Nous avons fini par voir Les sept samouraïs à Montreuil, où j'ai découvert qu'étaient programmés pour l'été Grease et Les Avengers: yeah!!

Film assez différent de mes souvenirs (un peu lointains) des Sept mercenaires: pas de tension ou de rivalité entre les samouraïs, un aspect farce qui m'a fait songer à Shakespeare.

En sortant, A. exprime son incompréhension devant le geste de la femme de Rikichi, préférant mourir que retourner avec son mari.
— C'est parce qu'elle a honte. Elle a été violée par les bandits, elle est déshonorée.
— Mais pourquoi? C'est pas de sa faute.

De même elle ne comprend pas l'attitude de Shino tout à la fin.

La même me disait il y a quelques semaines à propos de Vacances romaines: «C'est pas un film, il n'a pas de fin, pas de happy end, rien.
— Tu sais, les happy end, il faut les abandonner à partir d'un certain âge. Mais si, c'est une très belle fin, ils ne sont pas du même monde, elle a des responsabilités, elle représente plus qu'elle-même, elle se sacrifie par sens du devoir et conscience de sa place, et lui le comprend très bien, il l'a toujours su.»
Evidemment, je ne l'ai pas convaincue.

Dans le même temps je songe au prince des Asturies et à son épouse et je me dis qu'il ne serait plus possible de tourner Vacances romaines. Est-ce que pour autant mille à deux mille ans de récits sont devenus incompréhensibles?
Ce qui me fait sourire parfois, c'est de me dire que la culture musulmane telle qu'elle subsiste encore aujourd'hui en Occident est sans doute la plus à même à comprendre "naturellement" certains textes de la littérature occidentale.


Pour mémoire:
Appris que la maison de mon oncle était en vente. Encore du passé qui devient définitif. J'en suis très affectée.