Inconvénient : la peur de s'emmêler dans la mousseline en bougeant la nuit et les chats à maintenir à distance: s'ils sautent sur le lit ils vont tout déchirer.

Matin

6h46. Debout depuis une heure, chassée par les moustiques. J'arrose. Vol de perruches vers le sud; le soir elles passent dans l'autre sens: où vont-elles? Bloguer, ranger, trier… Dans deux heures aller transpirer en salle puis au sauna (non, l'été caniculaire ne me suffit pas!), les clubs d'aviron sont fermés.

Le long de la Marne

Restaurant Château des îles avec Pascal et Daphné. Je me demandais qu'elle pouvait être la raison de cette invitation: il n'y en avait pas (le moment où je me dis que j'ai le cœur perverti et ne crois plus à la gratuité des gestes).

Excellente soirée. Dans un moment d'enthousiasme les hommes de l'assemblée ont pris l'engagement de renouveler cette soirée tous les deux mois. Mon pessimisme dit que si nous y arrivons tous les six ce ne sera déjà pas si mal (pas de mauvaise volonté de ma part, au contraire. Mais le temps passe si vite dévoré par tant d'obligations.)

L'endroit est très beau, très bien situé. Malgré la présence de l'eau l'air a à peine fraîchi. Comme il fait chaud cette année, mais cela fait si longtemps que nous nous contentons de deux semaines de beau temps l'été que je n'arrive pas à m'en plaindre.

J+5 Fin

J'envoie les liens vers les quatre albums de photos dans la matinée accompagné d'un petit mot :
«Bonjour à tous,
Merci à tous, vous avez été formidables.
Toute l’année j’ai stressé dès que je voyais votre nom sur mon téléphone ou mon mail (« ça y est, ils vont m’annoncer une catastrophe!») mais c’était toujours pour m’encourager ou me rassurer («tes parents viennent de partir, tout va bien, ils ne se doutent de rien!»)
J’ai eu peur d’absolument tout, jusqu’à imaginer que tous les voisins sortent en même temps une enveloppe bleue de la boîte aux lettres en présence de maman… qui n’en aurait pas eu (mais non je ne suis pas angoissée).
[…]»

Je considère que j'ai fini ma "mission". Je suis satisfaite du ou des résultats obtenus, les gens ont l'air si heureux sur les photos, contents d'être là, fiers du coup monté auxquels ils ont participé sans se couper une seule fois. Je suis satisfaite des liens que j'ai contribué à renouer entre eux, et pas seulement entre eux et mes parents. C'était aussi l'un des enjeux de cette rencontre: les liens transversaux.

Je passe en salle de sport puisque les clubs d'aviron sont fermés pour deux semaines puis au marché.

Télétravail l'après-midi (jusqu'à neuf heures de soir : horaires décalés). Je règle l'urgent et le courant. Sur ovh, j'achète un nom de domaine et une installation wordpress. J'ai l'intention de passer les deux semaines à venir à construire un site pour la mutuelle, un site non référencé par Google mais qui de proche en proche devrait considérablement — dans mes rêves les plus fous — diminuer les coups de téléphone des retraités. Après tout, en six ans, j'ai si bien augmenté la productivité qu'il ne sera peut-être pas nécessaire de me remplacer. Si j'arrive à mettre au point ce site….
(On pourrait se demander en quoi est-ce un progrès de ne pas me remplacer : d'une part, moins les frais de fonctionnement sont importants, plus les cotisations de la mutuelle restent stables, d'autre part ce sont les tâches les plus répétitives et les plus ennuyantes qui sont supprimées: il reste les plus intéressantes. Faire disparaître les quatre-vingt pour cent d'ennuyantes au profit des vingt pour cent intéressantes est le but.

Les Pensées de Pascal

RER A La Défense 14h20. Attente du départ (puisque les rames partent de la Défense : plus de RER A entre Nation et La Défense du 28 juillet au 24 août).


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Vu Dogman. Très froid dans la salle. Publicité de Cartier : les gens qui vont au cinéma Gaumont Opéra achètent-ils des bijoux chez Cartier?

Je continue l'identification des photos devant Homeland. J'aime le générique qui voit grandir le personnage principal en parallèle des attentats des trente dernières années, depuis Lockerbie en 1988. Cela n'a jamais arrêté. De Carlos et les Brigades rouges jusqu'aujourd'hui, mes souvenirs sont remplis de ses reportages.

J+3 Fendu

Retour au bureau. En tentant de nettoyer une fine ligne sur mon téléphone, je me rends compte que l'écran est fendu de haut en bas: que s'est-il passé, quand cela est-il arrivé? Ce téléphone a cinq ans, il est vieux selon les critères actuels (iPhone 5S) mais ça me fait de la peine.

Cinéma : The Guilty. Pas mal. Pas indispensable mais intéressant. Un huis clos plus que clos, un gros plan sur un visage pendant quasi un film entier. Belle contrainte.

Le soir je classe et j'identifie les photos en regardant les premiers épisodes de 13 Reasons Why. Sans doute pas mal en tant que campagne de sensibilisation des ados contre le harcèlement, les phrases et les gestes qui blessent au-delà de ce qu'on imagine (parce qu'en réalité on n'imagine rien, on aime juste se moquer et rire).
Cela ne me concerne pas réellement et ne m'intéresse pas beaucoup.

J+2 Récupération

Je peine à récupérer. Je suis sonnée par la quantité d'affects reçus samedi soir. Le photographe m'a envoyé environ sept cents photos via "We transfer" (un photographe qui fait aussi des reportages de foot: pas de pose, les gens pris dans le feu de l'action. Le plus incroyable est qu'il n'a oublié personne) que je découvre, trie et commence à légender.

Dans l'après-midi je retourne voir Woman at war avec H. Il supporte bien une deuxième vision. (Fatalitas, la salle de St-Maur-des-Fossés n'est pas climatisée.)

Soirée chez les voisins rentrés de vacances.

J. 50 ans de mariage

Mise en ligne progressive de billets écrits depuis un an, mais restés hors ligne par peur des fuites. Voici donc un récit débuté il y a un an qui commence par la fin: le jour de la fête surprise pour les noces d'or de mes parents, fête que j'ai voulu organisée comme un mariage.

Journée sous le signe de la trilogie pagnolesque, en commençant par Le Temps des secrets.

Dernier désistement le matin-même: un cousin malade (je ris car c'est sa femme qui appelle: nous avons vraiment un problème avec le téléphone dans la famille.)

Petit déjeuner à Tours, beaucoup d'enfants dans cet hôtel rempli d'hommes d'affaires pendant le reste de l'année. Les serveurs ne sont pas habitués. Pour la première fois depuis des jours, il fait presque trop froid pour rester dehors (quelle chance: parmi mes peurs, celle qu'il fasse trop chaud et que les invités fassent des malaises (après tout, la plupart ont plus de soixante-dix ans)). (Et de penser in petto : «Une chance pour le temps.»)

Nous récupérons A. devant l'église de Candé où elle laisse sa voiture et nous partons chez mes parents où nous arrivons bien plus tôt qu'ils ne pensaient (évidemment: nous ne venons pas de Paris…)
Un repas et un après-midi sans se couper, à parler de tout et de rien, à rester calmes, très calmes. Le petit voisin de cinq ans fête son anniversaire ce jour-là, dommage je ne le savais pas (j'aurais prévu une bougie), il est invité le soir, ma mère lui parle à travers le grillage, H. m'avouera plus tard que c'est le moment où il a eu le plus peur d'une fuite. (Ce que nous craignons, c'est que si mes parents se doutent de quelque chose, ils refusent de venir.)

Se préparer à partir, sans précipitation, s'habiller un peu, mais pas trop. H. coupe court: on prend notre voiture, oui, une seule voiture. A. est chargée d'envoyer des sms à ses frères de minute en minute, nous ne savons pas si les sms arrivent à destination, la réception est mauvaise au château. Nous décidons du lieu où tous les invités doivent se réunir pour attendre les héros de la fête (dans le château, sur la pelouse? Finalement ce sera en bas sur la terrasse. A. communique la décision.)
De quoi avons-nous parlé dans la voiture? Du Niagara, de la chute "le voile de la mariée" découverte en Amérique du sud, peut-être du Panama (où était-ce l'après-midi?), d'oiseaux ou d'araignées, rester calme, très calme. Les invités doivent descendre de la pelouse à la terrasse, soixante personnes, ça prend du temps, pourvu qu'ils soient prêts.

H. franchit la grille du château, traverse la cour, contourne le mur, arrive devant la terrasse noire de monde. Je suis impressionnée par la foule, je ne m'y attendais pas. «Oh, regardez, il y a déjà un mariage», s'est exclamé ma mère.
Puis elle a reconnu une personne, puis une autre.
Mes parents sont sortis de la voiture, souffle coupé.

Le reste comme dans un rêve, La gloire de mon père et Le château de ma mère, ou l'inverse.

J-1 Vouvray-Candé-Tours

Nous partons en voiture bleue (ie pas en roadster deux places mais en voiture familiale: nous avons prévu que A. nous rejoigne demain à Candé (pour justifier qu'étant trois nous ne soyons pas en voiture rouge) ce qui permettra le soir de ne prendre qu'une seule voiture pour notre fausse invitation au restaurant (pour éviter les hésitations, les doutes et la fuite) puisque nous ne serons que cinq (les garçons et ma sœur ont prévenu qu'ils n'arrivaient que dimanche, au désespoir de ma mère))1.

Arrêt à L'oiseau gourmandeur, le caviste préféré de H. qui cite Rabelais par cœur, achat de château Moncontour et de quelques bouteilles supplémentaires de Coudray-Montpensier (la légendaire crainte de manquer).

Pique-nique au bord de la route, arrivée au château, rangement des bouteilles au frigo, mise en place des tables (grands cercles en pastique, c'est amusant) et des chaises (plus fastidieux). La traiteur arrive pour mettre les nappes, pendant ce temps passage à l'intermarché de Chailles qui nous a préparé l'eau et les jus (je fais de la pub car ils sont très serviables: le magasin propose de reprendre ce qui n'est pas bu si on le ramène le lundi suivant), retour au château, mise au frigo, répartition des petits paquets de fruits secs sur les assiettes en suivant le plan de table. J'envoie mes ultimes recommandations par sms aux garçons (les pauvres! Heureusement qu'ils sont indulgents, ils ont conscience de mon stress) qui seront seuls ici demain à accueillir les invités pendant que nous jouerons la comédie auprès de mes parents.

Départ pour Tours où nous avons rendez-vous avec la responsable du syndic de propriété à 18 heures. Nous nous demanderons pourquoi elle voulait nous voir. Sans doute pour nous voir.
L'Indochine dit "Le petit Mao" (buffet au forfait où l'on paie en supplément ce qu'on laisse dans son assiette).
Hôtel. Nuit au frais, ce qui est appréciable en ce moment.




Note
1 : en donnant toutes ces explications sans doute incompréhensibles je me sens vraiment control freak. L'important est dans les détails.

Alphonse Allais

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Vu Woman at war. Formidable. Dire que j'ai failli le rater.

Le soir, profité de la présence d'O. pour descendre une étagère du dernier étage (car H. et moi quittons la maison demain matin et je ne sais pas quand je croiserai O. de nouveau avant son départ en camp scout).

J-3 Invitation lancée

H. vient d'appeler mes parents pour les invités au restaurant, à cinq (eux, ma fille et nous deux), samedi soir.
Alea jacta est
ou le rubicon est franchi.

(J'en perds mon latin — mais il n'y a pas grand chose à perdre).



Par ailleurs, appris ce matin que trois enfants de mes cousins ne venaient pas (ce que je comprends mais c'est dommage : nous nous voyons si peu).

Inquiétant

Journée de rattrapage de blog. Il faut bien avouer que le visionnage de séries entières ne favorise pas le blogage. Encadrement à l'aviron le soir avec Camille. Bataille d'eau avec Grégoire.

Pizzeria. H. quasi aveuglé de l'œil droit suite à un passage chez l'ophtalmo. Sa vue a beaucoup baissé de ce côté-là, sans explication.



Aller et retour en voiture — je conduis au retour (habituellement je laisse toujours O et H conduire quand nous sommes ensemble car la place passager est plus étroite). Le retour le long de la Seine rive droite est pure merveille par ce temps. J'aime passer à Ivry, Vitry, Villeneuve. J'aime les quartiers populaires.

J-4 Bonne nuit

Hier à 23 heures je découvre un message de ma sœur : maman ne comprend pas pourquoi elle (ma sœur) ne vient que dimanche. Elle l'attendait le samedi.
Je ne comprends pas: j'ai pourtant prévenu ma mère que les garçons n'arrivaient que le dimanche, j'espère qu'elle n'a rien prévu samedi soir…

La nouvelle a dû m'assommer car j'ai très bien dormi malgré la chaleur. (Mon téléphone prévoit qu'il pleut à Blois vendredi et samedi prochain…)

J'avais laissé un message à ma sœur pour lui dire qu'elle pouvait me rappeler très tôt (car mon portable est inutilisable au bureau : pas de réseau). Nous nous sommes mises d'accord («pas de problème, je vais dire que ça ne m'arrange pas d'être là samedi»). Au passage elle m'a appris qu'elle avait eu ma tante au téléphone, que celle-ci paraissait toute ravie et émoustillée par le projet.
Ça alors!







Quelques explications : la difficulté est d'amener mes parents à venir au château samedi soir. Nous avons imaginé d'être trois (H, A et moi) et de les emmener au restaurant en prétextant une réservation dans le nouveau restaurant d'un ami vers Chaumont («Mais il faut y être à sept heures car ensuite la table est réservée donc il ne faut pas qu'on s'attarde). L'idée est de ne prendre qu'une voiture pour ne laisser aucune chance de s'échapper (car je redoute une réaction de rejet).
Evidemment, ce serait plus compliqué avec ma sœur et ses filles (mais pas impossible: simplement moins naturel).

J-5 Derniers préparatifs

Fini les derniers paquets de fruits secs en regardant How I met your mother. Série amusante mais je crois que je vais arrêter là. Pas très intéressant, juste pour le fun.

Les paquets sont classés dans deux cartons selon le plan de table.
Je suis fière de mon évaluation de poids de fruits secs: il ne m'en reste qu'un, qui est celui que m'a offert le commerçant.

En ligne

Journée à m'enregistrer sur des sites de comptabilité en ligne pour les tester.
Je n'ai besoin que de quelque chose de très simple (pas de TVA, pas d'émission de facture, très peu d'encours clients): le problème est que les solutions les plus simples (donc les moins chères) partent logiquement du principe que les utilisateurs de ce genre de logiciels ne sont pas comptables (mais chefs de TPE). Tout est donc très guidé et rigide. Or j'ai besoin d'adapter le plan comptable général au plan des assurances.
Il va sans doute falloir que je choisisse quelque chose de plus cher.

Il fait très chaud. La climatisation est très bruyante (bruit d'un sèche-cheveux, à peu près).

RER D bloqué le soir par un accident de voyageurs (apparemment situation insupportable dans les voitures arrêtées sur les voies. Il faut savoir que l'été, la température atteint facilement 35 à 40 degrés dans les voitures qui stationnent au soleil avant d'être utilisées. Je n'ose imaginer la température dans des wagons remplis de voyageurs immobiles). Je suis restée dans le RER A, H. est venu me chercher à Boissy.

Encore une belle journée d'été

A neuf heures, sur l'eau avec Gwenaële. Qu'il fait beau, que c'est beau. La Seine est un lac.

A trois heures je vais récupérer O. à la gare de Marne-la-Vallée. Le plan de circulation est étrange: la route fait un U devant la gare (donc une impasse prévue pour qu'on en sorte), et l'entrée de ce U est défendue par une barrière qui oblige à prendre un ticket: c'est en fait un arrêt-minute obligatoire (je dis obligatoire car il n'y a pas de sorties latérales qui permettraient de ne pas entrer dans le U).

Bouchon pour arriver jusqu'à la gare (la route est en cours d'élargissement. Des platanes de quinze ou vingt ans ont été plantés (solidement arrimés à des cadres en bois): déplacés et replantés lors de l'élargissement?), bouchon pour en partir. Je règle l'application Michelin sur "le plus court" (j'ai abandonné Waze qui ne connaît plus que les quatre voies) et nous rentrons par les petites routes (château de Ferrières, moissons, quelques kilomètres de forêt). O. raconte Avignon, les spectacles auxquels il a assisté. «Rien de classique», précise-t-il. Il a aimé Le Maître et Marguerite, Convulsions, Signé Dumas. Il a rarement autant parlé, raconté. Je suis heureuse.


Je finis la saison 4 de Prison Break.

J-6 Dans les détails

Mise en page des menus (rédaction approximative car j'ai laissé mon dossier au bureau: nous ne savons plus exactement ce qui est prévu. Par ailleurs j'ai à nouveau oublié le nom du vin rouge laissé au château en septembre. Impossible de remettre la main sur le papier où je l'avais noté).
Impression du nom des tables.
Je continue à peser mes petits paquets en regardant la saison 4 de Prison Break.

Temps radieux

Je ne me souviens pas qu'il est fait aussi beau durant une période aussi longue depuis longtemps.

Je me lève tôt, comme d'habitude (j'ai réussi à gratter une heure: réveillée six heures, recouchée, rendormie, réveillée sept heures, levée).

Pendant que je coupe les roses fanées du côté de la rue, un voisin inconnu (je le décris à Hervé: «Celui qui lave tout le temps sa voiture? —Oui, sans doute. —Il a dû reprérer que tu lavais la tienne! (Rires) —Je crois plutôt que j'étais la seule dans la rue) me propose une douzaine d'œufs de ses poules: «vous partez en vacances? —Non, j'ai trop d'œufs.»

Chez le photographe pour une photo d'identité qui ait l'air pro (voir mon visage est un choc: rouge, brillant, large. Je ne m'y habitue pas). Pour une photo dynamique, la photographe me fait me pencher vers l'avant. Soudain je comprends pourquoi les gens ont l'air de sortir du cadre: ils sont penchés.

The Last Movie, "film expérimental" dit Allôciné. Oui, on peut dire ça comme ça. Déçue de ne pas voir davantage de paysages. Puis au Reflet qui a retrouvé son aspect d'autrefois, c'est-à-dire que la cuisine est de nouveau dans l'arrière-cuisine, et non exposée aux yeux de tous.

Traduction

Matinée à terminer la traduction d'un fil de Twitter sur la signification des broches de la reine d'Angleterre. Que de finesse et d'intelligence.
J'ai mis trop de temps à terminer cette traduction: une semaine après elle n'est plus d'actualité; l'affaire Benalla occupe toute la place dans les médias. L'avenir du pays dépend pourtant davantage des relations internationales que de ce genre de dérapage.
Le plaisir de la coupe du monde aura été de courte durée (ou peut-être pas: les gens sont en vacances, loins de BFM TV).

Skiff le soir. Bien. Je prépare plus tôt, je penche moins à babord. Il faut que je mette mes mains davantage au fond du bateau (que mes pelles soient plus hautes au-dessus de l'eau).

Chou blanc

Encadrement des débutants. Cool: deux débutantes, trois confirmés. Les débutants sont doués cette année, très bon équilibre, yolette stable.

Passé dans deux magasins le soir dans l'espoir vague de faire les soldes. J'ai décidé de me faire une garde-robe pro, ie bleu marine, blanche, beige (les trois B. Je plaisante mais pas tout à fait. Je n'irai pas jusqu'à adopter le tailleur, je n'aime que les robes).
Rien trouvé. Ce sera pour une autre fois.

Pris un Mobike pour rejoindre H. Comme nous n'avons pas réussi à nous mettre d'accord sur un restaurant dans le quartier, nous avons repris la voiture et échoué au Bambou (rue Baudricourt), le plus vietnamien des Vietnamiens. Salade de papaye et crêpe de porc accompagnée de mystérieuses feuilles (lotus d'eau? mûriers?): beaucoup trop mangé.

J-9 Vérification du photographe

En attendant un RER A qui n'arrivait pas (tout fonctionne très mal cet été), j'ai appelé le photographe pour m'assurer qu'il ne nous avait pas oubliés car il enchaîne un mariage puis notre "événement".
Il m'a rassurée, il ne nous avait pas oubliée.

Tag stress.

LinkedIn

Matinée à étudier LinkedIn dans un groupe dont deux RH (intéressant: la vision du recruteur). Ce lien permet d'avoir la vision des recruteurs (voir tout en bas de page).

Je suis en train de réaliser que je n'ai jamais pris la (ma) vie professionnelle au sérieux: c'était une sorte de hobby destiné à me nourrir, en aucun cas quelque chose de noble dans lequel s'investir. Ce n'était pas digne d'intérêt.
Aujourd'hui que je ne crois plus à l'intérêt général de la culture (art et littérature)1 j'ai envie de voir ce que donnerait l'investissement dans la vie professionnelle: est-ce là qu'il est possible d'être utile, de servir à quelque chose? (J'aimerais bien être utile). J'espère qu'il n'est pas trop tard.


Le soir vu Ocean 8. J'aime beaucoup Rihanna. Pour le reste ce film est totalement creux.


Note :
1 : cela n'a d'intérêt que pour soi-même, donc cela ne regarde que soi-même. L'injonction d'être cultivé vient des personnes cultivés en manque d'interlocuteurs pour discuter. Mais à part ça…

Marcelle et Job

Matin en quatre de couple à 9 heures à Neuilly (Anne-Sophie, Isabel, Anne). Tour de l'île la Jatte pour profiter de la fraîcheur relative des arbres. Nous étions encore sur l'eau quand nous avons vu passer les avions pour le défilé. Je ne les avais jamais vus aussi bien — je ne les avais jamais vus IRL le jour J.
J'ai donc vu passer l'avion qui s'est trompé de fumigène (j'aime bien ce genre d'erreur, ça me permet de moins angoisser sur mes projets : rien n'est si grave).
Et aussitôt, bien entendu, c'est le côté sympathique des Français (si si), tous de rire et de s'emballer.

Plus tard j'ai pris le chemin des écoliers pour rentrer en utilisant l'application Michelin réglée sur "le plus court" (Waze ne fonctionne plus du tout. Sa seule obsession est de vous ramener sur les routes sans feu rouge pour aller le plus vite possible. Moi je cherche des rouges ombreuses pour me promener). J'ai donc vu passer les hélicoptères qui doivent venir du sud. Je suis passée devant la mairie de Thiais et dans des quartiers neufs sortis de terre. Travaux du tramway ligne 9. le Grand paris est en train de bouleverser la banlieue; je me demande s'il y a eu autant de chantiers autour de Paris depuis la construction des villes nouvelles dans les années 60.


C. arrive en fin d'après midi avec CS, que j'ai déjà rencontrée au concert Theo & the Hearts et qui entre-temps a acquis le statut de petite amie. Elle nous fait rire en prétendant appeler leurs futurs enfants Marcelle et Job, ce qui horrifie C. Je m'abstiens de faire remarquer que le seul Job que je connaisse est Job Getcha, archevêque des églises orthodoxes russes en Europe occidentale et me contente de commenter que ce sera plus facile à écrire en maternelle que Pierre-Emmanuel.

Nous passons une agréable soirée sur la terrasse, plus agréable que quinze jours avant où il avait vraiment fait trop chaud (j'avais eu peur que cela ne décourageât C. de revenir).
Je propose plutôt Marcellin et Félicien.
— Mes enfants ne porteront pas un nom de fromage!
— Fun fact : le St Félicien est produit à St Marcellin.
(ou le contraire, je ne suis plus très sûre).

CS possède un humour digne de celui de mon beau-père (les blagues pourries!)

J-19. Que boirons-nous ?

J'ai oublié quel vin nous avons laissé au château en septembre. J'ai appelé, M. Lépissier est gentiment descendu dans sa cave pour me donner l'information.

Dans le même temps il m'a donné les coordonnées de la personne à contacter à l'Intermarché à proximité: si l'on fait ses commandes de boisson dans ce magasin, celui-ci propose de reprendre les bouteilles non bues (et intactes) le lundi suivant.

Chaleur

Journée plutôt ratée, il faut le reconnaître, et je le regrette.

Mes beaux-parents voulaient passer pour fêter l'anniversaire de C. qui est venu avec deux amies, Charlotte et Myriam. Nous avons fait l'erreur de déjeuner sur la terrasse et nous n'avons pas tardé à avoir beaucoup trop chaud, sans avoir le courage de rentrer (réinstaller les couverts, etc.)
La conversation est restée languissante tout l'après-midi, Charlotte saignait du nez (j'aurais dû imposer l'eau oxygénée mais je n'ai pas osé), fallait-il jouer aux cartes? pas osé proposer non plus. Tout le monde avait plus ou moins mal à la tête, accablés de chaleur.


Point positif malgré tout : j'ai retrouvé au pressing ma robe grise japonaise que je me désespérais d'avoir perdue depuis avril.
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