Nuit

En terminant vers 23 heures, toujours la petite inquiétude de ne pas pouvoir sortir de l'immeuble.

L'air sent le printemps au dessus de La Défense et je pense à Buffet froid.

Remarques en passant

— Tu ne connais pas Jennifer Aniston !??
(Exclamation après la bande annonce du film Pas mon genre).
Mais il connaît Gigi l'amoroso, il cite Comme un ouragan («J'ai essayé de remonter le RER comme un ouragan») et Simon and Garfunkel.
Drôle d'éducation.

Aviron. Depuis que nous avons changé d'horaire, qu'il fait jour quand je quitte La Défense, je me rends compte à quel point mon bureau est sombre: j'ai l'impression de sortir d'une cave quand je franchis la porte de l'immeuble. C'est pesant à la longue, et ramer, c'est constituer des provisions de lumière.

Longue journée

Et voilà, fini. Pour ceux que ça intéresse, quelques liens, que j'ai sans doute déjà donnés d'ailleurs: le vocabulaire du Nouveau Testament et de la Septante (plus que cela: traductions, tableaux de conjugaison et de déclinaisons, relevé des occurences (grec-anglais)), une traduction que je trouve élégante, la liste des mots les plus courants du NT ainsi qu'un tableau récapitulatif de conjugaison se trouvent ici, et enfin, plus général, du grec classique.

Pour le reste, j'ai abandonné l'IS pour l'instant pour m'attaquer aux tableaux à remplir avant le 30 avril pour l'ACPR.
Cet après-midi j'ai planché sur le classement des titres. Notre portefeuille est minuscule, six à huit titres (mais dix millions tout de même), entièrement composé d'OPCVM. Mais il s'agit de s'avoir si elles sont à revenu fixe ou pas, monétaires, diversifiées, par actions, etc. et de les classer selon cette liste que je ne résiste pas à copier/coller partiellement:

Article R931-10-21 du code de la Sécurité sociale

A.-Valeurs mobilières et titres assimilés :
[…]

4° Actions des sociétés d'investissement à capital variable et parts de fonds communs de placement dont l'objet est limité à la gestion d'un portefeuille de valeurs mentionnées aux 1°, 2°, 3° et 3° bis du présent article, dans les conditions fixées par l'article R. 931-10-35 ;

5° Actions et autres valeurs mobilières, négociées sur un marché reconnu, autres que celles mentionnées aux 4°, 6°, 7°, 10° et 12° ;

6° Actions des entreprises d'assurance, de réassurance ou de capitalisation ayant leur siège social sur le territoire de l'un des Etats membres de l'OCDE. ;

7° Actions des entreprises d'assurance, de réassurance ou de capitalisation autres que celles mentionnées au 6° ;

8° Actions, parts et droits émis par des sociétés commerciales et obligations, titres participatifs et titres subordonnés émis par des sociétés d'assurance mutuelles, des institutions de prévoyance ou des unions d'une institution de prévoyance et des mutuelles, unions et fédérations régies par le code de la mutualité, ayant leur siège social sur le territoire de l'un des Etats membres de l'OCDE, autres que les valeurs visées aux 2°, 3°, 3° bis, 3° ter, 4°, 5°, 6°, 7°, 9° bis, 10° et 12° ;

9° Parts des fonds communs de placement à risques de l'article L. 214-28 du code monétaire et financier, parts des fonds communs de placement dans l'innovation de l'article L. 214-30 du même code et parts des fonds d'investissement de proximité de l'article L. 214-31 du même code ;

9° bis Actions des sociétés d'investissement à capital variable et parts de fonds communs de placement des articles L. 214-160 et L. 214-161 du code monétaire et financier, actions ou parts de placements collectifs relevant de l'article L. 214-154 du code monétaire et financier, actions ou parts d'organismes de placement collectif en valeurs mobilières relevant de l'article L. 214-35 du code monétaire et financier dans sa rédaction antérieure au 2 août 2003 ;

9° ter Parts ou actions de fonds professionnels à vocation générale mentionnés à l'article R. 214-190 du code monétaire et financier ;

9° quater Parts ou actions de fonds de fonds alternatifs mentionnés à l'article R. 214-186 du code monétaire et financier et des placements collectifs mentionnés au III de l'article L. 214-24 du même code ;

10° Actions des sociétés d'investissement à capital variable et parts des fonds communs de placement, autres que celles mentionnées aux 4° et 9° à 9° quater, dans les conditions fixées par l'article R. 931-10-35 ;

Les marchés reconnus mentionnés aux 2°, 3°, 3° bis et 5° sont les marchés réglementés des Etats membres de la Communauté européenne ou des Etats parties à l'accord sur l'Espace économique européen ou les marchés de pays tiers membres de l'OCDE en fonctionnement régulier. Les autorités compétentes de ces pays doivent avoir défini les conditions de fonctionnement du marché, d'accès à ce marché et d'admission aux négociations, et imposé le respect d'obligations de déclaration et de transparence.
Avouons que bien souvent je choisis au jugé et que cela m'amuse. J'ai opéré des choix différents de ceux de l'année dernière pour un ou deux titres (l'année dernière j'étais si en retard que j'avais fini les tableaux à Venise…). En gros, nous sommes en 4 ou en 9 bis. Je parie sur le fait que nous sommes trop petits pour être contrôlés, parce que je m'imagine en train de justifier mes choix: «Alors euh j'ai regardé le code ISIN sur internet, et il m'a semblé que le classement AMF voulait dire que…»

Fin de week-end

Samedi matin : recherche frénétique d'analyses médicales dans les papiers empilés dans deux ou trois endroits. Visite médicale de routine pour le plus jeune.
=> au retour, commencé à classer les piles (le truc, c'est que le classement s'accompagne toujours de réorganisation: c'est donc toujours plus long qu'un simple classement).

Samedi soir: deux épisodes de The Wire qui se déroule à Baltimore. Exactement dans le quartier de Poe, j'en ai peur. Je me souviens exactement de la sensation que nous n'aurions pas dû être là.

Dimanche matin, aviron; dimanche après-midi je me perds en allant, puis en revenant d'Orsay; puis sieste; puis ici un peu désespérée à regarder des photos de cabriolets d'occasion, à glander sur FB et me demander comment prendre pied dans cette semaine avec la version de grecque non commencée et les papiers à classer étalés (au lieu d'être en pile: c'est plus impressionnant) dans la chambre de ma fille que je squatte durant son absence mais qui doit justement rentrer cette semaine sans que nous ayons réussi à lui faire dire quand…

Enquête

Les questions sont ici.

1/ Oui, mais ça n'allait pas très loin et comme je restais impassible cela s'est vite arrêté (à la différence de mon fils qui a pratiquement envoyé à l'hôpital un "petit" (un cinquième lui étant en troisième) qui s'était moqué de son prénom (en fait, il l'a envoyé à l'hôpital, pour examen. L'école a craint que les cervicales ne fussent touchées et a appelé les pompiers. Toute cette histoire était terrifiante (si l'enfant était resté tétraplégique…)).

2/ Non. (Cf la blague de Dieu répondant à un suppliant: «Je veux bien t'aider, mais joue!»)

3/ Oui (j'allais ajouter: «bien sûr». C'est le lot de nous tous, n'est-ce pas?)

4/ Oui. Et le pire est que j'ai le nez sensible, j'éternue très facilement.

5/ Jamais. Pas assez de sens (direction), pas de fil directeur, pas d'intrigue pour soutenir l'intérêt. (Un film doit raconter quelque chose en deux heures. Cela nécessite un contenu et un rythme très particulier que n'impose pas un roman, par exemple (ici, question 9, votre vie est-elle romanesque).

6/ Non. Plutôt l'inverse: j'aurais dû adopter le mode baba cool au lycée, jupes longues et patchouli. (Mais j'étais si timide…)

7/ Régulièrement, régulièrement… Oui, plutôt, entre le sport, les études, Facebook…

8/ Non. Enfin si, je suis reconnaissante de vivre en démocratie et si cela était menacé, je m'investirais aussitôt (je crois: comment peut-on être sûr de ce qu'on ferait/serait en situation de crise?) Mais aujourd'hui, je vérifie simplement que cela fonctionne très mal dans un cadre qui me convient :-/

9/ Plutôt oui, mais pas infernal.

10/ Non. J'avais trop peur d'abîmer mes vêtements et me faire gronder. En réalité, je pense que je n'en aurais pas eu la capacité musculaire. Mais c'était un rêve, tous les héros de tous les livres, eux, grimpaient aux arbres, et j'aurais aimé en faire autant.

Déclarer l'IS

Dans la série "le monde ne cesse de m'étonner", j'ai découvert ce soir avant de quitter le bureau que nous devions télétransmettre notre déclaration d'IS (je rappelle que ce n'est que la deuxième année que les mutuelles 45 sont soumises à l'IS de droit commun, d'où mon inexpérience (l'année dernière j'avais mis la liasse sous enveloppe).

J'ai passé du temps à farfouiller car je ne voyais nulle part l'équivalent de ce que nous saisissons en tant que particulier.
Et pour cause: les entreprises doivent passer par des intermédiaires dont la liste est donnée (à partir de cette brochure, cliquez sur le lien "Solutions TDFC avec saisie en ligne"). Ça ne coûte pas très cher (entre cinquante et trois cents euros), mais j'ai quand même une impression de rackett: comment ont été choisies ces entreprises qui télétransmettent les déclarations? A qui appartiennent-elles?
Et pourquoi cette solution? Pour répartir la charge sur des serveurs variés quand tous les comptables se mettront au dernier moment à remplir leur liasse?

(Ce que j'aime aussi, c'est la copine qui me dit quand je lui parle de mes affres (car je vous raconte la fin, mais il y a eu des étapes): «t'as qu'à donner ça à ton comptable». Oui, enfin, que ce soit donné à n'importe qui, il faut bien qu'à un moment donné quelqu'un fasse le boulot, il ne va pas disparaître en passant de main en main. («Le comptable, c'est moi, je fais tout, sauf le ménage, et encore.»))

Les Confessions de saint Augustin

Il s'est assis à côté de moi à la station Etoile dans le RER A vers 9h10. J'ai d'abord cru qu'il lisait Rousseau, mais non, c'était St Augustin.
Je me suis levée de façon à photographier son visage (à côte de lui, je ne voyais que le livre).


Tess d'Urberville

RER D, vers 9 heures. Je ne l'avais pas vue avant de m'asseoir.


Jardinage

Lorsque ma mère était venue m'aider à jardiner, elle s'était particulièrement occupée de déterrer les pissenlits en m'expliquant: «Il ne faut pas les laisser monter en graines, sinon il finit par y en avoir partout».
Je n'avais pas osé lui dire que j'aimais les boules argentées des pissenlits.
Et maintenant il y en a partout.





Sinon, la raison pour laquelle nous ne tondons pas la pelouse, ce sont ces petites fleurs, des jacinthes sauvages. Je ne veux pas qu'elles soient coupées avant qu'elles fânent naturellement.





J'ai découvert un véritable tapis de petits chênes. Je ne sais pas pourquoi il y en a tant cette année. Cela va être un crève-cœur de passer la tondeuse là-dedans.





Et sinon, tout pousse chez nous. L'érable s'est planté tout seul, je me contente de repousser les branches hors du grillage en attendant qu'il dépasse la clôture.
Le grand prunier est un mirabellier. Le petit donne des quetsches: nous avons dû jeter un noyau un jour, sans faire attention.


        

Quotidien

Une heure et demie de grec, une heure et demie de jardinage. Pris une (grosse) tige du rosier grimpant sur la tête, j'ai mal ce soir. Et le pied n'a pas très bien supporté la station debout si longtemps.
Soufflé au fromage.

Agacé ma mère en refusant de partager son angoisse: «Tu t'es occupée de trouver où dormir pour le mariage d'Alexis?» (dans le Lot le 31 mai). Euh non, on verra au dernier moment, peut-être, sans doute. Au pire nous irons dormir un peu plus loin, nous avons une voiture: «parce que tu comprends, c'est vraiment un endroit paumé, et c'est un week-end touristique».
Un coup de google maps plus tard, il s'avère que c'est à dix kilomètres de Cahors. Mon dieu, mais quelle drama queen.

Samedi saint

Un samedi sans TG, sans marché: dormi jusqu'à 11h (11h11?). La grasse matinée est une rareté pour moi. (Je me souviens des enfants petits, quand je me levais avant eux pour avoir quelques minutes pour moi, pour rien, à boire mon thé en écoutant la radio avant que commence la journée, le grand rush pendant lequel il n'y a pas de temps pour penser).

L'expérience Blocher, parce que c'est le film qui passe à Montgeron. C'est à la fois intéressant et décevant. Il faut dire que l'expérience en question est périlleuse: filmer le chef de file de l'extrême-droite suisse sans parti pris. Mais si l'on ne questionne pas, n'interroge pas, n'est-on pas déjà en train de sympathiser? Et si l'on questionne, interroge, n'est-on pas déjà en train de juger? Comment montrer sans parti pris; est-ce possible; est-ce souhaitable?
Un film qu'il faut sans doute voir — en sachant qu'il laisse sur sa faim.

En sortant, je me demande comment Lanzmann aurait traité un tel sujet.

Enquête

Les questions sont ici.

1. C'est une bonne question. Que cela n'arrive jamais ou que l'on en soit débarrassé… Ni l'un ni l'autre, je crois. De fait je subis une sorte de paralysie qui fait que je crois que ça n'arrivera jamais, ce qui me permet de ne plus rien faire et d'arriver non préparée ou mal préparée au jour de l'événement, ce qui ne fait qu'empirer les choses.

2. Non, sauf les cravates des messieurs (c'est ce qui me permet de savoir si j'ai déjà croisé l'homme en question dans la journée).

3. Non, hélas. J'en ai trop à lire depuis mes cours. Quand le prochain thème arrive, il faut avancer, abandonner ce qui n'est pas fini.

4. Les fleuves loin des centres urbains. Les arbres se reflétant dans les fleuves. Les ciels au dessus des fleuves.

5. Pas vraiment. Une fois. Une grande boucle vers Versailles, à me demander si j'allais revenir à la maison. Le grand devait avoir cinq ans. Une de ces colères si immenses qu'elles sont de la tristesse pure, du désarroi intégral. Mais je ne me souviens de rien d'autre. Une histoire d'anniversaire d'enfants ou de paquet cadeau.

6. Certains parfums (le parfum de l'huile prodigieuse de Nuxe me fait un bien fou). Les hauts talons. Les bas fantaisie.

7. Je la trouve un peu trop douce mais elle plaît beaucoup au téléphone. Je regrette de ne pas mieux la comprendre et la maîtriser.

8. Je n'en sais rien.

9. Non.

10. Oui ! J'essaie d'imaginer où je serais, ce que je ferais en ce moment, si internet n'était pas intervenu dans ma vie. En train de mourir d'ennui en tricotant? Est-ce que j'aurais suivi Hervé à Tours? Est-ce que je me serais investi dans le Secours populaire?
Je ne sais pas.

Le pied bleu

Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est (presque) le titre d'un album de Lucky Luke.

Bon, rien à raconter sur cette journée. Je pourrais vous mettre une photo de mon pied jaune violacé, mais il paraît que c'est moche. (C'est moche).

Donc rien. Je continue Döblin, Voyage en Pologne.

Ah si : j'ai peut-être fait un coup de p*** à quelqu'un de la boîte: ayant reçu un message de la logistique me disant que ma commande serait honorée entre une et quatre semaines et qu'il était inutile de les relancer durant cet intervalle (c'est surtout cette phrase qui m'a agacée), j'ai fait suivre le message à mon chef en commentant que quatre semaines était envisageable, mais que c'était la limite. J'ai mis l'émetteur du message en copie.
J'ai reçu un mail dans la journée pour me dire que ma commande était passée.
Je ne sais pas si je suis contente ou embarrassée. Je ne souhaitais pas spécialement passer devant tout le monde, mais je ne pouvais pas me permettre de prendre du retard. Je ne pensais pas que cela aurait un tel effet.

Selfie en pied

Mon pied dégonfle bien, je suis contente de l'évolution. Je porte une attelle (le mot moderne semble être orthèse) ce qui pose quelques problèmes au niveau des chaussures.
Mais c'est bien, c'est les vacances, il n'y a pas grand monde dans les bureaux et cela me donne un prétexte pour me promener en jean et basketts.

Sauf évidemment qu'elles commencent à être un peu vieilles (printemps 2002) et que cela commence à se voir.


Spécialité régionale

J'ai oublié de transmettre l'info quand je l'ai eue: Niort est la ville des cougars (parole de recruteur qui s'en sert comme argument auprès des jeunes hommes pressentis pour travailler dans les mutuelles niortaises).

Entorse ou presque

Tombée dans la rue en allant prendre le RER. Entorse ou quasi. Je passe à la pharmacie à La Défense. Voltarène en compresse autocollante, c'est tout de même fantastique.
Je boîte si bas que je me laisse convaincre d'aller déclarer un accident de trajet à l'infirmerie (important si je devais être arrêtée plus tard, paraît-il). A quatre heures et demie, radio (les cabinets de radiologie sont toujours aussi désagréables).
Rien de cassé — je gambade presque de soulagement en sortant.

Deux heures à tuer en attendant le dîner des anciens : My Sweet Pepper Land. Chic, il est encore possible de faire des westerns (des easterns), avec un shérif, une institutrice, une bande de malfrats locale, des chevaux et des montagnes déchiquetées (je ne me moque pas: ça fait plaisir de voir ressuscité ce genre éculé). Il me semble même avoir détecté un hommage à la musique de Dead Man dans les moments cruciaux.

Dîner sur le thème de la littérature allemande (sur le principe du book-crossing, si vous vous souvenez). Les gens ne se donnent même plus la peine de donner le change:
— Et c'est facile à lire?
— Ce n'est pas le terme. C'est austère. Moi j'aime bien.
350 pages. Trop gros. (Il s'agit de Voyage en Pologne de Döblin).
Sur les six personnes à table, je suis la seule à jouer le jeu (il faut dire que je viens pour ça (les livres), pas pour copiner ou enrichir le sacro-saint "carnet d'adresse") et à repartir avec Remarque en omnibus (les autres ne prennent rien, ne "cross" rien). Je ne lirai sans doute pas les quatre romans — mais un, je vais au moins essayer.

Oubli

Quatre jours m'ont suffi pour désapprendre à travailler.
Vers la fin de la journée, j'ai au téléphone une dame née en 1939 présentant tous les symptômes de Doris (cf. Le Monde de Nemo). Aucune mémoire immédiate, quarante minutes de conversation. Elle comprend, mais elle oublie aussitôt. Je suis désolée de ne vraiment rien pouvoir faire pour l'aider par téléphone. J'essaie de lui faire noter des points de repère, mais elle oublie de regarder sa feuille…

Nathalie Granger. Mazette. L'absurde sans second degré (ou presque: «Votre machine est une 008». Très tongue in cheek, dans ce cas. Après tout, peut-être que je me trompe complètement). Lorsque je regarde ce genre de film, je ne le regarde pas, j'essaie de reconstituer les spectateurs de l'époque dans la salle (mais bien sûr c'est impossible).

Lisa va retourner à Berlin dans quelques semaines. Je n'ai pas l'impression qu'elle ait été très heureuse, très à l'aise, en France. Il faut dire qu'elle avait des collégiens en classe.
J'apprends qu'il y a une cafétéria tout en haut de centre commercial Sonycenter à Berlin, au-dessus du musée du cinéma, et que de là-haut on domine tout Berlin.
Elle m'apporte un magazine, Fluter, qui est envoyé gratuitement dans le monde entier à toute personne en faisant la demande. C'est un magazine né après la seconde guerre ayant pour ambition d'apprendre la démocratie aux Allemands. C'est un journal d'Etat pour l'éducation politique (en français, ça sonne très soviétique): "Magazin der Bundeszentrale für politische Bildung". Il est très critique envers les excès de la mondialisation.

Elle lit Le Piéton de Paris de Léon Paul-Fargue (en allemand).

Chili

Chili con carne comme au bon vieux temps, il y a presque trente ans. Nous ne voyons pas le temps passer. Beaucoup bu, il faut le reconnaître (enfin, je parle de moi).
Organisé la semaine prochaine par grosses masses.

Killing saison 2, suite. Episodes 3 et 4.

Cuisine

Deux kilos d'oignons et huit poivrons en petits cubes. Cela prend des heures.

Capitaine América: j'ai cru retouver le grand inquisiteur: l'idée que les hommes trouvent la liberté trop lourde à porter et sont prêts à l'abandonner contre la sécurité, mixée aux avertissements de Docteur Folamour.
Cela arrive souvent de retrouver ainsi des transpositions des problématiques de grandes œuvres dans des œuvres grand public. Je suis toujours impressionnée de voir les œuvres américaines poser aussi clairement les questions de fond (manichéen, certes, mais au moins c'est clair): liberté ou terreur? (et ce, sans exposer les avantages de la liberté: en supposant simplement que l'aspiration à la liberté va de soi, ce qui n'est pas faux, mais est-ce si évident pour tous et à tout moment? Pas sûr).
Pour le reste, le film est plaisant, même si Steve Rogers n'est pas mon type.

Enquête

Les questions sont ici.

1. En voiture ?

2. Peut-être. Avant j'aurais dit oui. Depuis quatre ou cinq ans je dirais non.

3. Non. Mais je sais que faire quelque chose de particulier le vendredi soir allonge considérablement le week-end. Mais je ne tire pas de conséquence de ce savoir.

4. Oui. J'en ai ramené une mug.

5. Beaucoup, surtout l'hiver pour aller au bureau. J'ai froid. Il faudrait que je me rachète des robes mais j'économise. Le problème principal, ce sont les chaussures: je redoute de rester debout dans le RER sur des talons hauts. C'est très fatigant.

6. Jamais ! J'ai retenu que nous étions 4% sans la télé (un enfant par classe, c'est courant finalement) et 1% à tricoter dans le métro. Je fais partie des deux.

7. Un systématique occasionnel: bref, le plus souvent possible.

8. Très rarement. Deux fois dans une vie, peut-être.

9. Non, pas vraiment. Il faut être dans le jardin et que le vent soit favorable.

10. Non, heureusement. Je serais très embarrassée pour eux.

Ménage

En fait, il s'agit davantage de tri et de rangement que de ménage. Journée décevante, je n'avance pas aussi vite que je l'espérais.
Vidé l'armoire et jeté une pile de vieux tee-shirts. C'est toujours la même chose, les souvenirs qui remontent avec chaque vêtement, ce tee-shirt offert par l'ex d'un copain dans une maison aujourd'hui vendue…

Vers le soir, j'empile ce qui reste au grenier. Il faudra le trier plus tard, et je ne sais pas quand.

Killing saison 2. Je m'endors, ça ne va pas assez vite.

Jeudi chômé

J'ai pris quelques jours de vacances, d'une part pour me remettre de ma fièvre d'il y a deux semaines (je ne sais pas ce que c'était, mais je n'ai pas récupéré. S'y est ajoutée l'heure d'été, je suppose) d'autre part pour ranger la maison.
Mais en fait, comme j'ai des cours tous les jours à Paris, cela ne m'en laisse guère le temps.

Rangement le matin. Teinture pour cheveux. Je déteste ça, ça m'ennuie et surtout je crains que cela ne m'empoisonne au sens propre.

Je vois Lisa. Elle m'amène le programme de la maison Heine. A noter le 1er mai une conférence sur l'Ukraine, le 27 Faye sur Heidegger (ce qui recoupe le cours d'hier). Ce sont des mardis, je ne pourrai pas y aller.

Nebraska. J'ai rarement vu autant de vieillards dans un film. Sans spoiler, il est possible de dire que d'un certain point de vue ce film illustre que la foi fait advenir les miracles.

Dernier cours d'allemand théologique. Une fois de plus j'ai découvert combien j'étais ignorante. Parfois je me dis que je serais tout de même beaucoup plus tranquille à ne pas bouger dans un coin plutôt qu'à m'intéresser à ce que je connais pas: car à chaque fois ce sont des pans entiers du réel, totalement inconnus la seconde précédente, qui s'ouvrent devant moi. C'est déstabilisant. (Mais comment parvenons-nous à nous comprendre avec si peu de références communes? ou tant de références non en commun? C'est un miracle que je ne m'explique pas (il y a une citation de Nabokov à ce sujet dans la partie commentaires de Pale Fire: "je voudrais que vous vous étonniez que ce soit compréhensible". (à peu près, de mémoire))1.

Vélib. J'attends les compagnons de l'Oulipo devant le restaurant en commençant Béton de Thomas Bernhard. Ça a l'air vraiment bien. N'est-ce pas lecteur qui me le conseillait?

Dîner. Dominique déchaîné parle de cinéma. Je note pour mémoire I want to go home et Week end.

Ce soir deux mauvaises nouvelles, contradictoires: condamnation de RC, élection de Finkie.





Note
1 : ajout du 10 avril 2015 : référence précise ici.

Mercredi

Les journées passent trop vite. J'ai passé la voiture entre les rouleaux du lavage automatique et la peinture du coffre est partie. Vingt-et-un ans et trois cent mille kilomètres. Il va falloir se résoudre un jour à lui dire adieu.

Vu Apprenti gigolo, tout en finesse même lorsqu'il exagère. Ce film tresse plusieurs sujets, la vulnérabilité, la moralité, le fanatisme, la jalousie, l'appartenance («Je n'ai jamais vu cette femme sourire comme ça. Ce n'est pas bien ce que vous faites.») Un sentiment d'inachevé en sortant, mais aussi des pistes de réflexion ouvertes.
Sinon, Sharon Stone vieillit comme Deneuve (je veux dire que les visages vieillissent par famille, et qu'elles sont de la même). Et Woody Allen présente toujours le même amour de New York.

Allemand. Nous évoquons Heidegger un instant (à propos de Dasein, que certains traduisent par "être-le-là", que j'entends musicalement "être le la" (notre prof est contre)). En Allemagne il a été très vite reconnu qu'Heidegger avait réellement adhéré à toutes les dimensions du nazisme, alors qu'en France, un groupe s'oppose à cette reconnaissance en remarquant qu'Heidegger n'a jamais tenu de propos antisémites (cf le récent dictionnaire Heidegger de Fédier). Comme cela correspond à ce qu'écrit son élève juif Löwith qui n'a pourtant aucune raison de le ménager (il était un ami de la famille jusqu'en 1933 pour être ensuite ignoré), je demande ce qu'il en est: en fait, Heidegger n'a jamais tenu de propos vulgairement insultants envers les juifs. C'était plus subtil: il soutenait que c'est le Dasein qui fait l'homme, et que le juif n'a pas de Dasein.

Je rentre en voiture en écoutant les chants écossais de Beethoven. L'émission parle de William Blake et évoque l'un de ses poèmes sur les ramoneurs (des garçons petits qui restaient parfois coincés dans les conduits des cheminées). C'est drôle, je pensais à ce poème justement cet après-midi (un ramoneur sur le quai du RER B). Impossible de me souvenir où je l'ai lu commenté il y a peu.

Réorganisation

Matinée à cataloguer les livres achetés ou reçus depuis septembre. Partie en retard, arrivée en grec en retard. Je fais mentalement un plan de rattrapage pour avoir une chance de réussir à avoir la moyenne à l'examen fin mai. Je suis dans le pur bachotage. Cela fait un moment que j'ai décroché, depuis le subjonctif, à peu près (j'ai fait une erreur que je répète régulièrement: j'ai abandonné mon plan de travail parce que j'ai cru trouver une meilleure méthode dans un nouveau livre…: et j'ai donc abandonné mon plan de travail sans adopter la nouvelle méthode (parce qu'évidemment, à la reprendre au début c'était trop facile, donc j'avais l'impression de ne rien apprendre). Cela m'est arrivé très souvent dans le passé, un manque de patience devant des résultats qui ne se concrétisent pas assez rapidement. Cette tentation de trouver une façon d'aller vite sans travailler le fond… Malédiction!)

La responsable du Cycle C (baccalauréat de théologie en formule "soir" (cycle A pour les étudiants à temps plein en journée)) est venue nous expliquer un réaménagement des huit ans de façon à conserver suffisamment d'élèves dans les cours et les TG. Il s'agit de mailler les promotions N-1, N et N+1 en fonction des cursus:
On laisse de côté la première et la dernière années qui ont des statuts particuliers. Il reste des années qui vont par deux dont on peut imaginer qu'on puisse suivre indifféremment la 1 ou la 2 en premier :
parcours biblique 1 et 2
christologie et ecclésiologie
agir chrétien et xx (je ne me rappelle plus).

Normalement nous aurions dû suivre christologie l'année prochaine. Nous allons plutôt rejoindre les élèves de N+1 (actuellement en christologie) pour faire avec eux l'année d'ecclésiologie (en 2014-2015).
Puis en 2015-2016 nous ferons la christologie avec les élèves de N-1.
Et rebelote pour les deux années suivantes. Ainsi les cours et TG bénéficieront d'une assistance plus nombreuse. Ce projet nous a été présenté d'un point de vue pédagogique (émulation, dynamique de groupe, connaissance des élèves des différentes promotions) mais nous avons tous compris les économies de professeurs que cela représentait.

Cours sur Kant avec une nouvelle professeur. Nous l'avions vue en septembre 2012 (oui, 2012), je ne l'aurais pas reconnue. Intéressante, passionnée. Que puis-je connaître, que dois-je faire, en quoi m'est-il permis d'espérer?, soit la vérité, le bien, le bonheur. (J'ai toujours une fascination pour ces formules ramassées, même si je sais bien qu'il faut s'en méfier — trop simplificatrices).

Déception

Donc conseil d'administration et approbation des comptes.
Puis déjeuner avec le big chef RH du groupe. La question posée met en lumière les arbitrages en jeu: sachant que le groupe n'est plus riche, s'il dégage un peu d'argent à distribuer aux salariés, à quel domaine doit-il de préférence l'allouer: la santé, la retraite, la participation, l'intéressement,…?

Je paie l'IS en ligne avant de partir en congés pour le reste de la semaine et j'ai la désagréable surprise de constater que la feuille de calcul de la CVAE en ligne ne donne pas le même résultat que celui que j'avais obtenu. Je ne comprends pas leur calcul (sachant que la mutuelle bénéficie d'une assiette dérogatoire). Zut, si j'avais su qu'elle existait, j'aurais utilisé cette feuille de calcul dès le début. Sauf que je ne sais pas si elle était accessible avant d'avoir payé l'IS… Bon, je verrai l'année prochaine.

Je rejoins H. et O. au conservatoire. Examen de second cycle de flûte. O. est déjà passé, son professeur et H. sont confiants.
Patatras, échec pour la deuxième fois (l'année dernière il l'avait présenté trop tôt, nous savions qu'il avait peu de chances, la déception était moins grande). Les explications du jury sont du type «trop scolaire», mais le professeur de flûte n'est pas convaincu, limite en colère: «ce sont aussi des choix esthétiques».
Je m'inquiète qu'O. abandonne. A tort finalement, il veut continuer l'année prochaine. Il encaisse bien.

Dimanche

"Fun skiff" le matin (comme du skiff, mais un peu plus large). J'en suis ravie. Un instant il a été envisagé que nous sortions en double, mais l'autre rameuse a réussi à trouver une place en yolette. Comme je m'étonnais discrètement auprès d'un entraîneur de cette préférence pour la yolette, il a répondu: «Ah, les loisirs ce n'est pas pareil, ils recherchent la convivialité, le groupe…»
Je recherche le geste technique parfait. D'ailleurs je suis plutôt contente de moi, je rame aussi vite seule qu'à quatre (il y a un rapport d'efficacité à trouver par rapport au poids du bateau).
Parcouru 11,97 km, soyons précis.
En parlant de geste technique, j'ai le plaisir de découvrir que les sorties hivernales m'ont permis de corriger mon défaut: je ne penche plus à babord.
Maintenant je penche à tribord.
(Blague à part, ce défaut étant beaucoup plus récent devrait être plus facile à corriger.)

Après-midi à zoner, à regarder les interminables épisodes de la saison 1 de Killing. Le genre de série où la fin vous donne l'impression d'être sale dans une humanité pourrie.

Samedi

TG sur Kant dans la matinée. Sur quoi fonder les vérités transcendantales?

En attendant H., je passe à la Procure. Je finis par avoir honte de tous les livres que j'achète et me dépêche de payer avant qu'il n'arrive.

- Jean-Claude Michéa, Les mystères de la gauche. J'aime bien Michéa depuis son livre sur Orwell.
- Judith Butler, Qu'est-ce qu'une vie bonne?
- Charles Taylor, Les sources du moi, pour la dissert de philo, en remerciant Compagnon qui me l'a fait connaître.
- Emmanuel Lévinas, Difficile liberté. Parce que lorsqu'on a un prof lévinassien, il faut au moins citer Lévinas en conclusion, même s'il ne l'a pas donné dans la bibliographie.

Je retourne voir Dallas Buyers Club avec H. qui veut le voir.
— Dieu, aide-moi.
— Mais Il t'aide. J'ai le Sida, papa.
Plus frappée encore que la première fois par l'illogisme absolu qui consiste d'interdire à des gens condamnés à court terme de prendre des médicaments au prétexte que ceux-ci sont mauvais pour leur santé!

Encore une robe. Pas celle que je préférais au niveau couleur, mais la mieux au niveau forme. Or il faut toujours choisir la forme.

Enquête

Les questions sont ici.

1/ Les récits sous toutes leurs formes (livres, films, discussions), mais aussi les objets riches d'une histoire.

2/ Je me voudrais docile (par gentillesse, pour ne pas faire de vagues, ne pas déranger), mais je crois que je suis révoltée. Enfin, imprévisible (même pour moi). Un ami dit «éruptive».

3/ Oh oui. Ne serait-ce que la façon dont je vais mourir. La façon dont je vais me comporter face à mes parents et mes beaux-parents âgés. La façon dont je vais faire face à tout ce qui s'annonce difficile, exocentrique.

4/ Dix ans d'équitation derrière mois. Je pense que je monte mieux que je ne pense !

5/ Non.

6/ Les précédentes. Pas d'anticipation, qui sait ce que l'avenir nous réserve ?

7/ Fidèle mais je préfère en changer: je veux dire que je souhaiterais aller toujours chez le même (par cordialité, courtoisie, etc), mais au bout d'un moment il n'arrive plus à vous changer de tête, il vous fait toujours la même. Alors il faut changer de coiffeur.

8/ Hmm. Plutôt. A vrai dire je ne les écoute pas beaucoup.

9/ Plus vraiment, je crois. Ou peut-être concernant mon caractère. On me dit tant de mal de moi.

10 et 11/ Oui et oui.

12/ Jamais.

Grrrr !!

A huit heures du matin, je découvre un mail du CAC qui a annoté minutieusement les deux rapports que j'ai envoyés mardi soir pour relecture et m'annonce benoitement que «ils avaient vu que les chiffres des plus-values latentes ne collaient pas, mais comme cela n'avait pas d'incidence comptable, ils n'avaient rien dit».

Hem. Certes. Mais cela a une incidence fiscale, les comptes doivent être approuvés en conseil d'administration lundi (le solde de l'IS se paie le 15 avril au plus tard), l'écart aurait pu m'être signalé il y a deux semaines (je me suis trompée de justif, j'ai pointé la valeur des plus-values à fin janvier et non pas fin décembre), et aujourd'hui j'étais en réunion toute l'après-midi. Agaçant.

Enfin bon, la réunion était avec mon préféré, un homme qui a un charmant défaut de prononciation, il sozote.

Coïncidence des vécus

Je vois Hélène à midi, que j'ai rencontrée en Grèce l'été dernier. Je suis souvent surprise du miroir que me tendent les gens: elle se souvient que la première fois que je lui ai parlé, j'ai employé le mot "substrat". Mais dans quel contexte ai-je dit ça, et pourquoi s'en souvient-elle?

— Et ton mari, il est content d'aller en Grèce cet été?
Elle me prend par surprise:
— Euh… je ne sais pas… (J'essaie de dire quelque chose de juste, qui corresponde à ce que je ressens.) Non, je ne sais pas vraiment… Au bout de vingt-six ans, j'ai l'impression de savoir de moins en moins comment il va réagir…
Elle se met à rire de bon cœur.
— Mais pourquoi tu ris?
— C'est tellement rare ta réponse. Les gens veulent toujours avoir une réponse catégorique… Et puis (elle rit de plus belle), rajoute vingt ans, et je ne suis pas plus avancée avec le mien…

Nous nous regardons, et nous rions de bon cœur, stupéfaites par la complexité de vivre ensemble, et que ce soit possible malgré tout, et d'avoir trouvé une occasion de le dire à quelqu'un qui sache de quoi nous parlons.

Porte de La Villette

Du haut du très haut immeuble, je découvre l'immensité verte du cimetière de Pantin. Jean Puyaubert est quelque part là, mais je n'aurai pas le temps d'aller chercher.

Je passe emprunter des cours polycopiés de Jean Greisch. Je commence le Kant de Jaspers. Quel dommage que la lecture terrifiante d'Hegel m'ait éloignée si longtemps de Kant (je veux dire qu'Hegel m'a tant découragée que je n'ai plus jamais essayé de réellement lire un Allemand). Tard, toujours tout si tard.

Epuisée, je dors une heure dans la voiture en attendant O. en cours de flûte.

Trois piliers

Fin des cours avec ce prof. Dommage, je l'aimais bien. Hume.

«Il faut vous y faire, en philo, il y a trois piliers: Platon, Descartes, Kant.» (Cela me paraît trop simple pour être honnête. Mais Platon plutôt qu'Aristote, tant mieux.)
Lui est lévinassien.
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