mercredi soir

Il a fallu à nouveau faire appel à l'informaticien qui était venu mettre à jour Ciel compta le 18 décembre: il n'a pas fait le travail jusqu'au bout et nous avons de nouveau des messages d'erreur. Ce type m'agace par sa lenteur et sa façon de ne pas prendre en compte ce qu'on lui dit; d'autre part, et c'est plus rare (et je l'avoue avec un peu d'embarras), il me répugne physiquement. Quand il a terminé et qu'il est parti, je nettoie tout derrière lui au produit désinfectant, le téléphone et le clavier.

A midi, je l'abandone pour aller ramer, me disant qu'il travaillera peut-être mieux seul, car nous nous portons réciproquement sur les nerfs.
Quatre : Thibaud, Florent, moi, Marie-Françoise. Conseil : ne pas rentrer le menton au dégagé.

Je ne suis pas allée voir la pièce de Benoît.
Nous avons eu une discussion autour de l'APB (admission post-bac), pour souligner à la fois que les prépas, c'était l'horreur, mais c'était passionnant (j'ai découvert au cours de cette discussion que la pulsion qui me faisait dire «si on me le proposait, j'y retournerais tout de suite» a disparu: sans doute grâce à mes études et à Cerisy). Je suis contente d'avoir réussi à arracher H. quelques instants à ses préoccupations pour qu'il consacre quelques minutes au cas d'O. J'ai toujours peur que nous ne nous occupions pas assez du petit dernier, qu'il se sente (qu'il soit) négligé.

Nuit blanche de H. pour le boulot (rencontre américaine demain). Cela n'était pas arrivé depuis des années (à une époque, c'était quasi son mode habituel de fonctionnement).

Western

En préparant un voyage en Espagne, j'ai fait une recherche sur les lieux de tournage des westerns spaghetti. Je voyais cela beaucoup plus au nord, mais c'est en fait dans les environs d'Almeira, dans le désert de Tabernas.

J'ai trouvé des explications détaillées dans un dépliant (la seconde partie est en anglais).
Je suis surprise de constater que le troisième Indiana Jones a été également tourné ici, sans doute parce qu'une partie se déroule à Venise, donc qu'il était plus simple de venir ici que de retourner aux US.

Apparemment il y a des fous pour jouer à des jeux de rôle grandeur nature, mais sans chevaux.

Paroxysme

— Il était bôô, ce garçon, un profil grec… C'est bien simple, pour Mardi Gras, il est venu simplement avec une serviette.

Dimanche

Sortie en quatre. Franck, Sylvie (débutante de l'année), Florence, moi.
Pas de vent, pas de courant, il ne fait pas froid. Je n'ai pas ramé de la semaine et je sens les cuisses qui menacent de crampes.
Plus tard, je m'apercevrai que je me suis écrasé le pouce gauche: il n'est plus que fourmis, comme des dizaines de pointes d'aiguilles.

Nous avons si bien ramé que j'ai oublié de prendre une photo.
Photo quasi en face du club, en attendant que se libère une place au ponton.



Après-midi en famille, avec mes beaux-parents. Un peu dur pour moi, pas de sieste, pas de douche avant tard l'après-midi (car je suis rentrée au moment de se mettre à table).
Couture. Huit boutons de caban et le talon d'une de mes cuissardes.
Grève encore demain, grève également mardi (mais mardi, sera-ce une grève de RER? pas clair) Demain, lever à l'aube pour aller prendre le RER A.

Une soirée IRL

PL, une vieille connaissance de la SLRC (l'une des dernières, en fait, avant que tout ne s'éteigne — 2009, me dit-il), venait à Paris et cela a donné lieu à un dîner réunissant des blogueurs historiques et des facebookiens, différence qui ne marque qu'une présence sur le net plus ou moins longue, et donc finalement, au bout de dix à douze ans, une tranche de vie conséquente (le temps de voir grandir les enfants, ai-je envie de sourire dans ma barbe), tranche de vie partagée serait trop dire, mais tout au moins effleurée, approchée.

Cinéma, livres, Pléiades (détournement de), Larzac, amitiés et discordes, Lacaniens et Freudiens, musée Jacquemard André, éclats de rire.

Une seule photo, que j'enlèverai si elle dérange:

Stage

J'avais répondu trop tard pour une inscription pour un stage d'aviron dans le Jura: il vient d'y avoir un désistement et on m'a proposé la place. Yess!!! (Maintenant, il faut que je retrouve les dates. Trois jours à ramer dans le froid, il faut être fou. Je suis contente.)

Et sinon, nous allons avoir un jardinier cette année. Si nous voulons revendre cette maison à moyen terme, il faut commencer à la remettre d'aplomb. C'est dommage de faire des travaux pour partir…

Réunion parents-profs

La dernière, là encore. Le prof d'informatique nous a posé un lapin, ce qui m'a agacée car nous aurions pu avoir un RER plus tôt.

O.: élève intelligent, ouvert, curieux, «qui lit beaucoup» (ôÔ ?? il a surpris le prof d'histoire parce qu'il connaissait les trois lois de la robotique d'Asimov. Cela ne me paraît pourtant pas un grand titre de gloire… (cours d'éducation civique, sujet "l'homme transhumaniste"), qui se laisse vivre, aux résultats moyens…

Je suis ennuyée. Je suis ennuyée parce que H. veut que O. aille en math sup, et ça m'ennuie que ce soit son père qui décide ça à sa place, d'un autre côté, c'est sans doute ce qu'aurait choisi spontanément O. (mais dans ce cas, je devrais être ravie et pas ennuyée: ce n'est pas logique. C'est que j'ai un doute: comment savoir vraiment ce que veut O.? Mais veut-il quelque chose? sans doute pas. Je lui ai conseillé, s'il ne savait pas "ce qu'il voulait faire" (entre guillemets, car cette expression m'a toujours paru stupide et effrayante dans son déterminime et sa fermeture), de déterminer au moins ce qu'il ne voulait pas faire, ce qui est plus facile et très important).


Le film d'hier me court dans la tête. Finalement, c'est la version américaine de L'Idiot. C'est sans doute la métaphore de la construction qui s'écroule (les hypothèques pourries vendues dans des produits notés triple A) qui a facilité le rapprochement, mais le film russe démontre la corruption, le film américain la fraude et la collusion entre ceux qui s'en mettent plein les poches. Et le "petit peuple", les gens de base, sans doute pas bien malins ni très recommandables mais néanmoins des êtres humains, paient les pots cassés.
Huit cents personnes dans l'immeuble russe.
«Vous venez de parier contre l'économie américaine. Un point de chômage en plus représente quarante mille morts.» Pour l'Amérique.
Ajoutons la Chine, l'Islande, les "PIGS" comme s'appellent eux-mêmes les Grecs (Portugal, Italie, Grèce, Spain), etc.

Cabinets d'audit, agences de notation et vieille rancune

The Big Short à La Défense. J'avais préféré Margin Call, à voir avant Inside Job. En fait, j'avais compris très tôt le mécanisme de la crise grâce à mes "petits déjeuners de la finance" expliqués par des banquiers (je retrouverai la date dans ce blog: en 2008, sans doute, quand je travaillais encore à la doc).

J'attendrai le reste de ma vie la chute d'une agence de notation, n'importe laquelle. Et ce jour-là j'arroserai ça à rouler sous la table.
Ça peut arriver. Après tout, Andersen est bien tombé. (Comme il est difficile d'expliquer à quelqu'un qui n'est pas de ce monde-là la haine que suscite, que suscitait, en moi ceux qu'on appelait les "big six" (Arthur Andersen, KPMG, Ernst and Young, Coopers and Lybrand, DTTI (ex-Touche Ross), Price Waterhouse), ceux qui nous courtisaient à la sortie de Sciences-Po, et que, rien qu'à voir quels étudiants ils attiraient — les plus prétentieux, les plus méprisants, les plus imbus de leur personne — je savais qu'ils étaient, qu'ils seraient (dans mes années professionnelles à venir) mes ennemis héréditaires. (Et cette intuition s'est confirmée: gens inutiles pleins de morgue payés très cher brassant beaucoup de vent — il aura fallu attendre V., élève dans ma promo à l'ICP et associé de l'un de ces grands cabinets, V. si réservé, aimable, prévenant, (le prince de la gougère au fromage) pour que je me dise que peut-être, il y avait quelque chose à sauver dans ce monde que je méprise (quelle est la phrase, déjà? «Certains rêvent de penthouses, de grosses voitures et de strip-teaseuses, d'autres de chalets isolés qui leur permettront de ne jamais croiser les premiers»)).

Phrase à retenir du film: «Ils ne sont pas stupides, ils s'en moquent. Ils savaient que les contribuables paieraient les pots cassés.»


Sans rapport et sans transition:
Ce matin, j'ai cherché quelques auteurs à télécharger sur mon téléphone, des auteurs pour la plupart libres de droits (je choisis des œuvres complètes entre un et trois euros, parce que tout travail mérite salaire). C'est amusant de constater ce qui m'est venu à l'esprit (en choisissant les langues que je lis: français, anglais, péniblement allemand):
- Berlin Alexander Platz (en allemand)
- Derrida par Peeters (lors d'une recherche sur Derrida)
- Tristam Shandy
- The Golden Bough
- De l'origine des espèces (Darwin en français)
- Tout Dickens, tout Swift, tout Carroll, toute la poésie de TS Eliot, Ulysses, Don Quichotte dans la traduction récente, les Mémoires de St Simon en deux tomes, tout James, tout Wilde, tout Poe, tout Baudelaire, tout Rimbaud, tout Chateaubriand, tout Proust (ou presque: pas Jean Santeuil et deux œuvres non libres de droits), tout Flaubert.

C'est un vertige que tout cela prenne si peu de place. Mon téléphone me devient très précieux, je le contemple avec respect: ce n'est pas possible (trois ans plus tard, elle comprit ce qu'était un iPhone… (mais enfin, qui ici a vu en 1989 un informaticien excité comme un pou à l'idée de posséder un disque de 60 Mo? J'ai quelques excuses à ne pas m'habituer. L'évolution a été proprement phénoménale.))

J'avais déjà téléchargé tout Hugo et tout Verne, Moby Dick, tout Kafka, Apologia pro Vita Sua et Balzac au compte-goutte (je le lis sur mon téléphone dans la journée, et le soir je lis les introductions et les notes dans la Pléiade.)

Vivrai-je assez longtemps? Curieusement, il me semble que je dois pouvoir tout lire. Pour la première fois, ça me paraît possible. (J'ai oublié Homère.)

Il me manque les Russes, des Russes. Mais je ne lis pas le russe. Et Tabucchi.

Seine

Une photo des abords industriels plus près du club, pour changer. Gris sur gris.

Galette

Une élève a apporté de la galette des rois et du cidre en cours de grec.

Fuite en avant

Je commence à me dire que ces cours étaient une erreur. Tout préparer dans la précipitation en lisant le dixième du nécessaire accentue l'impression d'imposture.
La prof est partie dans la narratologie genre hypokhâgne, «le programme du projet narratif est une herméneutique dans un double mouvement d'anabase/katabase»; ce n'est pas désagréable mais elle ne connaît pas l'art de répéter trois fois la même idée sous trois formes pour nous donner la possibilité de prendre des notes; non, elle dicte littéralement son cours. Nous en sortons hébétés, hébétude redoublée (katabase) pour ma part en apprenant que l'oral est prévu le 6 février.

Le 6 février? en casant l'examen de grec 3 mardi en huit et idéalement une rencontre avec ma tutrice avant les vacances de février… (mais cela a-t-il un sens de voir cette tutrice après l'oral? mais avant, pas le temps de préparer.) Finir le Balzac en cours (je devrais l'abandonner en me promettant de finir plus tard, je sais), lire St Jean, l'article de Culpepper, le livre de Devillers… En trois semaines? Impossible, je n'ai pas cette discipline, je sature, je finis toujours par papillonner.
Essayons malgré tout.

J'ai l'impression de foncer dans les sous-bois tête en avant comme un sanglier effrayé. Fini l'espoir de tracer de jolis sentiers rectilignes.


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Par ailleurs, impossible d'appeler "bonheur du jour" le plaisir sadique que j'ai eu à aller m'asseoir en face du chef comptable (de niveau quasi cadre supérieur) qui depuis 2013 met six mois chaque année à nous régler cinq cents euros après de multiples relances (il s'agit de refacturation intra-groupe). Je lui ai apporté un double de mes deux factures (huit cent dix euros tout compris), je me suis assise et j'ai attendu.
— Il va me falloir un peu de temps.
— Prenez le temps qu'il vous faudra.
Quarante-cinq minutes. Quarante-cinq minutes en silence à regarder la nuit tomber dans son dos, deux drapeaux claquer sur une grue au loin, à penser à KungFu et petit scarabée. J'ai estimé que sa fenêtre donnait au sud. Quarante-cinq minutes pour régler deux factures.
— Maintenant cela ne dépend plus de moi. Il faut une double signature.
— Qui signe? Je peux leur porter le parapheur.
— Je ne sais pas…
— Je peux voir votre procédure?
— Si vous ne me croyez pas…
Il se lève, m'entraîne dans un bureau adjacent, interpelle un collègue:
— Tu peux expliquer à Madame xxx qu'il faut deux signatures?
— A partir d'une certaine somme, cinquante mille euros, il faut une double signature, enchaîne le collègue accommodant.
— Il s'agit de huit cent dix euros, fais-je remarquer d'une voix atone.

En partant, je le fixe dans les yeux et remarque à mi-voix: «quarante-cinq minutes pour huit cent dix euros, je ne connais pas votre salaire mais c'est cher payé.»

Première sortie de l'année

Pas sortie depuis trois semaines. Ampoule à vif à gauche, dans la pliure du pouce sur la paume (bizarre).
Double scull chaotique avec Véronique et malgré tout pas désagréable. Vent, bruine, pluie. La Seine a beaucoup monté.




Le soir, Indiana Jones I à cause de L'Homme de Rio.
C. rentre: un pneu de la coccinelle a crevé pour une raison inconnue. Zut.

Gourmandise

Une "crêpe au Nutella" à parti d'une galette de sarrasin de la veille et de la pâte à tartiner Vauché.

Les Normands attaquent

A. nous a ramené deux bouteilles de cidre qu'elle a mis en bouteille elle-même à la ferme.
— Enfin, ce n'est pas vraiment du cidre, c'est différent, c'est directement sorti du tonneau, il y a du dépôt.
Elle est très inquiète que cela ne nous plaise pas.

Cela nous a beaucoup plu.
Pour le peu que nous en avons bu.
Le liquide de la première bouteille a jailli avec tant de force qu'il a atteint le plafond. Pyjamas, sweats, jambon, assiettes, galettes, plancher, tout a été inondé, il est resté de quoi remplir un verre.
H. a ouvert la deuxième bouteille sur la terrasse, au-dessus d'une grande marmite, ce qui a permis de récupérer davantage de liquide (un peu plus d'un verre chacun). Le reste a nourri les rosiers.

Nous avons beaucoup ri (après avoir épongé).
— C'est l'arme secrète des Normands.
— Et encore, ça, c'est le doux.
Voix de Stallone: — Et si vous continuez, je sors le brut!

Un samedi

- TG sur la Samaritaine. Certains sujets font ressortir les blessures et les obsessions de certains.
- La Procure. Trois livres. Je prépare mentalement l'oral sur St Jean.
- resto italien avec A. A côté de nous, une scène pathétique, et qui dure, dure: un petit garçon de six ou sept ans muet et son père de quarante-cinq à cinquante ans qui essaie de le faire parler de façon pitoyable («Mais souris au moins… Ah c'est agréable de déjeuner avec toi. Tu veux aller où en vacances? Tu veux qu'on retourne à Bali? — Non. — On peut aller en Argentine.» etc)
- achat d'un kimono, en soie, cousue main, venue droit du Japon où va les chercher la commerçante (à l'origine nous voulions juste vérifier s'il y avait du papier pour origami. Mais comment résister au plaisir de A si peu coquette?), d'un opinel marin (pour la même), d'un kilo et demi de thé (trois thés différents), six galettes de sarrasin nature (que nous prenons dans une crêperie — j'ai été surprise qu'ils acceptent), six tranches de jambon, douze tranches d'andouille, six œufs et de trois livres d'occasion.
- sieste
- repas
- coup de fil à ma tante
- L'homme de Rio en classant des papiers. (Je suis dans une phase de rangement. J'en ai marre (du bazar, de la poussière, de l'envahissement)).

Passage de l'élagueur pour un devis : il ne touchera pas aux chênes, le voisin ne va pas être content. Mais il faut couper le châtaignier, malade.

A. dans la voiture. Cours de sciences naturelles: «Les dauphins, les baleines, gardent la trace de leur passage sur terre. Ils sont redevenus marins. Bien sûr, il faudra voir dans cinq mille ans, mais certains loups sont en train d'en faire autant: les biologistes ont repéré je ne sais plus où des poissons abandonnés sans tête. Ils se sont aperçus que c'étaient les loups qui manquaient de nourriture et les pêchaient. Normalement cela n'aurait pas dû être possible vu la température de l'eau, mais ces loups ont développé du poil plus épais et imperméable, et ils ont un pli muqueux plus important entre les orteils. Ils ne mangent que la tête car ils se sont adaptés; les poissons transmettent le ténia (je ne suis pas sûre que ce soit le ténia, un ver très long) et les loups ont "compris", si on peut dire, qu'il ne fallait manger que la tête. Les ours mangent les poissons en entier… — Ils se sont adaptés au ténia? — Non, c'est le ténia qui ne s'est pas adapté aux ours; l'ours mange du poisson avant d'hiberner, quand il hiberne, le ténia meurt. (Je ris.) L'adaptation, c'est extraordinaire. Dans un pays chaud, je ne sais plus, genre désertique, des singes pillent les poubelles pour manger. Eh bien, ils se sont alliés avec des chiens pour les protéger d'autres chiens qui les attaquent. Les chiens qui vivent avec les singes ont droit au traitement des singes, la nourriture, l'épouillage… Parfois quand une mère singe perd son petit, elle pique un chiot, et le chiot n'a pas intérêt à tenter de s'échapper. Ce qui m'a le plus étonnée, c'est qu'ils font pareil aussi avec des chats.»
J'écoute. C'est passionnant. Je lui demande la prochaine fois de noter quelques références, des noms de chercheurs, etc.

Une carte

Pas réellement un bonheur au sens de joie simple et intime, mais plutôt un petit mystère, une petite récompense tels que m'en réservent régulièrement les livres d'occasion (et ce que j'aime, c'est justement ce poids de vécu).

Et j'ai retrouvé la liste des adresses des participants à Cerisy, je vais pouvoir écrire des cartes de vœux.

Rangement

Une journée pour faire du ménage et ranger — pas eu le temps depuis que nous sommes revenus des Etats-Unis. Cela ne fait pas une journée très palpitante, sauf que cela permet de manipuler des livres, ce qui est toujours plaisant. Aurai-je un jour le temps de les lire? Pourquoi les acheter si je ne les lis pas? (Question de C.)
Aucune idée, franchement. Quand j'achète un livre neuf, récent, je me dis que cela va soutenir, encourager, l'auteur, quand j'achète un livre d'occasion (avec souvent une pulsion presque bibliophile, avoir l'édition de l'époque, le grand format), je me dis que j'évite le pilon à l'objet.

Je n'ai pas retrouvé le dossier de la préparation pour demain, cela me pertube: comment est-ce possible? Mon bazar n'est pas organisé, mais il est englobant: tout est là, rien n'en sort, rien ne se perd. Je revois encore ces pages, je relis les questions: les aurais-je rêvées? Je sais que je suis susceptible de rêves extrêment précis, détaillés, mais en suis-je au point de rêver l'énoncé des travaux à préparer? (Je n'y crois pas, je ne le crois pas.)

Je commence — j'hésite à le signaler trop clairement, cela va prendre tant de temps et n'a aucune chance d'aboutir — à taguer les billets du jour où je les écris tandis que je les place au jour de leur survenance, au gré des dates rencontrées dans les livres, les factures, les cahiers: que peut donner une mémoire mitée, dans quelle mesure les objets peuvent-ils nous aider à remonter le temps?

Oulipotes chantants enchantants

Pizzeria. Vers la fin du repas, pour une raison que je n'ai pas suivie (des souvenirs d'enfance? Peu de temps avant nous avions évoqué Les Malheurs de Sophie), quelques oulipotes se sont mises à chanter. Le restaurateur (chemise rose, pochette rose, costume gris) nous regardait de loin, surpris.
Le chœur a chanté entre autres oh ! yes ! How do you do (pas de bol, ce n'est pas disponible sur youtube), Général à vendre1 et La Tyrolienne haineuse de Pierre Dac (et je me suis dit que c'était d'actualité).

Et moi qui ne connaissais rien, je regardais les yeux ronds, enchantée.


Note
1 : les Frères Jacques chantent Prévert, m'apprend-on. Il faut que je télécharge ça pour la voiture.

Ranger sa bibliothèque

Oulipo. Je retiens une proposition d'Eduardo Berti: non, pas celle de lire les livres aller-retour, arriver au mot de la fin et tourner les pages à l'envers pour remonter vers le début (et certes, Ulysse de Joyce semble soutenir l'épreuve), mais celle de ranger sa bibliothèque dans l'ordre d'arrivée des livres sous son toit. Cela ressemblerait aux anciens catalogues des bibliothèques.
Le problème évidemment, c'est de décider cela au bout de trente ans: comment reconstituer cet ordre?

Boulez

Le problème de ces "bonheurs du jour" en une catégorie, c'est que par contraste, le négatif se retrouve dans la catégorie 2016. Elle ne va être rigolote, cette année 2016!

Hommage à Boulez: Fine Stagione.
Mon premier mouvement a été de me souvenir de ça.

Un petit mot

Un petit mot de Gilda m'apprend que Rien où poser sa tête se vend bien. (Bizarre, je n'ai pas pensé à l'offrir à Noël. Trop timide, je pense. Ou réservée. Ou tous ces mots auxquels on ne pense pas quand on pense à moi (smiley)).


Dans un autre genre, encore un cadeau de Noël dans la boîte aux lettres: je découvre que le cadeau de ma sœur était un cadeau à triple détente. Ça c'est une surprise! (Soupeser le paquet et se dire: «ce n'est pas un livre».)

Voitures

J'ai trouvé de quoi louer des cabriolets un peu partout et au passage, ce site d'enchères (la Ford Mustang cabriolet ? pas de R8 Gordini, dommage).

Mais il y a de tout, et ça me réjouit.

Bestiaire

Conversation sur le trottoir après le cours (sur St Jean - forts accents ricœurdiens).

— La chouette de ton ami Hegel…
— C'était la taupe, j'ai vérifié, il l'a piquée à Shakespeare, peut-être dans Hamlet, je crois.
— mais il y a aussi une chouette…
— oui, bien sûr…
— Il y a un paragraphe tout à fait savoureux sur les vaches dans la Phénoménologie
— A quel endroit? je n'ai pas dépassé les deux tiers du tome un.
— Il y a quelque chose qu'il faudrait que tu lises si tu as le temps: la correspondance de Hegel. Il y a des lettres à sa femme tout à fait délicieuses…
— Ah, il était marié? C'est en allemand?
— C'est traduit, je n'aurais pas le niveau… Il s'intéressait à tout, il y a la description de hannetons… A un moment, il faut bien qu'il vive, ça ne s'est pas trop bien passé à Iéna, il est embauché comme proviseur…
— Ça nourrit, ce n'est pas à négliger, comme disait notre cher Grammont à une jeune fille à qui il conseillait de passer le Capes.
— …Sa grande obsession, c'est les chiottes, il n'y en a pas, les enfants se répandent partout, il écrit des pages et des pages pour réclamer des fonds, la construction de chiottes. Et sinon, je crois qu'on est un peu pareil, on aime bien les fous, ça devrait te plaire… il y a ce type, un marchand de vin, un Français qui a épousé une Allemande… il veut comprendre la philosophie allemande, il lit Kant, Fichte, Schelling, il écrit à Hegel pour vérifier s'il a bien compris… il y a des paragraphes lumineux, totalement compréhensibles, et Hegel, le plus grand philosophe du temps et peut-être de tous les temps, qui répond à ce marchand de vin, qui lui dit que oui, à condition d'apporter telle et telle restriction ou précision, c'est bien ça…

(En échange de la correspondance de Hegel, je lui conseille, fou pour fou, Poésie du gérondif.)

RER D, le retour du retour

La conversation a pris du temps, je suis à peu près sûre de rater le train de 22h321, même en considérant que l'accès entre la ligne 4 et la ligne 14 à Chatelet est ouvert. (Dans le couloir, je note un raccourci à explorer en passant par le quai de la ligne 1).

En arrivant gare de Lyon (22h34, le lundi je mets des chaussures plates), je vois mon train à l'approche.
A l'approche? Ça veut dire que les RER passent à nouveau par les Halles, après deux ans d'interruption? (vous vous souvenez, le RER de 23h08 aux Halles devenu 23h02 gare de Lyon?) Yiiipee!!!


(Certains esprits chagrins argueront que c'est tout de même rageant que cela coïncide avec l'ouverture du passage ligne 4/ligne 14 qui ne présente donc plus d'intérêt du point de vue de mes trajets, mais on ne va pas chipoter.)


Note
1 : Les cours commencent et finissent une demi-heure plus tôt cette année.

Belmondo

Boire un Lagavulin en famille en regardant Le Cerveau (tout cela à cause d'un reportage vu par hasard cet après-midi sur la carrière de Belmondo (nous sommes partis en retard, impossible de nous en détacher: le petit cireur de chaussures de L'homme de Rio devenu adulte, les béquilles vraies béquilles (jambe cassée) dans Le Magnifique, le chariot qui se détache dans la cascade entre deux immeubles dans L'homme de Rio un véritable accident,…)).

Conversation de fin d'après-midi

C : — J. m'a dit qu'elle avait des pastilles Vichy, et qu'elles étaient neuves !
V : — Tu veux dire pas déjà sucées ?
H : — Tu veux sucer ma pastille ?

Blogueurs

Cette invitation est l'occasion pour moi de découvrir des blogs. Aujourd'hui Otir et M. LeChieur. Je ne les connais pas, ayant plutôt lu à l'origine du côté des blogrolls de Matoo ou de Tlön (il n'y a pas de blogroll chez Gvgvsse).
Bladsurb a rouvert son son tumblr pour l'occasion.
Verrons-nous en 2016 le retour des vieux blogueurs? (les blogs me manquent, ceux qui racontaient des petites histoires, des moments de vie… Il reste une poignée de fidèles à l'exercice, Jean Ruaud, Gilda, Gwen ou Franck (d'ailleurs cette idéee, c'est de sa faute). (Je ne cite pas GC dont le projet est différent. Voir Touraine sereine et Mumm.)
Bladsurb a rouvert son son tumblr pour l'occasion.

Je ne savais pas trop comment m'y prendre, finalement j'ai ouvert une catégorie comme j'avais ouvert une catégorie "enquête sentimentale".
Je ne peux m'empêcher de penser à ces billets prêchant la gratitude, une attitude peu naturelle aux Européens qui préfèrent le cynisme.
Et un dernier blog, un dernier bonheur, (j'ai du temps, je remonte dans mes fils RSS), ce Traité de la joie, si opportun.


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21 décembre 2016 : j'ai transformé la catégorie "Bonheurs du jour" en "2016". Cette année je n'ai pas publié très régulièrement, conservant des billets dans les limbes avec l'intention de publier plus tard. Cela s'avère une démarche hasardeuse, je n'ai jamais "plus tard" le temps que je n'ai pas sur le moment.
Now est le mot d'ordre.

L'idiot

Film russe. (Surtout ne pas regarder la bande-annonce, elle montre trop de choses).
Si Léviathan m'avait fait penser à Job, celui-ci m'a plutôt évoqué Le Revizor.

Ce film est moins intense que Léviathan, sans doute moins réussi, mais il pose cette question étrange des âmes claires dans les contrées noires. Pourquoi cette persistance du bien? Cela m'a rappelé une conversation le jour de notre départ de Boston à propos de Star Wars: sur les sites de jeu, les gens préfèrent être des siths que des jedi, «parce que, tu comprends, les jedi, ils perdent. Ce sont les siths qui gagnent».
Mais rien à faire, il reste toujours un jedi ou un idiot dans un coin.
Wishful thinking ou sagesse ancestrale ?

Je fais ma liste de "résolutions" et c'est toujours la même: travailler plus. Je ne travaille pas assez. Moins de films, moins de FB, plus de livres.

Petites joies sans importance

Bonheurdujour.
Difficile en cette journée où je ne me sens ni gaie ni optimiste.
Le chocolat viennois "miel amande" au Starbucks en sortant du cinéma.
Les œuvres complètes de Kafka en allemand téléchargées sur iBook (le dictionnaire en ligne immédiat en cliquant sur un mot m'ouvre un univers infini).

Livres lus en 2016

L'année dernière j'ai lu quarante-six livres. Je recommence à compter en espérant toujours atteindre cinquante-deux.

- 1 janvier : Randy Pausch, The Last Lecture. Sympa sans être indispensable.
- 14 janvier : Balzac, Physiologie du mariage. Intéressant, curieux, sans ligne directrice claire. Balzac précurseur de Flaubert?
- 15 janvier : Vasquez Montalban, Marquises, si vos rivages….
- 19 janvier : Balzac, Une double famille. Triste. Je ne comprends pas vraiment la fin.
- 20 janvier : Balzac, La paix du ménage. Rappelle Madame de… de Louise de Vilmorin, en inversé
- 21 janvier : Balzac, Gobsek, Un épisode sous la Terreur, Une passion dans le désert.
- 22 janvier : Balzac, Sarrasine
- 29 janvier : Evangile de St Jean, BJ en fascicule, 1960

- 13 février : Dominique Noguez, Les trois Rimbaud
- 16 février : Emmanuel Régniez, Notre château
- 21 février : Georges Paillard, Claude Rougerie, Reinhard Heydrich, le violoniste de la mort. 1973. Ce genre de biographies ne s'écrit plus exactement comme cela, c'est une impression qu'il faudrait affiner.
- 22 février : Balzac, La peau de chagrin

- 5 mars : Georges Simenon, Pietr-le-Letton, 1930.
- 13 mars : Georges Simenon, Monsieur Gallet, décédé, 1930.
- 14 mars : Georges Simenon, Le Pendu de Saint-Pholien, 1930.
- 16 mars : Georges Simenon, Le Charretier de la "Providence", 1930.
- 21 mars : Jean-Pierre Minaudier, Poésie du gérondif; Georges Simenon, Le Chien jaune, 1931 et La nuit au carrefour, 1931.
- 22 mars : Georges Simenon, Un crime en Hollande, 1931 et Au rendez-vous des Terre-Neuvas, juillet 1931.
- 30 mars : Georges Simenon, La danseuse du Gai-Moulin, 1931.

- avril : Georges Simenon, La Guinguette à deux sous
- avril : Georges Simenon, à Ouistreham
- 29 avril : Balzac, Jésus-Christ en Flandres, 1831 (cent ans d'écart entre les premiers Balzac et les premiers Simenon!). Se termine par «L'ÉGLISE!»

-1 mai : Shirley Jackson, Nous avons toujours vécu au château, référence donnée par Emmanuel Régniez
- 3 mai : Balzac, Le Chef d'œuvre inconnu
- 22 mai : Joseph Conrad, Almayer's Folly (deux derniers chapitres en français dans la Pléiade)

- 19 juin : Umberto Eco, Le Pendule de Foucault
- 23 juin : Joseph Conrad, An Outcast of the Islands

- 21 juillet : David Bellos, Le poisson et le bananier - Une histoire fabuleuse de la traduction, Flammarion 2012

- 14 août : Laurent Landete, Comment prier chaque jour, édition de l'Emmanuel, 2014

- 6 septembre : Jules Verne, Vingt mille lieues sous les mers, Les romans de l'eau, Omnibus, 2001 (1869)
- 7 septembre : Marie Darrieussecq, Vivre ici est une splendeur, P.O.L, 2016
- 7 septembre : Eli Flory, Une poupée au pays de Daech, Alma éditeur, 2016. Drôle mais dispensable (d'un autre côté, se lit en trois quart d'heure)
- 27 septembre: Joseph Conrad, The Nigger of The Narcissus. Classic Penguin.

- 4 octobre : Gustav Janouch, Conversations avec Kafka, Bloomsbury, 2003
- 9 octobre : J.K.Rawlings, Harry Potter and the Order of the Phoenix, d'abord commencé en allemand. Parce que je pense souvent à la façon dont l'auteur a décrit les débuts d'une dictature (le contrôle de a presse, la méfiance généralisée, le désir de ne pas croire au pire).
- 23 octobre : J.K.Rawlings, Harry Potter and the Half-Blood Prince, 2005.
- 31 octobre : J.K.Rawlings, Harry Potter and the deathly Hallows, 2007. C'est comme le chocolat : on est tranquille que lorsqu'on a fini la tablette. Je reste impressionné par la science du détail (la façon par exemple dont Harry se blesse avec un éclat de miroir dès les premières pages (sa première apparition, la prise de contact avec le lecteur), anecdote que l'on oublie et qui pourtant nous prépare à l'importance qu'aura cet éclat de verre.)

- 13 novembre, Eduardo Galeano, Le football, ombre et lumière
- 15 novembre, Jane Austen, Lady Susan (Une nouvelle dans un livre d'écrits de jeunesse. Je ne vais pas le compter).
- 19 novembre, Mc Dougall, Born to run
- 30 novembre, Edward Schillebeecks, Je suis un théologien heureux

- 11 décembre, Tierno Monénembo, Bled
- 13 décembre, Arnold Zweig, Un meurtre à Jérusalem. Incident imaginaire ayant provoqué les émeutes d'Hébron en 1929. D'une grande poésie.

Quarante-neuf.

Films vus en 2016

1 janvier - Yuri Bykov, L'Idiot ! «Il y a de la lumière en lui» (citation de Star Wars)
David O. Russell, Joy. Nul. Plaisir et surprise de voir Isabella Rossellini

3 janvier - François Truffaut, Tirez sur le pianiste (DVD)
Gérard Oury, Le Cerveau, 1969 (DVD)

10 janvier - Spielberg, Les aventuriers de l'Arche perdue. Indiana Jones I. Avec H et O. J'avais oublié beaucoup de choses, comme d'habitude. Ce que je préfère, c'est la musique.

16 janvier - John Carpenter, New York 1997. Intéressant, surtout la dernière minute. (cité par un ami de PZ sur FB

17 janvier - Robert Donalson, No Way Out, une remcommandation de PZ. Plaisant. Une deuxième fois avec Hervé.

20 janvier - The Big short à La Défense.
puis L'Homme de Rio avec O. qui ne l'a jamais vu.

6 février - Tarantino, Les 8 salopards

12 février - David Fincher, Benjamin Button puis Peter Yates, Bullit.

14 février - Clint Eastwood, Honkitonk Man

18 février - les frères Coen, Avé César. parmi les non-films des frères Coen, mais ce n'est pas grave.

21 février - Buñuel, La mort en ce jardin.

24 février - Tom McCarthy, Spotlight. Enquête sur les prêtres pédophiles de Boston. Il faut mettre fin au célibat des prêtres, c'est urgent.

5 mars - Henri Verneuil, Le Président. Déprimant.

6 mars - Mohamed Hamidi, La vache. «Tu m'écriras d'autres lettres?» «Mes hommages à Madame votre grand-mère». C'est sympa, comme film, et n'en déplaise à certains, c'est sympa, les films sympas. (Pas de gros rires, pas de gros gags, pas de miracles, mais des réactions humaines et en sourdine, sans insister, uniquement pour les spectateurs qui y pensent, la comparaison entre le dénuement d'un village du bled et "les problèmes de riches".)

12 mars - François Ruffin, Merci, patron! Incroyable. Incroyable, incroyable, incroyable.
Le soir, deux films avec Sophie Marceau, Anthony Zimmer et Un bonheur n'arrive jamais seul.

13 mars - François Ruffin, Merci, patron!: j'ai insisté pour que tout le monde le voit, nous y sommes retournés en famille.

27 mars - Afonso Poyart, Prémonitions (apple TV): la classique question du droit à faire mourir pour éviter la souffrance.
Plus tard, Adam Brooks, Un jour peut-être. Le genre de film nunuche que je regarde pour faire plaisir à H. Rachel Weisz est très jolie. Un côté Flaubert: la blonde fade, la brune piquante, la rousse ironique.

28 mars - Daniel Espinosa, Sécurité rapprochée. Je l'avais vu au cinéma, j'avais trouvé le héros mou, inexpressif (Ryan Reynolds n'est décidément pas mon genre) mais j'avais envie de revoir la savane de l'Afrique du Sud.

30 mars - Atom Egoyan, Captives. Réseau pédophile et sadisme psychologique. Tout est dans la suggestion, rien dans la vision. Sobriété.

avril, Limitless; Sergio Leone, Il était une fois dans l'Ouest

avril, Dans la tête de John Malkovitch. Intéressant mais bof

28 avril, Sergio Leone, Il était une fois la révolution: à la fin, les gens comme nous, ils meurent.

18 mai, Civil War (un Avenger). En famille.

22 mai, Almodovar, Julietta. Avec H.

10 juin mai, Paolo Virzi, Folles de joie, 2016. Elle sont folles, c'est certain. J'ai pensé, dans un autre genre, à Une vie volée dans lequel j'ai découvert Angelina Jolie. Film tenu à bout de bras par Valérie Bruni-Tedeschi, avec beaucoup d'énergie.

11 juin, Eric Lavaine, Retour chez ma mère, 2016. Joli film sur la famille. Les dialogues sonnent à peu près juste, ce qui n'est pas si simple. Avec C et I.

05 juin, Shane Black, The Nice Boys, 2016.

08 juillet, Nicolas Winding Refn, The Neon Demon, 2016. Le film qu'on a si honte d'avoir vu qu'on n'ose pas regarder ses voisins quand la lumière se rallume. En résumé: le sacrifice de la vierge sur l'autel de la beauté.

10 juillet, Pascal Bonitzer, Tout de suite, maintenant, 2016. Bien. Deux générations d'acteurs, c'est étrange de se dire que nous ne verrons pas vieillir la plus jeune (ou du moins qu'ayant ving-cinq ans de moins que moi, elle me paraîtra toujours jeune).

19 juillet, Jean-Luc Godard, Masculin féminin.

21 juillet, Cesc Gay, Truman.

22 juillet, Tomer Heymann, Mr. Gaga: sur les pas d'Ohad Naharin.

31 juillet, Sébastien Marnier, Irréprochable. Bon film.

août, Fred Cavayé, Pour elle. Pour Olivier. C'est vraiment un bon film. Apple TV à St Rémy.

août, Gérard Oury, La Grande Vadrouille, 1966. Pas ce que je préfère. Apple TV à St Rémy.

21 août, Jean-Jacques Annaud, Coup de tête. A Digoin. Très bonne surprise. Dewaere charmeur.

26 août, Justin Lin, Star Treck sans limite, 2016. Mignon.

27 août, Alain Guiraudie, Rester vertical, 2016. Bêêêhhh.

28 août, Les gardiens de la galaxie. Une fois de plus. J'adore les décors, je n'ai jamais vu de décors aussi soignés. Apple TV.

29 août, les frères Coen, The Big Lebowski, 1998. Pour O qui ne l'avait jamais vu. Je n'accroche pas avec ce film. DVD.

3 septembre, Malik Bendjelloul, Sugar Man, 2012, sur l'insistance d'Olivier. Quand la réalité devient magique. Documentaire. Apple TV.

4 septembre, Maren Ade, Toni Erdmann. 2016. Film allemand. (Il devient de plus en plus évident que les films américains sont tous les mêmes).

15 septembre, Uda Benyamina, Divines, 2016.

17 septembre, Philippe Lioret, Le fils de Jean, 2016.

18 septembre, Pascal Chaumeil, Un Petit Boulot, 2016.

30 septembre, en cassette seule sur le canapé: Irwin Allen, John Guillermin, La Tour infernale, 1974.

4 octobre, Pierre Granier-Deferre, Adieu Poulet dans une définition atrocement pixellisée sur Youtube

7 octobre, Harry Potter, le dernier. DVD

8 octobre, David Fincher, Fight Club, DVD.

9 octobre, Harry Potter IV, DVD : je crois que je ne l'avais jamais vu (pas une grosse perte)

15 octobre, Sydney Pollack, Absence de malice, Kodi.

[…]

L'arbitrage, DVD.
Dr Strange
Miss Peregrine et les enfants particuliers
Dead Man avec Olivier. DVD. Je ne sais pas ce qu'il en a pensé.
Alliés puis RED (Apple Tv) pour se remonter le moral tellement c'était mauvais.

26 décembre, Rogue One

du 23 au 29 décembre, la saison 1 de Sense8, Kodi.
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