Billets pour la catégorie Réflexions méta-bloguiennes :

Deuxième jour

Il a plu, la magie a disparu mais les oiseaux reviennent.

Aller-retour à Blois dans le brouillard. Discussion dans la voiture: ce blog devrait connaître des transformations de fond dues à des contraintes techniques (notamment, à partir de mars, je ne vais plus pouvoir afficher les photos via Dropbox comme c'est actuellement le cas). Combien de temps cela va-t-il prendre pour être effectivement en place?

Premier épisode de The OA. Fascinant.

Déjà octobre

Je me rends compte en faisant quelques recherches (pour retrouver la date du type incompétent de décembre dernier: le 18 décembre, donc) que j'ai beaucoup de billets dont je me suis dit «je les complèterai plus tard». Selon les cas je les ai alors publiés en l'état, avec des mots-clés incompréhensibes (voir décembre dernier par exemple) ou je les ai laissés à l'état de brouillon hors ligne avec quelques points rapidement notés.

J'avais l'intention de les reprendre plus tard, mais je ne sais plus vraiment à quoi ils se rapportaient. (Oublieuse mémoire).

Décision

Il pleut. J'avais l'intention d'aller ramer, je ne vais pas y aller, même s'il ne pleut peut-être pas à Melun. Je vais compléter quelques journées de ce blog.

Je regrette d'avoir manqué l'arrivée du printemps sur la Seine.


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PS le soir : révision de grec pour mardi et Almodovar au cinéma (Julieta. C'est curieux cette fascination pour les liens mère-fille. Ça change des bêtes histoires d'amour. L'épaisseur de la vie dans la filiation, la maladie, la vieillesse et la mort. Tragédie grecque, mer et pythie.)

Bloguer

— Mais si Trucmuche lit ton blog, tu vas être obligée de te censurer ?
— Depuis huit ans, j'ai déjà rencontré ce problème. Ce n'est pas ça le véritable enjeu, vous ne vous rendez pas compte. Le problème, c'est de résister à la tentation de la vengeance.

Il y a dix ans

J'ai rencontré Guillaume sur le site de la SLRC, à l'automne 2002. Il y a dix ans, nous discutions faux ami et façon de traduire "versatile" quand j'eus l'idée de faire une recherche sur Google.

Il y a dix ans, jour pour jour, je suis tombée sur Matoo et dans le monde merveilleux des blogs, non que les blogs soient merveilleux, mais à l'époque il n'y avait qu'eux, nous avions dix ans de moins, c'était sans fond, il devenait possible de regarder dans l'âme des autres et d'y trouver de la consolation.

C'est à ce moment-là que j'ai pris le nom d'Alice pour intervenir chez Matoo (au départ je n'étais donc qu'une commentatrice, je n'ai jamais eu vocation à être autre chose que commentatrice, mes blogs doivent leur existence au fait que la SLRC m'a découragée): en 2004 l'affaire Camus était proche, je commentais beaucoup sur la SLRC, je craignais de mettre Matoo dans l'embarras si quelqu'un s'apercevait de mes mauvaises fréquentations.

Devoir de vacances

Gvgvsse est en train de compléter un an de blog. Je ne comprends pas bien comment il arrive à être aussi précis tant de temps après quand je vois le mal que j'ai à remplir dix jours de retard. Mais il faut dire que j'essaie d'éviter les péripéties du bureau et les histoires tristes et mes lectures et…

Bref, je ne sais plus que raconter parce que je ne sais plus si c'est intéressant, si c'est indiscret, si c'est obscène… Il faut juste ne pas se poser de questions.


Journée sur FB alors que j'avais prévu de bloguer.

Entre deux eaux

Je ne sais plus trop quoi écrire ici. La tête dans la fiscalité au bureau, dans Melville dans le métro, dans Qohélet en bibliothèque.

Je ne sais pas si ce blog a jamais été très intimiste, mais j'ai l'impression qu'il le devient de plus en plus, et ça me gêne, je ne sais pas comment me saisir de ça ("to handle", quelle traduction?), le tenir sous contrôle.
Raconter des anecdotes ou décrire des scènes est tout de même moins dangereux, fait moins courir le risque de devenir niais.

Qu'en faire?

Hier Patrick m'a fait un étrange cadeau : l'année 2011 de ce blog repris dans un livre, "les mois à l'endroit".

Sensation étrange. C'est plaisant, c'est flatteur, je découvre que j'aime me relire et j'ai honte de cette complaisance; en même temps j'ai aussitôt des envie de corrections, ou plutôt d'ajustements, des précisions de contexte à apporter qui me semblaient inutiles sur le blog, éphémère par essence.
Qui dit quoi à qui dans quelles circonstances, cela paraît soudain beaucoup plus important dès que c'est imprimé. Il devient plus important d'être compris.

Mais que faire de cet objet? Je ne peux pas le faire lire à ceux qui ne connaissent pas le blog (et un livre non lu, c'est triste. J'ai toujours prêté mes livres, moins pour les lecteurs que pour les livres, pour qu'ils sortent des étagères, qu'ils respirent — parfois j'emprunte un livre à la bibliothèque uniquement pour qu'il sorte), et il est inutile de le faire lire à ceux qui lisent ce blog (et pour le coup ce serait bigrement prétentieux).
Impression étrange d'avoir dans les mains un objet absolument inadapté — et j'en suis embarrassée car j'en suis l'auteur.



Il y avait d'autres cadeaux:
- Les psaumes traduits (adaptés?) par Paul Claudel
- … le pivert nu et les tomates vertes… et Oulipotages de Jacques Theillaud (un ami FB)
- la correspondance Hawthorne-Melville que je n'avais pas trouvée cet été : D'où viens-tu, Hawthorne?

Les lecteurs (ou pas) de ce blog

Il y a ceux qui vous lisent. Vous les rencontrez, vous ne les connaissez pas, ou peu, et ils vous posent des questions sur des sujets dont vous ne leur avez jamais parlé (et pour cause), et soudain la lumière se fait en vous: «Mais ils me lisent! Vraiment! avec attention! et ça les intéresse suffisamment pour qu'ils s'en souviennent!»
Et là, vous vous sentez infiniment touchée, reconnaissante, (flattée) et embarrassée: vite, vite, vous rembobinez dans votre mémoire tout ce que vous avez écrit pour tenter d'estimer tout ce que vous n'auriez jamais confié avant des mois à un inconnu, parce que vous n'avez pas été élevée comme ça… et vous abandonnez, trop de mots, trop de billets, trop de sincérité, ce mot dont vous avez appris à vous méfier avec RC et Nabokov et contre ou avec lequel il faut vous battre certains soirs.

Il y a ceux que vous connaissez un peu plus, que vous croisez par hasard et qui vous pose une question qui fait qu'il faut bien vous rendre à l'évidence: ils ne vous lisent pas, malgré leur proclamation d'attention. Mais ceux-là, vous les fréquentez depuis si longtemps que, même si le pincement de déception ne s'efface jamais tout à fait, ils vous ont rendue philosophe, ils vous ont appris à sourire de vous-même, de votre prétention, de votre besoin d'attention; et en fait, c'est à les fréquenter que vous avez oublié que certains vous lisaient ou vous liront, cf la première catégorie.

Il y a les autres, ceux qui ne connaissent pas ce blog, à qui vous le donneriez bien à certaines heures, par affection ou par flemme (la paresse de leur raconter votre vie), et vous résistez, parce qu'en vérité, vous avez aussi peur qu'ils fassent partie de la première catégorie («je ne vais pas raconter ça, il y a X qui me lit») que de la deuxième («c'était bien la peine que je raconte cela, X ne l'a pas lu»).

Ecrire pour sa vieillesse

[…] mais ce sera sans doute pour son amusement qu'il sèmera dans les jardins de l'écriture et qu'il écrira, si jamais il écrit. Amassant ainsi un trésor de souvenirs pour lui-même, quand la vieillesse oublieuse sera venue, et pour tous ceux qui marcheront sur ses traces, il prendra plaisir à voir pousser les plantes délicates de ses jardins, et, tandis que les autres recheront d'autres divertissements et d'adonneront à des banquets et autres passe-temps du même genre, lui, répudiant ces plaisirs, passera sans doute sa vie dans l'amusement dont je viens de parler.

Platon, Phèdre, traduction d'Emile Chambry, p.168 (Garnier-Flammarion 1964)

Je ne suis pas sûre de comprendre: cela veut-il dire que dans trente ans je passerai mon temps à relire ce blog (mazette!), ou que j'y écrirai plus longuement?

Fin

Voici ce que j'avais écrit le 6 juin 2006[1]:

Ceci est mon dernier billet.
Cette date est choisie depuis le 6 juin 2006.
Je n'espérais pas avoir assez de souffle pour tenir jusqu'ici, mais je suis têtue (finalement).

Au revoir et merci.

Mais finalement non. Depuis septembre 2011 (la théologie), je sais que je vais essayer de tenir huit ans de plus (juin 2019).

Notes

[1] Il suffit de regarder le numéro du billet pour voir qu'il date, je crois que les actuels dépassent 2000 (mais ça ne veut rien dire, parfois je réutilise de vieux billets jamais publiés)

Prédiction

Pas aujourd'hui que j'écrirai… ni demain… ni vendredi, ni ce week-end: donc à lundi, avec de la chance.

Bizarre

En parcourant mes billets mis en ligne en revenant de Venise, je me rends compte qu'ils ne permettent absolument pas de savoir ce que j'y ai fait, ils ne rendent rien de la chair des jours.
Bien sûr c'est volontaire, mais tout de même, c'est étonnant de tenir quotidiennement quelque chose qui n'est pas un journal de faits, mais un journal de pensée, ou même pas (car cela supposerait qu'il y ait "pensée" et continuité dans le fait de la noter), juste des lignes, en fonction des envies et de la volonté, de la volonté de cacher le plus souvent. Pourquoi écrire tous les jours avec la volonté de cacher?
Disons que ce n'est pas une volonté initiale, c'est plutôt une volonté résultante, résultant de ne pas trop montrer les mauvais moments, une volonté de glisser. RC prétend que c'est justement quand tout va mal qu'il faut tenir son journal. Peut-être, mais un blog n'est pas un journal, il est en ligne, il est lu, ou susceptible de l'être.

Ne restent je l'espère que la fantaisie, le farfelu, le rire, quelques coups de gueule, un peu de publicité pour les spectacles ou les sites aimés. Et la bizarre constatation que deux ans plus tard on ne retrouve rien de ce qu'on aurait aimé avoir noté parce qu'on ne s'en souvient plus.
Tant pis.

Dilemme

Si je ne me lève pas et ne finis pas le billet que je veux mettre en ligne depuis une semaine, je vais m'en vouloir et être de mauvaise humeur.
Si je me lève, je n'aurai pas assez dormi et je serai de mauvaise humeur.

C'est à peine un dilemme en fait : puisque le résultat sera le même, autant se lever, ça évite les regrets. Mais ça augmente les risques de se faire gronder (les engueulades, pour être précis).

Ladas

Mercredi. Déjeuner très agréable avec Gvgvsse (allez-y, il vient de faire la mise à jour trimestrielle de son blog!)
J'ai appris la vérité (si l'on peut dire, ce mot est un peu trop gros pour l'occasion: disons la réalité) sur les Ladas: je connaissais la deuxième, je pensais, à cause de la similitude des noms, que la première était de la même marque, qu'il ne s'agissait que d'une évolution dans la gamme.
Eh bien pas du tout, mais la réalité est totalement conforme à la voiture que j'aurais spontanément imaginée pour Gvgvsse.

C'est drôle comme un blog peut donner une idée, non pas des détails, mais de ce qui cadre et de ce qui ne cadre pas.
Je suis contente des blogueurs que je lis. (J'en lis très peu, beaucoup moins qu'on se l'imagine en général). Je veux dire: je suis contente d'avoir choisi les blogs que je lis. Je suis contente de ne m'être pas trompée.

Je me trompe davantage (voir énormément) quand il y a interactions, dialogues, échanges. Alors entre en jeu la folle mécanique de l'interprétation, de la culpabilité, des interrogations, des excuses qu'on trouve aux autres en s'accusant soi («Incroyable qu'il m'écrive ça, je dois mal comprendre…» et des mois pour accepter que non, je ne me trompais pas, c'était bien incroyable. Et inacceptable).
Mais en lecture pure, je ne me trompe pas beaucoup.
Voire peu.
Ça me rassure.

Britten, Venise, James Joyce. Trois heures d'escapade mentale. C'est déjà ça.
Merci.


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Le soir match de foot de coupe du Monde au café avec Tlön et Skot.

Toilettage

Tout d'abord, j'espère que vous avez remarqué que l'ancien habillage rose « Cheshire cat » est disponible dans la marge.

L'indexation du blog est terminée depuis une semaine (un peu plus de neuf cents billets représentant 4,2 Mo à ce jour. Il ne faut pas se fier au numéro des billets puisque ce blog a commencé ailleurs. C'est une indexation plus ludique que pratique, c'est-à-dire que les tags sont davantage destinés à tracer des coupes dans les années qu'à véritablement retrouver quelque chose.
Les catégories « films », « visite », « La Défense », etc., ont été remplacées par des tags.
Certains billets ne sont pas tagués, des tags évidents ne sont pas utilisés : tout n'est pas destiné à être trouvé facilement.
Le tag « citation » toutes les citations, et le tag « bibliophore » est toujours réservé à Dominique. Normalement j'ai entré le nom de certains sites ou blogs dans l'index des œuvres, mais je n'ai pas été exhaustive (par défaut d'attention, pas par volonté).
L'index "animaux" recense tous les tags utilisés dans les billets tagués "animaux" (c'est un faux index, décidé tardivement: en fait c'est un filtre).

Si vous trouvez des erreurs, si vous souhaitez voir (ou ne pas voir) figurer certains tags sur tel ou tel billet, il suffit de me le demander, par mail ou dans les commentaires. Toutes les demandes seront examinées (mais pas forcément satisfaites).

La fonction recherche est dans les choux. Cela devrait être réparé bientôt. Elle sera utilisable comme une recherche Google (avec les guillemets, plusieurs mots, les commandes intitle, inurl, etc.)

Voilà. Maintenant j'attaque le travail sur l'autre blog. A raison d'un mois par jour, cela devrait être fini au début de l'été.

(Merci à mon informaticien personnel.)

Ralentissement

Indexation — et test — en cours (voir colonne de droite). Blog en stand-by. Pas grand chose à raconter de toute façon.
Les gens commencent à s'écharper pour une place en RER. Enervement, exaspération, froid. Et puis certains, adorables et déplacés, continuent à s'excuser s'ils vous bousculent, alors qu'il n'est même plus possible de vaciller tant nous sommes serrés...

Nouvel habillage

Cela fait un petit moment que je me sens gênée d'écrire des billets tristes sous des couleurs roses. Et puis j'avais repéré ce site et j'avais envie d'utiliser ces images. Donc voilà.

L'ancien est disponible dans la marge à droite.

Un blog, quelle ouverture d'esprit !

Ça m'a bien plu :





Par ailleurs, vous pouvez voter ici pour le meilleur site de dessins on the web (ce qui est aussi un moyen d'en découvrir un certain nombre que je ne connaissais pas).

Prétérition

Ce soir il n'y aura pas de billet.

Creux

J'ai déjà comparé les blogs, ce blog-ci en tout cas, au trou dans la vase dans la légende du roi Midas: on écrit ici ce qui pèse trop lourd et dont on souhaiterait n'encombrer personne.
Evidemment, cela devient de moins en moins vrai et de moins en moins possible au fur à mesure qu'on connaît ses lecteurs.

On enterre sa peine dans le marécage mais les roseaux la colportent (ou encore, selon ce mot qui me fait beaucoup rire: «Ne t'inquiète pas, cela ne sortira pas d'internet»): on sait bien qu'on va en inquiéter un peu, au moins un ou deux au moins un peu. (Et on se prend à regretter d'avoir trop diffusé cette adresse).

Alors on hésite: arrêter d'écrire le temps que «ça passe» (car selon mon expression, «ça passe toujours»), ou écrire factice, sur des thèmes n'engageant à rien? (ce qui est de toute façon le plus souvent possible la voie choisie ici.)



Et je pense à Matoo: «Qu'est-ce qui ne va pas Choupinette?» et je ris.

Evidence

Quand on passe son temps à écrire ailleurs que dans son blog, on n'a rien à écrire dans son blog.

Fini le Rex Stout. J'aime bien.

Principe de réalité

Il faut bien me rendre à l'évidence: séparer la littérature (ou plus humblement les livres) du reste pour en faire deux blogs est totalement irréaliste, je m'en rends compte soir après soir quand je n'ai rien à écrire ici. Qu'écrire quand ma journée se résume à des somnolences emplies de cauchemars et un désaccord avec le cours de Compagnon? (Comment peut-on opposer les récits de vie "narratifs" (ayant la forme d'un récit) et les récits de vie "anecdotiques" (ayant la forme d'une succession d'épisodes) sans jamais parler du moment où l'on est en train d'écrire? Car pour écrire un récit, il faut se situer après, voire bien après: un récit s'écrit à rebours, c'est la fin qui ordonne le discours. Il est impossible de se penser récit si l'on écrit au fur à mesure).

Enfin bon.

Information asymétrique

Sur un blog ou un forum, tout le monde est à égalité, ou à peu près, une fois les éventuelles inscriptions effectuées.

La particularité des outils de "réseaux sociaux", c'est que vous ne savez pas très bien ce que voient les autres.

Sur twitter, vous voyez les gens que vous "suivez", et chacun d'entre eux voient ceux qu'il suit. Comme personne ne suit exactement les mêmes, personne ne voit exactement la même chose. Cependant, vous pouvez aller farfouiller parmi les personnes que suivent ce que vous suivez... et suivre ceux qui vous plaisent, puisqu'il est autorisé de lire qui ne vous lit pas (sauf si ses informations sont protégées).

Sur Facebook, c'est plus compliqué, puisqu'il existe des niveaux différents, amis, "amis d'amis", réseaux, "tout le monde", et que l'on peut donner des accès différents à chaque cercle. On peut ensuite repréciser une deuxième fois qui a accès à quoi, au niveau des photos, par exemple.
Surtout, merveilleuse invention (!), on peut se rendre invisible: on entre un nom détesté, et soudain, vous n'existez plus à ses yeux (problème: si quelqu'un s'est ainsi rendu invisible à vous, vous ne pouvez plus, par définition, vous rendre invisible à lui, puisque vous ne le voyez plus pour pouvoir sélectionner son compte. J'espère que cela a été bien pensé et que toute personne se dissimulant ainsi à vous ne vous voit plus, par défaut).

Ensuite, il y a des solutions pour suivre le compte de ses "amis" par fil rss, par mail, pour effacer ses propres traces sur sa page, etc. Mais vous ne savez jamais quelle information atteint qui. Vous ne savez pas ce que voient les autres. Il est troublant de se dire que personne ne voit exactement la même chose de la même page (par exemple, aucun d'entre nous n'apparaît jamais dans la liste des amis affichée sur la page de l'ami qu'il consulte: personne ne voit la même liste que son voisin).
Certains commentaires d'inconnus chez nos "amis" peuvent être commentés, d'autres non. Certains liens d'inconnus sont accessibles, d'autres non.
Etc, etc.

Nous savons ce que nous voyons. Nous ne savons pas ce qui nous échappe sur la page que nous voyons (notre meilleur ennemi invisible y a peut-être écrit). Nous ne savons pas ce que voient les autres de la même page.
Nous vivons dans un monde de réalités partielles qui se recoupent partiellement. C'est à la fois angoissant et amusant.

Secret de fabrication

Qui m'a dit récemment qu'il aimait le design de ce blog?

L'idée et les couleurs des colonnes roses et blanches viennent de là:







Note le 24 février 2015: Pour comprendre ce billet, cliquez sur "Cheshire cat" dans la marge. Le décor du blog a été modifié ultérieurement.

Hésitation

Etat bizarre, je n'ose plus écrire. Tout me paraît incroyablement bête. Ce n'est pas que ce soit SSSIIII intelligent d'habitude, mais d'habitude, je n'y pense pas trop. Ecrire a quelque chose de diabolique, de dangereux. Surtout pour être lu.

Pourquoi je blogue

A l'origine par colère et frustration, aujourd'hui par entêtement.

C'est un peu court? Oui, peut-être. Mais c'est à peu près ça. Mon penchant naturel est davantage le commentaire, les marges, la mosaïque éclatée entre différents blogs, sans lieu fixe.
Quand j'ai claqué la porte du forum de la SLRC (le forum des lecteurs de Renaud Camus), j'espérais qu'H. développerait le site qu'il m'avait promis (disons que j'y croyais sans y croire, je connais le loustic), le cahier des charges était écrit; j'ai pensé que le blog était une solution temporaire pour ne pas cesser d'écrire, pour ne pas perdre l'habitude d'écrire (et pour ne pas faire à ce connard de FM le plaisir de me taire) en attendant l'outil que je rêvais. Et puis voilà.
J'ai eu souvent des poussées de dégoût qui me donnaient envie d'effacer tout et de quitter la scène, mais je savais que mon état d'esprit était temporaire, tandis qu'un retrait serait définitif: j'ai passé outre chaque fois.
Aujourd'hui je souffrirais davantage d'ennui, presque de désintérêt: tant des blogueurs que j'aimais lire n'écrivent plus ou presque. Je crois désormais qu'on arrête de bloguer quand on a rencontré suffisamment de blogueurs avec qui les relations ne nécessitent plus de blog comme prétexte.
Je continue de bloguer parce que je ne veux pas m'arrêter. Je voudrais atteindre le 12 décembre 2012. C'est loin. Cette année j'ai raté le 8 août.

J'ai fini par scinder mon blog en deux, par séparer le littéraire de tout le reste, d'une part par pitié envers ceux qui soupiraient de "mon blog chiant", d'autre part dans l'espoir de débarrasser véhesse de tout ce qui était personnel, que ceux qui venaient lire les compte-rendus des cours de Compagnon, par exemple, ne subissent pas mes états d'âme (idée qui me gênait beaucoup).
Véhesse n'est pas vraiment destiné à être lu au fur à mesure. C'est plutôt une grosse malle dans laquelle je stocke ce que je ne veux pas perdre, ou tout ce que je veux avoir sous la main à tout moment où que je sois, du moment que j'ai un ordinateur.

Alice est davantage le "vrai" blog, tel que je me suis fait une idée du bloguing en lisant Gvgvsse et Matoo. Il est pour moi les lettres manuscrites que l'on n'écrit plus, à cela près qu'il ne s'adresse pas à une personne mais à un groupe (assez homogène, comprenant peu d'inconnus: sans doute parce que blog a comporté tout de suite un grand nombre de liens, Google le référence très mal et ce blog est quasi invisible). Chaque billet est généralement écrit en songeant à un lecteur particulier (parfois à quelques-uns), chaque billet ou presque est destiné plus particulièrement à l'un d'entre vous (ne cherchez pas ce soir, c'est très logiquement Aymeric).


Contrainte, dit-il. Ma définition : ce sont des règles qui évitent de réfléchir les jours où l'on a pas envie de bloguer, les jours où l'on n'a rien à dire, les jours où l'on dort debout. (— Mais si tu n'as pas envie de bloguer, tu ne blogues pas, où est le problème? — Mais si je fais ça, je n'aurais jamais envie de m'y remettre. — Et alors? tant pis (tant mieux), quelle importance, puisque justement tu n'auras pas envie? — Je veux atteindre décembre 2012[1]; je ne veux pas céder, même à moi-même, et puis zut.)

La contrainte est simple: écrire tous les jours, chez Alice au moins les jours impairs, chez Véhesse au moins les jours pairs. Chez Véhesse ce n'est pas forcément écrire, ça peut être faire de la mise en forme dans les soutes. C'est d'ailleurs amusant, car je sais que cela doit se voir pour ceux qui me suivent par RSS (il est même possible que cela soit un peu agaçant) et que cela reste invisible pour les autres.


Faire passer la chaîne? Je m'en sens de moins en moins capable, les gens qui ne jouent pas le jeu me vexent (si, si), et j'ai l'impression de toujours mettre les mêmes à contribution. Je propose l'inverse: si vous poursuivez la chaîne à partir d'ici, je vous mettrai en lien en fin de ce billet.


edit le 8 octobre

Je linke Rémi, qui a répondu.
J'ajoute Zvezdo, qui me fait penser à quelque chose: je blogue pour impressionner mon fils (cela ne faisait pas partie des raisons initiales, mais il n'y a pas de petits profits).

Notes

[1] Cela n'est pas un engagement contractuel.

Silence

J'efface ce que j'avais commencé il y a une semaine. Ce qui n'est pas publié aussitôt ne l'est jamais, j'en perds le goût ou le désir.

Il me semble avoir accompli une boucle et revenir aux temps où je ne surfais pas et ne lisais pas de blogs: j'écrivais sur un site, j'en lisais deux, aussi incroyable que cela puisse paraître, je n'avais pas conscience qu'il y avait un "autour", un ailleurs.

Aujourd'hui il me semble que les blogs que je lis retournent progressivement au silence, moins de billets ou plus de billets, disparition. Je me sens gagnée par la même aphasie. Je résiste, mais je me demande bien pourquoi. Par moments j'ai envie de vider mon agrégateur, de fermer l'ordinateur et de ne plus jamais revenir.



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Agenda
Dîner d'anciens élèves. Je n'avais pas envie d'y aller, Paul devait être là, j'ai fait un effort (il ne va pas très bien, il devient tranchant et agressif. Peut-être la période de colère du deuil?)
Il est arrivé avec un petit dossier, le journal de voyage du père d'une petite-nièce qui était parti à la recherche d'Admunsen en 1927. Intéressant et émouvant.

Soirée animée et gaie, beaucoup plus intéressante que la précédente du genre.

Appris en vrac qu'il existait quatre bretons (quatre patois bretons), que baragouiner venait de "bara" et gwen ou gwin (tout en phonétique et de mémoire, donc ne pas s'attendre à de la précision), le pain et le vin (baragouiner : demander du pain et du vin), de même, Ardennes était d'origine celte, Ard-wenn ou Ar-dwen, le pays noir

Scission et baptême

J'ai séparé le "privé" (non littéraire) du reste, ça permettra aux râleurs et aux gentils embarrassés (ceux qui timidement m'avouent que mes tartines concernant les livres ou Compagnon ne les enthousiasment pas plus que ça) de laisser tomber ce qui les ennuie pour se consacrer aux potins.

Le nom vient d'une discussion avec Matoo et Chondre, un jour de représentation de Rigoletto: à l'époque, le copain de Matoo ne jurait que par un fruit puant le fromage; il assurait que ce fruit lui portait bonheur.
Au moment de commenter chez Chondre, pour me différencier d'une autre Alice (blogueuse tandis que je ne l'étais pas encore), je signai donc "Alice du fromage".

D'autres ici savent qu'Alice est mon pseudo le plus ancien, mon pseudo de commentatrice depuis 2004 (putain, etc).

Extrêmement fondue

Décidé de l'avenir de ce blog.

Tandis que je suggérais un nouveau nom, une recherche google nous fit découvrir le site extremefondue.

Je musai derechef autour du nom "extrêmement fondue" :
— Pas fondue, maman, complètement fêlée, oui !
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