Cénevières

Visite du château de Cénevières menée par le marquis de Braquilanges. Apparemment il a voué une partie de sa vie à étudier les archives afin d'assoir toutes les anecdotes sur des documents, et celles-ci sont nombreuses. J'en livre quelques-unes en vrac:

Le marquis avait Saint Exupéry pour oncle. (Trois fils d'une autre branche ont également épousé trois filles Saint-Exupéry, sans que l'arbre généalogique permette de savoir si elles étaient sœurs ou cousines.)

Le château existait déjà du temps de Pépin le bref. C'était un château-fort qui fut "modernisé" lorsque le seigneur du château, fait prisonnier à Pavie, revint après plusieurs mois la tête emplie de renaissance italienne.

A l'occasion de dégâts des eaux (la feuille de platane ne pourrit pas dans l'eau, apprends-je, et les platanes de cent cinquante ans perdaient leurs feuilles dans les gouttières et les bouchaient), le marquis a découvert un plafond à la française, puis quelques années plus tard des peintures murales. Le tout est daté du XVIIe siècles, comme les tapisseries de Flandres (j'écris de mémoire, je peux me tromper de siècle, il faudra vérifier sur place).




Il s'agit de Constantinople.

Il existe également une chambre d'alchimie peinte, et le château reçoit régulièrement aujourd'hui encore la visite d'alchimistes (??!!!) Les murs sont peints de scènes de L'Iliade ou de la mythologie grecque.




Ici les armes d'Achille à gauche et Troie en flammes à droite.

Dans la cour en entrant se trouve un temple protestant, devenu la maison du gardien. (Jeanne d'Albret elle-même est venue deux fois pour convertir le seigneur de l'époque. Henri de Navarre était également un habitué du château.) Dans le donjon a été consacré il y a peu une chapelle: c'est qu'il s'est avéré qu'une vieille table de jardin qui servait à prendre le café dans la jeunesse du marquis était en réalité un ancien autel de la cathédrale de Cahors (un deuxième : un premier, déjà un butin des guerres de religion, avait coulé à pic dans le Lot).
L'évêque de Cahors, ami du marquis, lui a laissé l'autel mais a suggéré qu'il lui faudrait un décor convenable. H et moi ne pouvont nous empêcher de penser que l'évêque a finement joué, obtenant une chapelle catholique dans une enceinte où ne restait qu'un temple protestant tout en faisant "cadeau" d'un autel dont il n'aurait su que faire.

Les deux salles sous le donjon sont creusées si profondement que leur température varie de un à dix degrés.

Dans le donjon vivent quatre espèces de chauves-souris. Comme chaque fois que cela concerne son château, le marquis a fait appel à des spécialistes pour en savoir plus.
Des petites chauves-souvis sont nées. L'ensemble accroché au plafond du donjon ressemble à une moisissure géante et épaisse.

Bref une visite passionnée et passionnante.

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Déjeuner à Cajarc, ville natale de Françoise Sagan. Acheté du vin.

A cinq heures, mariage de mon second cousin. C'est toujours un plaisir de voir mon oncle si ému. J'apprends au détour de la conversation que ma sœur vit depuis dix ans avec un homme marié (— Le prochain mariage, ça pourrait aussi être toi. — Il faudrait déjà qu'il divorce!) WTF? Mais qu'est-ce que ça veut dire, qu'il vit avec elle sans avoir divorcé, ou qu'il la voit en cachette (ou pas) de sa femme? Et comment ma sœur fait-elle pour toujours se fourrer dans des situations pareilles? (Je ne lui pose pas de question, je ne les pose qu'ici.) Bouchées de foie gras poêlées sur une plaque brûlante, je ne sais pas combien j'en ai mangé. Il fait beau, c'est inespéré, depuis une semaine mon iPhone m'annonçait de la pluie le samedi.

Les cousins

Il manque le plus jeune: du fait de ses frasques récentes, il s'est éclipsé tôt.

Enquête

Les questions sont ici.
Réponse apportée le 11 mars 2015.

1/ Pas vraiment, mais plus qu'avant (y'a du progrès).

2/ Plutôt oui.

3/ Il est prévisible que je sois imprévisible (donc prévisible? bref, je ne sais pas répondre à cette question.).

4/ Grande question. Pour revivre tellement c'était bien, ou pour tout changer tellement c'était nul?
En sachant ce que je sais aujourd'hui? Tout, depuis mes douze ans environ. (C'est l'option "revivre pour faire mieux".) Sinon, la troisième, les années de lycée, l'hypokhâgne (option "revivre pour mieux profiter").
En réalité, c'est la question à laquelle je me réponds par: «et si tu faisais en sorte de tellement bien vivre du premier coup que tu n'aies pas besoin de souhaiter revivre?» (et donc j'arrête ce billet et je me mets à ma dissert (j'écris mardi 11 novembre 2014, pour mémoire).

5/ Oui. Pratiquement tout. La seule chose que je ne ferai pas aussi bien qu'eux (et plutôt très mal), c'est économiser. Et je m'en veux de savoir que j'hériterai d'eux plus que je ne lèguerai à mes enfants.

6/ Brouillée, non. Eloignée, oui.

7/ Tout le temps. J'estime ne pas avoir fait les mauvais choix une ou deux fois dans ma vie (cf. supra question 4)

8/ Droite, très droite (équitation plus aviron). Mais sans la rigidité d'une danseuse.

9/ Oui. J'ai encore rêvé de ma grand-mère cette nuit (morte en juillet 2001. Et ne parlons pas de Jacqueline (morte en novembre 2004) à laquelle je pense à chaque sortie d'aviron, au moins.) 10/ Oui, quand j'avais les cheveux très courts et que j'étais penchée en avant pour ramasser quelque chose dans une boulangerie. Sinon, impossible, j'ai beaucoup trop de formes.

Nohant - St Cirq Lapopie

Nous partons un peu tard. Nous passons par Nohant, mais trop tôt en revanche : tout est fermé. Nous allons voir les arbres, les tombes. Je passe un peu de temps dans la librairie où je photographie deux photographies de Nadar (1886): Gabrielle Sand et Aurore Loth Sand.





Nous allons voir l'église de Vic (et le monument aux morts).

Nous descendons par le centre de la France, déjeunons à Tulle. Il fait gris, la campagne est belle, mélancolique. Plus nous avançons, plus notre heure d'arrivée s'éloigne. Nous nous perdons, il n'y a plus de connexion pour suivre Waze, nous prenons un piéton sur cinq cent mètres, trempé comme une soupe, il pleut violemment.
Vers cinq heures, nous abandonnons et reprenons l'autoroute afin d'arriver à l'heure au camping de St Cirq Lapopie où nous avons rendez-vous avec la famille et les mariés.

Le gîte est le long du Lot, rive gauche, accessible par une route minuscule. C'est loin de tout. Finalement nous sommes presque en avance : les organisateurs ont beaucoup de retard. Les différents cousins ont pris des mobile-homes dans le camping: dommage que nous n'étions pas au courant, nous en aurions fait autant. Tant pis.
Présentation à la famille de la mariée, je confonds tous les noms et tous les visages. Je suis contente d'être là. J'aurais dû obliger les enfants à venir (mais le coût n'aurait pas été le même).

Château de La Verrerie

Nous descendons dans le Lot pour le mariage de mon second cousin. Je suis heureuse d'avoir l'occasion de les revoir.
Nous passons chez ma tante près de Bourges. Je suis agréablement surprise, elle est vive et enjouée et paraît en pleine forme. Finalement, j'ose à peine l'écrire, elle vit pour la première fois. Mémé est morte, elle est libre.

Je n'ai pas osé lui dire que nous dormions à l'hôtel à quelques kilomètres de chez elle. Nous avons réservé une chambre au château de la Verrerie, un vieux rêve lié aux Stuart.
J'aimerais faire un compte rendu enthousiaste de ce château, mais il me faut être nuancée: c'est un vrai château, des murs épais, de l'ombre, de l'humidité, quelque chose de mélancolique et de triste. Ce n'est pas si facile, cela n'a jamais été facile, de vivre dans un château.
La chambre est royale, ciel de lit rouge profond plissé, photos de famille au mur, étang devant les fenêtres.





C'est émouvant et peu confortable. Ça vaut la peine de venir ici dormir une fois pour se faire une idée, savoir si l'on aime ou pas. Certains Anglais semblent adorer et reviennent chaque année.

Nous allons dîner dans le restaurant à deux pas, minuscule et de très bonne réputation. Tout est excellent, et malheureusement, je ne sais résister au fontainebleau en dessert: j'en aurai une indigestion qui m'empêchera de dormir toute la nuit.

Leibniz et Genet

Nouveau professeur. Il commence tout à trac, sans se présenter:
«Le monde est mauvais. Cette phrase est bizarre, elle n'a pas de sens, car le monde est beau, le monde est merveilleux, le contraire du monde est im-monde. Alors pourquoi…»
Suit le cours. Le prof plane, décollé du réel, tout ce que j'aime. Pourtant je ne peux m'empêcher de penser que défendre un "meilleur des mondes possibles" est forcément pré-Auschwitz, date forcément d'avant cet écroulement de la confiance que l'homme pouvait se porter à lui-même.
Et je crois qu'il aurait tout de même fallu évoquer les travaux mathématiques de Leibniz, je vois le meilleur des mondes possibles comme la limite d'une suite tendant vers le meilleur, cela devient très parlant.

Apparemment, c'est ce professeur qui avait inscrit Karamazov sur notre liste de lectures de l'été car une élève a demandé:
— Et que peut-on lire à la place de Karamazov?
— Vous ne voulez pas lire Karamazov? Eh bien… je ne sais pas, lisez Conrad, Au cœur des ténébres ou Lord Jim… Ou alors lisez Jean Genêt… Je pense toujours à lui quand je viens ici, je ralentis devant le 22 rue d'Assas, c'est l'endroit où il est né. Et je vis à deux pas du lieu de sa mort.

Transparence

Le financement frauduleux des partis politiques, c'est un peu comme le dopage: tout le monde sait qu'il y en a, mais malheur à qui se fait prendre.

Les faits: les épreuves sont telles qu'elles seraient inaccomplissables sans dopage; les sommes nécessaires à une campagne telles qu'elles seraient irrassemblables en respectant la loi.

Arrêter de légiférer et laisser faire ?
Le problème : les athlètes meurent à quarante ou cinquante ans, ce n'est plus une compétition de sportifs mais de pharmaciens; les décisions politiques ne sont plus fonction de l'intérêt général mais fonction des financeurs de campagne, les partis "libéraux" (économiquement) sont naturellement, de par leurs convictions, favorisés.

Solutions ? Pistes à explorer ?

La Voie royale d'André Malraux

RER A, 6 heures du soir à Châtelet. Ses lunettes étaient d'un rouge sombre dont les reflets s'assortissaient à son sac.


De Melun à Corbeil

En ramant. 25 km; j'en ai ramé 21 — à la nage. J'ai mal partout. Je ne comprends pas pourquoi, même à Venise je n'étais pas dans cet état-là — mais je n'étais pas à la nage.





Je me demande à quoi pense les grands sportifs quand ils ont mal. Mon ex-beauf parlait avec admiration de sa chienne qui «n'avait pas de mental» (moralité il lui a bousillé les cartilages à force de la faire courir avant qu'elle ait fini sa croissance).

Une chose est certaine, c'est qu'à partit d'un certain niveau d'inconfort, se concentrer sur le corps (genre méditation) est à éviter. Il vaut mieux écouter le bateau que soi-même.

Les bords de Seine sont magnifiques.

(Remarque : si vous devez passer le permis remorque, passez-le à Cesson, il paraît qu'il y a là une très bonne auto-école pour cela).

Dormi en rentrant après avoir mis le réveil à 19 heures pour aller voter. Cela n'aura pas empêché le FN d'être à 25%. Je ne suis pas surprise, c'était prévisible. Vu qui je connais que je pensais parfaitement "normal" qui a viré FN, tout me semble possible.
Désormais je n'ose plus parler à des inconnus (à la cafétéria, à midi durant le repas au club de Corbeil,…) en partant du principe qu'ils sont forcément anti-extrême-droite, que cela va de soi. Depuis un moment déjà je présuppose l'inverse: qu'ils sont peut-être d'extrême-droite.

Le grec : c'est fait

Examen ce matin.

En fait il n'y a pas vraiment d'enjeu puisque j'ai validé le grec l'année dernière, mais j'aimerais continuer l'année prochaine. Je n'ai pas compris si en troisième année nous traduisions Paul ou la Septante, mais dans les deux cas ce sera plus difficile, car jusqu'ici ma bonne connaissance des évangiles me permettait de pallier mes lacunes.

Le texte de ce matin était difficile, grammaticalement mais aussi théologiquement: une péricope dans laquelle Jésus recommande de se faire des amis avec de l'argent malhonnêtement gagné. C'est le genre de texte dont le sens est si inattendu que lorsqu'on ne le connaît pas par avance, on se dit qu'on est en train de se tromper dans sa traduction. On n'en croit pas sa grammaire.

Par ailleurs gros fail l'après-midi, mélange dans des horaires de salles, deux cinémas d'affilé. Nous avons abandonné, sommes rentrés et j'ai dormi.

Il reste la dissert (de Descartes à Locke) et l'oral de philo (Kant).

Enquête

Les questions sont ici.

1/ Oui, petit déjeuner, train de nuit pour Venise !

2/ Oui, non pour décider que faire, mais pour décider de ne pas faire : en cas de colère, par exemple.

3/ Oui, depuis mon bac. Une boîte de gâteaux secs entière.

4/ Oui, très souvent, c'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle j'aime bloguer: peut-être qu'on ne me comprend pas, mais au moins je ne le sais pas, c'est moins frustrant !

5/ Non, plus maintenant, plus depuis des années, plus depuis que j'ai été très fatiguée (le mot qu'on utiliserait aujourd'hui est: épuisée). Je n'ose pas recommencer. Je redoute de ressentir de nouveau un jour cette fatigue.

6/ Non.

7/ Question difficile. Il y a eu les caddies "d'adultes" (avec plus de yaourts que de cacahuètes…).
Non, sérieusement : le jour où j'ai compris que je devrais un jour m'occuper de mes parents vieux et que je me suis demandée si je serai à la hauteur.
Ou encore: le jour où je suis montée en chaire à la place de mon père à l'enterrement de sa mère (ma grand-mère) parce qu'il était trop effondré pour parler. J'ai compris que les suivants, c'était mes parents, que nous avions tous avancé d'une place.

8/ Plutôt oui.

9/ Seule.

10/ Non. Mais maintenant que j'ai lu cette question, cela m'arrivera peut-être.

Candy crush

Deux hommes d'une cinquantaine d'années bavardent à côté de moi dans le RER.
— Et ton fils ?
— Ah, il doit partir en Suède… Tu connais Candy Crush? Eh bien, ils ont trois centres, Barcelone, Londres et Stockholm; il est pris à Stockholm. Il va faire de l'analyse de bases de données. Tu sais, quand tu joues, tout est envoyé à de super-ordinateurs, ils décortiquent comment tu joues pour améliorer le jeu, pour repérer les tricheries… C'est de l'analyse statistique de comportement.



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Agenda
Le soir, dîner avec les drôles de dames de H.

J'fais c'que j'veux avec mes ch'veux

Mais en fait c'est pas vrai.

En 2007, j'ai trouvé un coiffeur qui m'a fait une coupe au carré à partir de laquelle j'ai réussi à me faire pousser les cheveux, ce qui était une première depuis les années 80: j'ai toujours eu, ou j'avais toujours eu, les cheveux très courts (je me suis dit un jour que, hasard ou inconscient, j'avais laissé pousser mes cheveux une fois que mes seins avaient été réduits (la phrase de Tlön ici était drôle car elle intervenait quelques jours avant l'opération et il ne devait me revoir qu'avec des seins plus petits, mais bien sûr, il ne le savait pas (et non, cela ne s'est pas vu, ou très peu, seules une ou deux personnes qui me connaissaient depuis longtemps l'ont remarqué)).

Depuis, j'ai hésité plusieurs fois à les faire recouper, en partie à cause d'une phrase de "lecteur" qui évoquait cette marque irréversible du vieillissement des femmes, ce moment où « elles coupaient leurs cheveux».

Mais bast, je ne peux pas me promener éternellement avec une frange, ça finit par ne pas faire très sérieux (depuis quand ai-je envie de faire sérieux? en fait je n'en ai pas spécialement envie, mais je ne veux pas non plus que certains c** se trompent sur mon compte).

Bref, cela fait plusieurs fois que j'essaie d'obtenir ma tête d'avant, mais rien à faire, je n'y arrive pas. Mon coiffeur n'en fait qu'à sa tête, à lui. Lui demandé-je quelque chose de si différent de la mode actuelle qu'il n'arrive pas à le concevoir? (ce qui expliquerait que tout le monde ait la même tête durant une même décennie) ou mon visage a-t-il tant changé de forme qu'il pense que c'est une mauvaise idée? ou tout simplement en tant que coiffeur préfère-t-il avoir plus de longueurs pour pouvoir travailler?

J'ai donc tranché dans le vif, et ayant repéré un salon à cinquante mètres du bureau (je ne l'avais pas vu plus tôt depuis deux ans que je suis là), je suis allée me faire couper les cheveux.

J'ai obtenu plus court que d'habitude, plus rond, mais ce n'est pas encore ça.

Votez le 25 mai

- pour lutter contre la montée de l'extrême-droite dans toute l'Europe ;
- pour élire pour la première fois au suffrage indirect le président de la Commission qui représentera l'Union européenne pour cinq ans (jusqu'ici, le président de la Commission était nommé par les chefs d’Etat européens).

Procédure :
- Regardez cette vidéo pour vous faire une idée des candidats au poste de président.
- Accédez aux listes de votre région et tâchez de trouver pour quel candidat chaque liste s'est engagée (ce n'est pas toujours le plus facile).
- Votez.

Un dernier conseil : votez efficace. Les petites listes, c'est amusant, mais les problèmes actuels, c'est l'énergie, le réchauffement climatique et le terrorisme. Amusons-nous ailleurs que dans les urnes.

Jours de congé pour enfants malades

H. a découvert que le droit d'Alsace-Moselle prévoyait qu'un salarié s'absentant pendant un court délai ("un temps relativement sans importance") pour une raison indépendante de sa volonté devait être payé; et qu'il n'y avait pas de limite au nombre de ces absences.
Un avocat consulté a expliqué que les entreprises d'Alsace-Moselle déterminaient une règle de conduite (dans leur règlement intérieur, je suppose) et s'y tenaient (par exemple trois jours par an sans justificatif), quitte à prendre le risque d'un prud'homme de temps en temps.

La réclamation venait en l'espèce d'une salariée travaillant à 80%, donc absente le mercredi, pour un enfant malade. Elle aurait souhaité s'absenter aussi souvent que "nécessaire".
Mon fénimisme s'interroge:
— Mais enfin, l'enfant n'a pas de père?
— Si.
— Et il ne travaille pas en Alsace-Moselle?
— Si.
— Mais alors, si elle prend un jour, lui un, elle ne travaille pas le mercredi, ça fait une maladie de cinq jours, normalement son gosse est guéri, ou c'est très grave.
— Oui mais non, son mari ne peut pas s'absenter, paraît-il.

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En voyant ce matin le numéro de Liaisons sociales, j'ai pensé à elle: voilà la solution à son problème.

Mais j'ai vite oublié cette pensée sarcastique pour simplement rester émue devant cette très belle disposition de loi qui permet de donner ses jours de RTT à un parent d'enfant gravement malade.
La proposition de loi prévoit qu'un salarié peut "renoncer anonymement et sans contrepartie à tout ou partie de ses jours de repos non pris" au profit d'un collègue, parent d'un enfant de moins de 20 ans "atteint d'une maladie, d'un handicap ou victime d'un accident d'une particulière gravité". Les jours "donnés" peuvent être des RTT, des récupérations ou la cinquième semaine de congés payés. Le bénéficiaire garde sa rémunération. Son absence est "assimilée à une période de travail effectif".
Et en cherchant ce soir quelques renseignements, je tombe sur cet article et j'y reconnais bien ce que je déteste dans la gauche. Plutôt que se réjouir de ce que pourront obtenir quelques-uns, elle proteste parce que tous n'y auront pas accès.
La gauche, dans sa passion de l'égalité, a totalement perdu la notion de "faire reculer le malheur", partout où c'est possible, dans la mesure du possible, en attendant de faire mieux.

Ma collègue me racontait qu'elle n'a jamais eu de cadeau de fête des mères: l'instit de maternelle avait trouvé que c'était injuste pour les enfants de divorcés n'étant pas chez leur mère ce jour-là: «Et donc elle a privé tous les enfants pour quelques-uns», concluait-elle.

Un samedi

- TG sur Nietzsche

- Visite du musée Rodin avec Déborah (au bénéfice de Déborah). Double déconvenue : je découvre avec amertume et fatalisme que l'entrée du musée a été adaptée au tourisme de masse, à l'américaine, et qu'une partie du mur d'enceinte a été abattue pour caser une boutique-souvenirs; d'autre part, - La chambre bleue

Enquête

Les question sont ici.

1/ Ah, la tortue dans Le dîner de Babette… Mais non, non. Les livres oui.

2/ Non.

3/ Je ne crois pas. Ça ne m'intéresse pas assez et je ne suis pas assez diplomate. Mais par un concours de circonstances, oui, sans doute.

4/ Trois heures, quatre heures? (C'était une nuit. J'avais ensuite cachée la facture!)

5/ Peut-être pas "beaucoup". Mais s'il y a une fenêtre, sûr, je regarde par. Besoin de me détendre les yeux, le cerveau; je cherche le bleu, le vert.

6/ C'est peut-être trop dire. J'effleure la vie associative par instants.

7/ Oui, sur les pieds, les cuisses, le dos, les marques de l'aviron en train de s'estomper.

8/ Au moral? En tout cas, je fuis délibérément ceux à qui je ne veux pas ressembler.

9/ Le bouton !
Les caractères d'imprimerie.
La montre.

10/ Jamais.

La prisonnière

Ligne 1 entre 16h et 16h30.





Je n'ai pas vu ce que la photo a enregistré : en effet mon angle n'était pas le même, je voyais le jeune homme à hauteur de mes yeux tandis que mon téléphone le voyait à hauteur de mon nombril.
Le livre était l'un des premiers livres de poche.


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Agenda
RV avec O. pour un achat de chaussures aux Halles. La famille fait son show (j'ai honte).
Puis avec C. pour une veste. Nous nous arrêtons au BHV Hommes.
Déborah nous rejoint.

Lapin

Danièle tarde, et pour une fois je n'ai pas de livre. Pour ne pas avoir l'air trop louche à fixer le mur pendant des exercices de méditation, je ferme les yeux.

Aux remarques du serveur plus tard, j'ai compris qu'il n'avait pas l'habitude de voir dormir ses clients vingt minutes droit sur leur chaise.

(Danièle est arrivée avec une demi-heure de retard. J'allais passer commande.)

Il n'y a que deux sujets de dispute dans un couple

Most disputes and other conversations are about two things: do you care about me, and can I trust you. When you argue about putting the toilet seat down or whether we should go to the in-laws’ for Thanksgiving, it’s only partly about those actual things. What it’s really about is this: I care about the toilet seat (or going to my parents’ house for dinner), so can you show me you care about what I care about? If you ignore the other person’s desires (continually leave the toilet seat up when they ask you not to), then you are signaling you don’t care about what they care about. And what it’s really about is, I’ve given you my heart and opened up to you, so can I trust you with it? Will you reject me?

La plupart des disputes et autres conversations tournent autour de deux sujets: fais-tu attention à moi et puis-je te faire confiance?
Quand vous vous disputez à propos de la lunette des WC non rabattue ou de l'opportunité de dîner chez vos beaux-parents pour Thanksgiving, cela n'est que partiellement l'objet de la conversation. Ce qui se joue en réalité est ceci: «la position de la lunette des WC (ou aller chez mes parents pour Thanksgiving) a de l'importance pour moi, alors pourrais-tu me monter que tu fais attention à ce qui est important pour moi?»
Si vous ignorez continuellement les souhaits de votre conjoint […], vous montrez que vous n'accordez pas d'importance à ce qui est important pour lui. Ce qui se joue en réalité est ceci: «je t'ai ouvert mon cœur et je te l'ai offert, puis-je te faire confiance pour que tu en prennes soin? Vas-tu me rejeter?»

Tour d'horizon, pas très sérieux et un peu triste

La fiscalité de l'artisan pêcheur: en fait il faut être pêcheur ET fiscaliste.

Les bras musclés de la prof de grec: je pensais qu'elle faisait du violoncelle, mais cela doit être à force de porter de gros dictionnaire.

Nous avons quitté Kant pour Nietzsche.

Boîter. Plus tu avances moins tu sais.

Maitre Eolas, série de twitts (140 caractères)
A une audience 35bis, une grand mère rom de Serbie placée en rétention disait que ces baraques avec barbelés…
…lui faisait penser aux camps nazis. Protestation du représentants du préfet, colère du président.
Jusqu'à ce que son avocat lui demande de relever sa manche. 6 chiffres tatoués sur l'avant bras.

Pas mon jour

Un syndicaliste m'a fait remarquer que je n'avais pas mon mot à dire en conseil d'administration puisque je n'étais pas élue. Il a raison il a raison il a raison (mais c'est moi qui rédige le procès-verbal, héhé.)

Mail reçu de FB
Titre : Quelqu’un a signalé votre photo pour nudité ou pornographie.
Statut : Cette photo n’a pas été retirée
Détail : Votre photo a été signalée en raison d’une infraction aux standards de la communauté de Facebook pour nudité et pornographie. Étant donné qu’elle n’enfreint pas ce standard, elle n’a pas été supprimée.

Quelques explications pour ceux qui ne connaissent pas FB: il est possible de "signaler" (dénoncer) les photos ou commentaires que l'on trouve déplacés ou illégaux (incitation à la haine, à la pédophilie, etc). FB s'est fait connaître pour son obsession anti-seins, qui l'a conduit parfois à mettre hors ligne des groupes de soutien contre le cancer du sein ou pour l'allaitement (sans compter la mise hors ligne de photos de tableaux de grands maîtres).

Le mail que j'ai reçu indique que quelqu'un a dénoncé ainsi une de mes photos, mais qu'après examen FB n'a rien trouvé à redire à ce que je publiais (le contraire m'eut étonnée). Malveillance, erreur (un clic est vite arrivé)? Je ne sais.

En arrivant le soir devant ma maison aux volets clos, je réalise que je n'ai pas mes clés. J'attends un instant dans la voiture puis je vais chercher de l'essence (toujours ça de fait) et O. à la gare: lui a ses clés (j'en suis sûre car nous sommes partis en retard ce matin parce qu'il les cherchait). Lorsque nous revenons les volets sont ouverts, C. était à la maison tandis que j'attendais dans la voiture.

Courances

La famille qui possède le château a prêté du terrain pour le rassemblement des scouts de l'Essonne (deux mille enfants de 6 à 22 ans).
J'ai été chargée d'une mission dans la matinée que j'ai acquitée tout de travers, en commençant déjà par arriver en retard (mais moins que l'évêque, donc ce point-là fut sans conséquence).
Et j'ai pris la pluie en rentrant (trempée comme une soupe sur le trajet du parc à la voiture.)

Ces rassemblements sont toujours aussi impressionnants d'organisation. Voici une photo d'un hamac vertical. Je ne l'ai pas essayé mais ç'avait l'air pratique pour s'allonger à demi un moment.




Courances possède de magnifiques jardins irrigués par un système de bassins communicants. Il y a quatorze sources dans le parc.
(Pas de carte postale, avis à tous ceux à qui j'en "dois" des dizaines: la boutique était fermée. Mais j'ai pensé à vous.)

Zoologie et botanique

J'ai téléphoné à A-C, j'ai téléphoné à ma mère.

Appris à cette occasion que les tortues (terrestres) mangeaient les limaces et les escargots (coquille incluse: «Ça doit être bon pour elles, ça leur apporte du calcium.»
(Elle a deux jeune tortues terrestres — ce qui est illégal, je crois, l'espèce est protégée. Mais protégées par ma mère, elles ne craignent rien, si ce n'est un excès d'équilibre dans leur régime alimentaire.)

Fait des beignets d'acacias pour la deuxième fois depuis les débuts de ce blog. Un peu déçue, ils n'étaient pas très parfumés.

Enquête

Les questions sont ici.

1/ Non.

2/ Leur vie ? A fuir. Et pourtant je partage leurs valeurs de vie de travail, d'attentions envers les plus faibles, de règles un peu rigides déterminant "ce qui se doit" et "ce qui ne se doit pas". Mais leur sens du devoir n'a rien d'heureux, de libératoire, il est sous le signe de la tristesse. Un ami disait «nos parents n'ont pas appris à être heureux».

3/ Oui. C'est la plus chaude, la plus lumineuse. C'est l'endroit le plus agréable pour moi qui n'aime pas les fauteuils mous.

4/ Non, sauf mon merle préféré.

5/ Non. Je trouve si bête, si peu convaincant, de leur dire «J'aime beaucoup ce que vous faites», et plus c'est vrai, plus il me semble que c'est indicible.

6/ Je ne sais pas si c'est la plus ancienne. La mère, la femme de mon oncle, ma grand-mère paternelle, et moi debout. Une photo en noir et blanc, dans l'entrebaîllement d'une porte-fenêtre. Quatorze mois? Sans doute à Orléans, à la Source, dans la chambre d'étudiant de ma mère. Je n'ai compris que très tard, à vingt-trois ans passés, tout ce que pouvait représenter cette photo, cette visite des femmes du côté paternel à ma mère, à propos de qui cette grand-mère avait dit à mon autre grand-mère (la mère de ma mère): «quand on a des filles, on les surveille».

7/ Je ne sais pas ce que cela veut dire. Rêvasser en fixette pendant deux semaines? (c'est bien cela, "tomber amoureux"?) de temps en temps. Plus, non. Je n'y crois pas assez.
Je me souviens d'une phrase de César et Rosalie parlant de chaussettes, disant quelque chose comme «ça se termine toujours par repriser les chaussettes»; bref, assurant la prégnance du quotidien sur les sentiments romantiques.

8/ Non!

9/ Oui et non: oui, à tout ceux que je croise (par politesse, pas parce que je les connais), mais non, je ne croise pas grand monde.

10/ Non. Pas d'idée, pas de goût pour le coiffeur (pas de coupe qui doive s'entretenir, la flemme), et un gros épi sur le devant !

En pointe

Ramé en pointe, c'est-à-dire avec une seule rame. C'est l'armement traditionnellement réservé aux garçons, il est plus puissant avec une rame qui fait presque un mètre de plus que les pelles de couple.

Je suis babord : aussi maladroite à tribord que si je n'avais jamais ramé.

Conduire une hybride

La nouvelle voiture de H. est une hybride. Boîte automatique, ça me rapelle les Etats-Unis. Mais la différence (de taille) est qu'elle démarre via le moteur électrique, donc silencieusement, et surtout, qu'elle s'arrête silencieusement: non seulement il faut se rappeler qu'une automatique ne peut pas caler, mais en plus, que ce n'est pas parce qu'on ne l'entend pas qu'elle a calé (au feu rouge, par exemple).
Pour le reste, c'est assez amusant, H. me dit qu'à la longue on se prend au jeu à tenter de ne pas faire redémarrer le moteur à explosion.
L'autre défi est de ne pas tuer de piéton: ce serait assez facile, car eux non plus ne nous entendent pas.

Plus tard :
— Sérieusement, tu veux vraiment un coupé deux places? Parce que cela ne me paraît pas très raisonnable…
— Oui je sais, avec les enfants… Mais après ce ne sera pas raisonnable à cause de nos parents, et après je serai trop vieille. Mais on peut aussi avoir un cabriolet quatre places en attendant.
(Je ne lui dis pas que je songe sérieusement à la Volvo C70 (évidemment, pour qu'elle ne soit pas trop chère il faut la prendre vieille et il s'est déjà fichu de moi la dernière fois que je l'ai évoqué en passant: «Ah mais oui, bien sûr, comme la voiture de 1993 commençait à être vieille, j'en ai pris une de 97». Rires des enfants, et il faut bien convenir que ce n'est pas d'une logique extrêmement rigoureuse. Mais il y a dans tout cela des rêves d'Amérique et de road movies, de vieux rêves, qui viennent de loin.)

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Agenda:
Grec, marché, ris de veau, et sinon vraiment perdu tout mon temps sur FB.
Pas téléphoné à A-C, pas téléphoné à ma mère, pas répondu à Aline. (Les trois tâches de la journée: fail.)
A retenir, cette jeune fille en rollers et la roue du futur (je pense).

Parfois je suis fatiguée

— Trois mariages en deux mois, c'est pas mal.
— C'est bizarre, on n'est pourtant pas l'année du dragon.

WTF ??

Journée calme

Jardinage, grec.

Tandis que je pioche et bêche, j'entends des cris d'enfants dans le jardin d'un voisin. Je n'arrive pas à déterminer s'il s'agit de foot ou si un père fait répéter des katas de karaté…

Question: si les invités (qui ne nous connaissent pas) de nos voisins (nouveaux venus) se garent devant chez nous, faut-il en déduire que l'aspect de notre jardin laisse à penser que nous sommes bienveillants, ou que nous ne méritons pas que l'on s'inquiète de nous? (Je précise que le trottoir en fasse de chez nous reste vide).

Enquête

Les questions sont ici.

1/ Rarement. Mon trouble du langage n'est pas celui-ci, mon trouble du langage consiste à ne pas trouver mes mots, à m'interrompre au milieu de la phrase, à sauter d'un sujet à l'autre par associations d'idées (mes proches disent qu'il faut un décodeur pour me suivre), à remplacer un mot par un autre de façon aléatoire ou parce qu'ils ont un son en commun. Mon cerveau fait des sauts, surtout quand je suis fatiguée. Je suppose que ce trouble doit avoir un nom.

2/ Un peu. Mais je peux m'en passer.

3/ Une paire de boucles d'oreilles achetée à Mycènes. (Mycènes! Clytemnestre! Agamemnon! Electre, ma préférée!)

4/ Oui et non. Cela fait partie des livres que je n'ai pas envie d'ouvrir et que je ne sais pas refermer.

5/ Oui. En cinquième, la prof de biologie voulait relâcher une couleuvre, je lui avais dit que je m'en chargeais. Je l'avais emmenée dans une boîte de polistyrène (! quelle drôle d'idée) que j'avais entrouverte en cours de sport. La couleuvre s'était échappée dans le vestiaire. Je l'avais rattrapée à mains nues pendant que les autres hurlaient et elle m'avait mordue. Pendant deux à trois semaines je m'étais demandé (j'avais attendu) quelle maladie elle avait pu me transmettre.

6/ Je ne me pose pas cette question car j'ai l'impression que les éloges n'ont pas grand rapport avec moi, mais avec la marotte des gens qui en font: marotte de faire des éloges (par automatisme de nanager ou de séducteur), marotte de faire mon éloge (marotte de qui est entiché de moi). Par conséquence je ne prends pas les faiseurs d'éloges suffisamment au sérieux pour juger du bien fondé de leurs compliments.

7/ Euh. Voyons voir… Un gâteau avec les voisins et un fauteuil à bascule tapissé main.

8/ Oui hélas. Je n'entends pas le rythme. Je ne peux pas danser, c'est une grande frustration. Ma voisine (voir ci-dessus) qui est prof de claquettes assure que cela s'éduque, mais elle arrive dix ans trop tard. Je ne vais pas me consacrer à ça maintenant, j'ai d'autres priorités.
Mais parmi mes regrets d'enfant, il y a celui de ne pas avoir pris des cours de rock à douze à quinze ans. J'étais d'une timidité maladive (qui se voyait peu, que je cachais bien, dont peu de gens appréhendent la profondeur aujourd'hui encore) et j'imaginais que tout le monde savait danser sauf moi. Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris que tout le monde avait appris en pratiquant, qu'on ne se réveillait pas un matin en sachant danser (sauf quelques génies, comme d'hab).

9/ Sans doute que oui, mais pas de la manière dont on l'entend habituellement: je me moque d'avoir mauvaise réputation, mais je veux que ce soit justifié! Autrement dit, je n'ai pas envie qu'on m'attribue des choses fausses.
Les enfants citent à mon propos la chanson de Linda Lemay J'veux pas de visite: «Que les enfants demandent à leur mère "Est-ce-que c'est vrai qu'c'est une sorcière?"».
Par ailleurs, dans certaines circonstances, je pense à Rhett: «A condition d'avoir suffisamment de courage — ou d'argent— on peut vivre sans réputation.»

10/ Non!

Moins de gloire et plus de plaisir

Un peu de grec, un peu de rangement, et surtout les trois pièces de théâtre données cette année par l'école autour d'Arlequin, en reprenant la tradition de fantaisie de ce théâtre burlesque:

- Arlequin poli par l’amour de Marivaux : «Quand une femme est fidèle, on l'admire; mais il y a des femmes modestes qui n'ont pas la vanité de vouloir être admirées. Vous êtes de celles- là; moins de gloire, et plus de plaisir; à la bonne heure!»;
- Arlequin empereur dans la lune d’après Nolant de Fatouville, ou comment marier quatre jeunes filles (avec un clin d'œil aux anciens élèves qui a ravi la salle;
- Arlequin serviteur de deux maîtres de Goldoni, dans une mise en scène qui n'a pas craint de s'inspirer du plus comtemporain (allons, plus de spoil possible: le pastiche du film Titanic était à mourir de rire (et A. de dire le lendemain au petit déjeuner: «j'ai bien cru qu'ils allaient se retrouver à poil sur scène!» (oui, la salle s'est demandé ce qui se passait, sans y croire, mais en le voyant pourtant).

Bref, beaucoup ri.

Devinette

Quelle est la différence entre une racaille et un scout ?









La racaille nique ta mère









Le scout monte ta tænte.
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