Intime conviction

A la façon dont elle tenait ses fleurs, lys blancs et roses rouges, en attendant sur le quai du RER à la Défense, je fus persuadée qu'elle venait de les recevoir, et non qu'elle allait les offrir.

Finalement, ce ne fut pas gênant

En 2000 ou 2001, je dînai à la table d'un homme qui avait dépassé les soixante-quinze ans. Il nous racontait qu'enfant, il était voisin de la tante de Brigitte Bardot (dans l'est, vers Vitry-le-François? Peut-être que je confonds) et que celle-ci se lamentait:
— Elle est bien gentille, Brigitte; mais elle n'est pas bien futée... Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir en faire?

Idéogramme

Lorsque j'écris quelque chose comme

euh...?? Mais bon, lol !!

j'ai l'impression de revenir aux signes égyptiens ou chinois.

Tout cela se ressemble tant

Si ce n'est pas la grippe, ce sont les courbatures dues au ménage (je n'aurais pas dû frotter si fort).
Et cette impression de fièvre, ce n'est peut-être que l'allergie aux produits ménagers (tout ce qui se vaporise...)

Egoïsme

— Je crois que je suis malade.
— Ça va, je n'ai rien attrapé.

Basterds suite

Je suppose qu'on doit pouvoir chercher le nombre de plans qui rappellent d'autres films :
- le début, Sergio Leone ;
- la fin, la voiture parmi les grands arbres de la forêt, Miller's Crossing ;
- le cinéma, ou plutôt théâtre, la rencontre d'Hitler dans les toilettes, la devanture du cinéma après l'explosion : To be or not to be (celui de Lubitsch, bien sûr) ;
- le feu qui dévore l'écran, la cuvette en forêt dans laquelle nous découvrons les bâtards, le café dans lequel aura lieu la tuerie : à identifier ;
- le film ou un film avec Danielle Darrieux ;
et sans doute des films de Pabst.

Ce n'est pas une raison pour filmer en gros plan à vous donner le mal de mer une histoire qui n'avance pas. Once upon a time, c'est le début d'histoires qui vont vite, droit au but.

Tout est fini entre Tarantino et moi

Prodigieusement agacée.

Peut-être que je n'irai plus jamais voir un film de ma vie tellement je me suis ennuyée. Tant de critiques élogieuses pour ça? J'abandonne, je laisse tomber, le cinéma n'est pas pour moi.
C'est quoi, ce truc? Tarantino m'avait déjà énervée avec la pleurnicherie qui termine Kill Bill II («Oh ma chérie, tu es enceinte? Mais c'est merveilleux, je voulais te tuer pour t'ajouter aux cent cinquante deux morts que j'ai déjà sur la conscience, mais finalement je vais te laisser vivre, c'est sssiiiii merveilleux.»)

Mais alors là... N'importe quoi, mais filmé en très gros plan, surtout. A part deux ou trois beaux ténébreux, je ne vois pas vraiment ce qu'on peut sauver de ce film. Seul réconfort en forme de paradoxe, j'ai pu m'apercevoir que les acteurs français jouant dans des films américains sont aussi mauvais que d'habitude, créant autour d'eux, de leurs corps, de leurs paroles, une sorte de vide, de blanc, comme si le temps était ralenti autour d'eux.
Incroyable.
Un moment j'ai pensé que Tarantino parodiait les films français, puis j'ai opté plutôt pour le pastiche. Si c'est le cas, il est vraiment très fort: réussir à faire volontairement du film français....
Pour le reste... nous n'avons pas assez de chair sur le front pour que la pointe d'un couteau puisse s'y enfoncer autant sans rencontrer l'os (je regardais l'image et me tâtais le front, appuyant, appuyant: non, pas assez de chair).

Le Paris imaginaire des Américains.
Les plans du début, cette idée étrange et bonne d'avoir transposé le début d'un western de Sergio Leone dans la campagne française...
Les langues, la façon de justifier les langues utilisées.
Voilà, c'est tout.

Quelques dons

  • aller

- Correspondance à trois voix, Gide-Louÿs-Valéry
- Etty Hillesum, Une vie bouleversée suivie de Lettres de Westerbork
- Jules Supervielle, L'enfant de la haute mer (l'un des deux pour P., je ne sais pas lequel).

  • retour

P. est arrivé chargé de livres. Quelques-uns viennent de la bibliothèque de X., deux de la sienne, vieux compagnons qu'il me cède, soit:
- Novalis, Henri d'Ofterdingen, magnifique coïncidence que cette "Fleur Bleue";
- Elie Faure, Les Constructeurs.

Puis:
- François Mauriac, D'un bloc-notes à l'autre;
- Claude Mauriac, Travaillez quand vous avez encore de la lumière;
- Anne Wiazemski, Jeune fille;
- Paul Valéry, André Fontainas, Correspondance 1893-1945

et :
- Correspondance à trois voix, Gide-Louÿs-Valéry
- Jules Supervielle, L'enfant de la haute mer.

Dyslexie

Chaque matin j'essaie d'entrer dans mon entreprise avec mon passe Navigo.

Chaque soir j'essaie de prendre le métro avec mon badge d'entreprise.

Le parfum de la dame en noir

— Au fait, ce que tu appelles "sentir la maman", c'est du Chanel n°5.

Là-haut

Vu Là-haut pour l'anniversaire de O. (avec O. et un ami).
Pleuré les trois quarts du film, autant aux moments tristes qu'aux moments gais (le moment où la maison apparaît repeinte et pimpante: pouf, en larmes).
Pensé à Matoo.
J'aurais bien regardé plus longuement l'oiseau et les ballons, surtout les ballons. Couleurs qui font du bien.

Film sur tout ce qu'il faut laisser derrière soi, sur tout ce qu'il faut accepter d'abandonner, pour continuer à vivre. Dialectique du rêve: le rêve comme but, le rêve comme obstacle, le moment où il faut savoir l'abandonner pour continuer à vivre, de façon peut-être moins flamboyante mais plus riche, parce qu'on est désormais au-delà du rêve et non plus en deça.

Kermesse de la paroisse II

Après avoir monologué environ vingt minutes sans discontinuer assise à la table d'inconnus venus pique-niquer à la kermesse, une dame se lève :

— Eh bien bonne journée! C'était très agréable de discuter avec vous!


J'ai pensé à Oscar Wilde.

Kermesse de la paroisse I

J'aime cette kermesse du mois de septembre qui me permet d'acheter des livres de poche vieux. J'aime les livres de poche vieux.

Cette fois-ci il y en eut un peu moins que les années précédentes. Une dame m'a tourné autour: «Les romans plus récents sont sur l'autre table...» (Je ne cherche pas des romans. Je ne cherche pas du récent), et comme je regardais les volumes blancs de la collection des prix Nobel: «Oh c'est très bien. Ce sont les prix Nobel... enfin les anciens... Mais c'est très bien!» (Je sais).
J'ai résisté à la pulsion d'acheté le volume de Pontoppidan dont nous parle régulièrement RC (car je ne l'aurais pas lu) et je n'ai pas pris les deux tomes de la Bhagavad Gîtâ parce qu'ils étaient traduits de l'anglais (trois euros).

Donc (je les prends dans l'ordre où ils m'arrivent sous la main):

  • Wodehouse, Sonnez donc Jeeve, pour le lire puis le donner à Tlön. Je l'ai pris à cause de l'édition: la découverte (??);
  • Louis Massignon, L'hospitalité sacrée, à cause de ce site, à cause d'Henri Corbin, à cause de RC (l'hospitalité), à cause de Jean-Yves (la religion et la théologie);
  • Hans Urs von Balthasar, Elisabeth de la Trinité et sa mission spirituelle, encore à cause de Jean-Yves, mais aussi parce que ma prof de philo prépare une thèse de théologie sur Balthasar (la première femme française admise à préparer un doctorat en théologie, je crois (à vérifier));
  • Emile Ajar, La Vie devant soi, parce que j'aime ce livre;
  • Anatole France, L'île des pingouins, grâce à Tlön et à cause du président Damien;
  • Henry de Montherlant, Les jeunes filles et le Maître de Santiago, à cause de RC, mais aussi de mes années de lycée, durant lesquelles j'ai lu beaucoup de Montherlant (le théâtre);
  • Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, parce qu'il était pratiquement neuf, que je ne savais pas si je l'avais et que le projet est de lire tout Nietzsche;
  • Nabokov, Le Guetteur. Un Nabokov que je n'ai pas, et en français. (Pratique. Moins bien, mais pratique);
  • Sacha Guitry, Mon père avait raison suivi de Désiré, parce que Tlön m'envoya un jour de déprime une vidéo géniale;
  • Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique, à cause de Jérémy;
  • Brantôme, Les dames galantes, à cause de RC;
  • Jules Supervielle, L'enfant de la haute mer. Pour l'offrir. Il contient l'un des plus beaux contes de Noël que je connaisse. (Pour Patrick?)
  • Etty Hillesum, Une vie bouleversée, parce qu'il m'est absolument insupportable de voir ce livre-là vendu dans une brocante. Pour Patrick s'il ne le connaît pas (sinon pour Jean-Yves, mais il n'aura pas le temps de le lire);
  • Emmanuel Renault, Ste Thérèse d'Avila et l'expérience mystique, collection "maîtres spirituels". Parce que c'est ma sainte préférée et que ce livre n'est pas trop effrayant.

Onze ans

Onze ans, c'est un peu triste. On n'a pas reçu de lettre de Poudlard, on appartient définitivement aux Moldus.


Trouvé sur le trottoir un stylet de Nintendo DS, petit drame; mais je n'ai aucun moyen de le rendre à son propriétaire.

Désarroi

Durant mes années de lycées, en particulier en première et terminale, je n'allais pas très bien, voire franchement mal (mais comme personne ne paraissait s'en apercevoir (malgré mes 8/5 de tension), je n'ai compris que des années après que j'étais allée réellement mal). J'ai passé mon premier trimestre de terminale à choisir la fenêtre du troisième étage par laquelle me jeter, sans rien dire à personne puisque la rumeur voulait que quand on en parlait, on ne le faisait pas...

Il y avait dans la classe un redoublant, Emm. Rétif, très blond, aux yeux d'un bleu porcelaine (un iris étonnant, composé de mosaïque). Il était toujours gai. Le premier appel du premier cours de philo avait donné lieu à l'échange suivant:
— Rétif, Rétif... Tiens, j'ai un cousin qui s'appelle Rétif!
— Moi aussi.
Eclat de rire général.
On l'appelait Frite.

Un jour, je me souviens de la salle, de la lumière, j'associe ce moment je ne sais pourquoi à l'image de Danton de Wajda qui faisait beaucoup de bruit à ce moment-là, il m'a dit quelque chose, je ne sais plus quoi, je me souviens de tout sauf de cette phrase, et je me suis dit: «Ce n'est pas possible, je ne peux pas leur faire ça.»
Et j'ai continué à aller mal, mais j'ai abandonné mon projet.

L'élève qui s'est suicidé l'autre jour dans la classe de mon fils fait remonter tous ces souvenirs. Lui n'a pas croisé Frite et je suis bouleversée.


(Et quand j'écris ce genre de billet, je pense «Le roi Midas a des oreilles d'âne». Enterrer ici ce qu'on n'ose dire à personne, dans cette illusion que personne ne viendra y voir.)

La célébrité

La célébrité, c'est avoir un rendez-vous dans une gendarmerie et d'être accueillie la main tendue avec un large sourire:
— Je vous reconnais, j'ai vu des photos de vous sur Facebook.

Automne

J'ai vu un vol d'oies sauvages au-dessus de Villeneuve-Saint-Georges.

La blague du week-end

Elle est ressortie hier, j'étais persuadée de l'avoir déjà racontée ici, mais je n'en trouve pas trace. Donc voici :

Marie-Madeleine est sur le point de se faire lapider. Jésus prononce sa célèbre phrase :
— Que celui qui n'a jamais péché lui lance la première pierre.

A ce moment-là, une pierre traverse l'espace et atteint Madeleine à la tête.
Exaspéré, Jésus se retourne et dit: «Maman, arrête de me suivre !»

Bilan

Trois morts cette semaine, deux dans ma société, un dans la classe de mon fils.

Je suis fatiguée.

Projet SLRC: j'ai fini

Le projet commencé le 7 décembre 2007 est fini ce jour, 11 septembre 2009: j'ai repris tous mes billets sur la SLRC.

Reste à savoir si je reprends les documents, pas non plus pérennes.

Abandonnée

La Défense, huit heures du matin. Seule sur le parvis.



Osmose

En ce moment je vois circuler de nombreux d'articles (en français, enfin: on dirait qu'ils ont tous été traduits pendant les vacances!) sur les conséquences d'internet en général et de Google en particulier sur la lecture, l'attention et l'intelligence (sachant que cette dernière est très bizarrement définie à partir des qualités recherchées par les DRH: Dieu me préserve de posséder une intelligence de ce type).

Ai-je tort de ne pas me sentir concernée? Je suis sur internet depuis 2002. Je lis plus qu'avant, j'écris plus qu'avant, et, dernières mutations en date, j'ai le plaisir de vous annoncer un retour de la correspondance manuscrite et des longues plages de lecture (par opposition à la lecture en tranches de vingt minutes).

Pourquoi?
Parce que je féquente des gens qui écrivent et qui lisent, tout simplement. Il en existe sur internet. Parce qu'internet est juste un moyen de les trouver.
En d'autres termes, la pratique d'internet obéit aux mêmes règles que la plupart des activités humaines: ce sont les gens que nous fréquentons qui nous font évoluer.


Obaldia est interrogé par une jeune journaliste "doucement analphabète". Elle lui demande comment devenir célèbre:

— Le meilleur moyen si l'on veut devenir célèbre, c'est de fréquenter des hommes célèbres; si vous voulez être riche, Dany — permettez que je vous appelle Dany —, si vous voulez être riche vous avez intérêt à fréquenter des gens très riches, ça finit par déteindre.
René de Obaldia, Exobiographie, p.345

Entraves

Une vie de fille / de femme se caractérise par un ralentissement du pas : basketts et jeans, on court, illusion qu'il en sera toujours ainsi, mini-jupe et joie des jambes libres, grossesse, on ralentit, poussette, enfant de deux ou trois ans à guider, jupes serrées, talons hauts...
(Ne disons rien des burqas ou kimonos traditionnels.)

Je ne supporte pas les hommes qui encouragent les talons hauts et ne prennent pas la peine de régler leur pas sur le nôtre — ralenti.

Une soirée

Je rentre, tu m'aideras pour mes champs intertextuels?, FB (urgent) (oh, des photos!), mails (oh, un mot de S, un mot de G!), douche, mon araignée apprivoisée n'est pas devant le lavabo, étendre une machine, sortir les poubelles, ranger les manteaux, aller chercher le courrier (oh une carte postale!), le lire, ranger les chaussures, ranger les sacs, vider le lave-vaisselle (pas toute seule), dîner, faire la vaisselle, envelopper le cadeau pour les huit ans de Côme que j'enverrai en même temps que celui pour sa petite sœur née le 30 juin: mais non je ne suis pas en retard.

Je m'endors au clavier. Merveille de l'amitié et de la littérature qui fait que samedi résonne encore. En retard sur tout, comme d'habitude. Tant pis.

Bunker Palace Hotel

Dans la maison de P., il y a une pièce réservée aux bouteilles de whisky, un abri anti-atomique, et sous la terrasse, une longue pièce froide dans laquelle les araignées, saisies vives par les glaces, restent suspendues comme des étoiles blanches dans leur toile.

Les Eglogues à Chartres

  • Aller

- RC, Journal de Travers I et II pour Jérémy
- Jean-Yves Pranchère, L'autorité contre les Lumières pour Patrick
- Sebastian Haffner, Histoire d'un Allemand, pour Patrick
- Recueil de l'académie des jeux floraux, 1993, pour Philippe
- Barthes dans L'Arc
- Melville dans L'Arc, (J.)
- Nabokov dans L'Arc, (J.)
- Duane Michals, (J.)
- Mahler dans L'Arc
- Robbe-Grillet, colloque à Cerisy 1976
- Robbe-Grillet, Projet pour une révolution à New York
- Robbe-Grillet, La maison de rendez-vous
- Robbe-Grillet, Les Gommes, (J.)
- Otto Rank, Don juan et le double
- Perec, W ou les souvenirs d'enfance
- Nicole Lapierre, Changer de nom, (M.)



  • Retour

- André Gide, Les caves du Vatican, donné par Tlön
- Malègue, Augustin, ton maître est là, emprunté à Patrick
- Trackl chez Seghers, emprunté à Patrick
- Barthes dans L'Arc
- Mahler dans L'Arc
- Robbe-Grillet, colloque à Cerisy 1976
- Robbe-Grillet, Projet pour une révolution à New York
- Robbe-Grillet, La maison de rendez-vous
- Otto Rank, Don juan et le double
- Perec, W ou les souvenirs d'enfance

Bouquiniste anglophone

En sortant du bureau, je fais un détour pour passer 17 rue Monsieur Le Prince, où abebooks m'a dit que je trouverai la correspondance Wilson-Nabokov. La librairie est juste en haut des escaliers en face de la rue de l'école de médecine. Je ne l'avais jamais vue.

Dan mon sac:
- Hannah Arendt, Vies politiques (pour copier une citation au bureau, eh oui) ;
- Barthes, S/Z, que je laisse normalement à la maison mais que j'ai pris ce matin parce que j'avais oublié mon "livre de RER" au bureau la veille ;
- Correspondances à trois voix, Gide-Louÿs-Valéry, mon livre de RER.

Brasero

J'aime fumer sous la pluie, regarder ma cigarette se couvrir de tâches d'eau, observer avec curiosité, de l'eau ou du feu, lequel l'emportera pour détruire le cylindre condamné.
Si l'on y ajoute le souffle, je tiens dans ma main trois éléments sur quatre.
Ce n'est pas si mal.

Rentrée

— Tu as choisi quoi cette année pour noter tes devoirs? Un agenda ou un cahier de textes ?
— Je n'ai rien. J'espérais que tu ne me poserais pas la question.

Distance

Demain ma sœur a quarante ans.
J'ai été obligée de téléphoner à ma mère pour vérifier son adresse: elle a déménagé en février (je l'ai appris par hasard en avril) et a négligé de me donner sa nouvelle adresse.

Je me demande si j'ai encore la carte postale jaunie et gondolée envoyée de Corse pour m'annoncer qu'elle s'était mariée civilement un mois plus tôt et qu'elle était enceinte. (Non non, on n'écrit pas que «Je t'embrasse» sur une carte postale).

Elle est comme ça, ma sœur. Je n'ai rien à lui dire, mais ça me fait de la peine (et après tout, ce blog sert aussi à ça).
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