Billets pour la catégorie Une enquête sentimentale :

Enquête

Nous ne le savions pas alors, mais ceci est la dernière enquête. Nous l'apprendrons dans une semaine. Au revoir Gwen, et merci.

1/ Non. Juste plongé un pied : c'est froid.

2/ Non, pas vraiment. Je préfére regarder les orchestres, les musiciens, les chœurs.

3/ En principe oui. Mais je n'aime pas la façon dont ils sont commentés, ni les montages saccadés. J'ai un souvenir émerveillé des documentaires des années 70, tournés le plus souvent par des savants anglais en Afrique. C'était des scientifiques, pas des journalistes, pas des documentaristes.

4/ Euh, sans doute que oui: je suis petite, dès qu'il faut faire quelque chose en hauteur (changer une ampoule, atteindre une étagère), il faut que je grimpe.

5/ Jamais.

6/ Oui!! Punxsutawney à cause du Jour sans fin.



7/ Sur la route qui va de la frontière à Stuttgart. Horrible, plusieurs heures sur des dizaines de kilomètres.

8/ Non. Je me rends compte que je mange très vite comme si j'allais être privée de nourriture, que j'ai des réflexes de stockage, d'engrangement. Je ne comprends pas d'où ça me vient.

9/ Non, je ne crois pas.

10/ A la grande époque, sur les blogs, oui.
J'en laisse maintenant moins, tout est devenu plus compliqué, il faut avoir des profils, etc.

Enquête sentimentale

Les questions sont ici.

1/ Oui. Il me sert principalement d'appareil photo et de pense-bête.

2/ Oui. Lundi j'ai eu très froid. (Lundi prochain par rapport à ce post publié un samedi puisque je le rédige mercredi prochain.)

3/ Non (à moins de compter les demandes pour une photo de groupe. Formellement, ce n'est jamais moi qui ai demandé).

4/ Je n'en parle pas pour qu'il se concrétise !

5/ Ces dernières années, j'ai été trahie une fois par an environ. Quelle idée aussi, de s'attacher aux gens et de les croire (et d'y croire)!

6/ Oui. Des petits chats, un poussin (difficile de casser une coquille).

7/ Aucun souvenir. J'avais un an et demi.

8/ Non, j'ai essayé, ça m'ennuie ou ça ne va pas assez vite.

9/ Je ne sais pas. Je ne crois pas: langue trop scolaire, aucune imagination, rien à raconter. Et la conscience aiguë qu'on manque davantage de lecteurs que d'écrivains!

Enquête sentimentale

Les questions sont ici.

1/ Beaucoup moins qu'avant. Je cherche plutôt à comprendre ce qui se passe pour ne pas m'opposer à moi-même, mais détourner le cours de mes émotions (la meilleure explication est celle de la bûche dans le courant: il est stupide de vouloir remonter le courant, mais on peut choisir (ou essayer de choisir) l'endroit où l'on flotte, en plein courant ou près des berges, voire dans un bras mort: je ne m'oppose plus, j'oriente mon moi-même).
Si je dois vraiment vaicre une répugnance, c'est qu'il y a une contrainte extérieure forte; je vérifie alors si elle est légitime. Parfois oui.

2/ A chercher des solutions aux problèmes, à essayer d'envisager de nouveaux angles d'attaques.

3/ Oui. Plusieurs.

4/ Blois

5/ Non. Enfin oui, mais nous étions seules en ligne! (mais avec un chono qui nous a qualifiées pour les championnats de France minimes (où nous fûmes quinzièmes).

6/ Régulièrement. Je suis du matin, mon mode de vie et ma famille contrarient mon rythme spontané.

7/ La décision de mes parents de se marier et de partir au Maroc. Des chemises à fleurs, des guitares, des pavés.
Des hommes de soixante ans m'expliquant que ce fut la chance de leur vie: quand les fils à papas ont déserté pour partir dans le Larzac se sont libérées des places dont ils n'auraient jamais rêvé.

8/ J'essaie. Je vous jure que j'essaie. Mais non seulement je ne sais pas toujours ce qui est politiquement correct, mais en plus je suis plutôt maladroite.

9/ Oui dans les magasins et chez les autres. C'est amusant. Non chez moi. Ça prend de la place et la poussière.

10/ Euh… dans un vote? Pour un choix à faire? Non.
Sinon je suis régulièrement la seule blanche de la voiture quand je prends le RER à 23h. (Je dois avouer que je ne m'en suis rendue compte qu'à cause de certaines discussions FB. Je ne fais pas attention à ça, j'ai l'habitude: à la cité U de Nanterre, il y avait surtout des étudiants des DOM, le RER était déjà très noir…)

Enquête sentimentale

Les questions sont ici.
Réponses apportées le 17 septembre 2016.

1/ Oui !

2/ Jamais.

3/ Oui. Il faut que la longueur des lignes soient correctes, ni trop courtes ni trop longues.

4/ Oui et non: l'entrée à Sciences-Po en première année ("AP"), un examen avec toujours le même nombre de reçus…

5/ Non. Je me souviens qu'ils ont laissé traîner un livre quand j'avais huit ans. En y repensant, il était très bien fait. Mais à l'époque, je n'avais absolument pas compris de quoi il retournait.

6/ Non. C'est assez difficile de croiser quelqu'un qui porte les mêmes tenues que moi, je ne suis pas la mode.

7/ Il me semble que oui, sans doute, il y a quarante ans…

8/ Oui.
Et non, jamais. En général, c'est plutôt le choix inverse qu'on vous demande de justifier. Une amie m'avait expliqué que cela paraissait si invraissemblable à sa famille qu'elle n'ait pas d'enfant après six ans de vie commune qu'ils n'osaient plus lui poser la question: ils supposaient une stérilité.

10/ Très rarement, pour une raison qui va peut-être paraître bizarre: par respect pour le chien.

11/ Ohlala, oui, souvent. C'est un indicateur de ma fatigue, pas de l'intérêt du film!

Enquête

Les questions sont ici.

1/ Une gifle? Oui.

2/ Parce que les parents d'une amie habitaient là, parce que cela permet d'aller dans ma famille et celle de mes beaux-parents sans traverser la région parisienne.

3/ Plutôt oui. Mais j'ai un mode d'attente très particulier, "sans forcer", sans attendre.

4/ Sans doute que oui, comme repoussoir.

5/ Des premières. Des dernières s'il était possible de savoir de façon certaine que c'était une dernière fois le jour où elle a eu lieu.

6/ Euh non. Je ne comprends pas ce que cela veut dire, en fait.

7/ Avec l'époque? Je ne sais pas si c'est avec l'époque. Je pense "avec 80% de mes contemporains". Est-ce la même chose? Je n'ai pas la télé depuis 1984 (année de mon bac), donc je ne connais aucun groupe, aucune musique, depuis cette époque. Un clip pour une chanson (les clips sont apparus à peu près avec Madonna et Mickael Jackson) est encore pour moi une nouveauté, à chaque fois il faut que je me souvienne que c'est devenu le mode "normal" d'écoute d'une chanson. De même, je n'arrive pas à me dire que le portable est devenu le mode "normal" de communication, quelque part au fond de moi je demeure persuadée que c'est une mode, que ça va passer, que c'est juste une parenthèse temporelle. Je n'arrive pas à me dire qu'en ces temps où l'on se dit écolo à grands cris, on trouve démodé une voiture sans clim (j'entendais l'autre jour une conversation hallucinante d'une jeune fille et d'un jeune homme: ce qu'elle était en train de lui expliquer, c'est que sa voiture avait une ventilation et non une climatisation, mais comme c'était inconcevable à ses yeux, elle n'avait pas de mot pour le dire et parlait "d'une climatisation qui ne refroidit pas"). Il m'arrive encore de dire franc pour euro. Et depuis 2014, j'écris 1914, 1915, sur mes chèques: 14, 15, c'est forcément la guerre.
Bref, je me souviens "d'avant". Ce n'était pas forcément mieux, mais il a existé. Parfois j'ai l'impression d'être la seule à me souvenir dans un océan de personnes qui flottent sur le présent. Un peu ce que raconte 1984, finalement.

8/ Dix-neuf ans (critère : ne plus y passer les vacances d'été).

9/ Aucun, je pense. Je suis retournée voir la liste ce que j'avais vu depuis le début de l'année et la réponse est aucun. Une grande empathie avec le personnage d'Une belle vie (Still Life).

10/ Je ne sais plus. Plus je réponds à ces enquêtes, moins je sais répondre. Tout se retourne. Il était entendu dans la mythologie familiale que j'étais maussade et renfermée. Mais finalement, je me trouve plutôt vivante! Ai-je changé, ou m'a-t-on tendu un faux portrait pendant des années? Mais dans ce cas-là, pourquoi?

Enquête

Les questions sont ici.

1/ Non, je ne crois pas. Ou si, peut-être, à Bordeaux, regarder du portail l'état du jardin. Je ne me souviens plus très bien, ça faisait de la peine, j'ai oublié.

2/ Rien. Mais la seule chose que je regrette, c'est de n'avoir pas lu davantage. Quand j'entends des amis dire (le plus souvent parce qu'ils ont eu des enfants tard) qu'ils «ne regrettent pas, parce qu'ils en ont bien profité avant», je m'abstiens de leur expliquer que leur notion de «bien profité» est proche de ma définition de l'enfer: des concerts, des boîtes, du bruit…

3/ Le livre. J'ai développé la théorie qu'il vaut mieux voir le film avant de lire le livre, ainsi on évite d'être dessus déçue. (Lire Autant en emporte le vent, absolument, mais après avoir vu le film.)

4/ Souvent. De plus en plus souvent, en fait.

5/ J'adore choisir des prénoms. Ce fut assez facile, et ce serait encore assez facile. Je crois qu'ils sont déjà choisis!

6/ Souvent. Mais non en terme bio/non bio (ça m'agace: le bon sens consiste à préférer les producteurs indépendants géographiquement proches, pour éviter le transport, la cueillette encore verte, etc. Je me fiche du logo bio), mais en terme d'équilibre global des grandes catégories: légumes et fruits, viande blanche ou rouge, sucre et graisse.

7/ Plus j'en visite, plus il y en a. Retourner à Blois, dominer la Loire (ou à La Chausse-Saint-Victor), habiter Venise dans les quartiers populaires derrière l'Arsenal. Quoi qu'il arrive, un endroit où je pourrais ramer.

8/ Je pense que oui, car il me semble me souvenir de «sept ans de malheur». Mais je ne sais plus.

9/ «Je jure de dire toute la vérité»? Ça existe, en France? quoi qu'il en soit, je ne pense pas l'avoir fait.

10/ Oui, je suis contente d'avoir atterri par hasard à cet endroit. Je ne sais pas si je vais y rester ni si ça durera, mais j'aime beaucoup la variété des tâches, de la plus humble à la plus prestigieuse, et j'admire l'humeur égale de ma collègue.

Enquête

Les questions sont ici.
Réponses apportées le 25 mai 2015.

1/ Non. Cette question me fait prendre conscience que je fuis la salle de bain: "en retard, en retard".

2/ Oui. Une impression d'endormissement, une extinction de voix…

3/ Cela n'est encore jamais arrivé. Trop cher. Mais la prochaine fois, j'espère.

4/ Peut-être. Le côté administratif me gonfle d'avance.

5/ Oui. De façon générale, j'aime être seule (la vie en famille est une constante adaptation).

6/ Je lis. Mais généralement j'arrive à dormir.

7/ Oui. J'ai même un début de collection de quaters de tous les Etats des Etats-Unis.

8/ Oui, des vêtements, deux robes, un gilet rose qui fut ma seconde peau pendant quatre ou cinq ans autour de mes vingt ans.

9/ Oui concernant ce qui m'entoure, non concernant la vie privée des autres (mais ce qui est du respect est parfois considéré comme de l'indifférence — la vie est compliquée).

10/ Non.

Enquête

Les questions sont ici.
Réponses apportées le 19 mai 2015.

1/ J'allais dire Au clair de la lune, mais en fait, je connais :
Mon père avait un p'tit champ d'pois
pandibidibus cum capitatibus
Mon père avait un p'tit champ d'pois
Capita, capitus pan pan dibidibus cum capitatibus

Etc.

J'envie les enfants de connaître des chansons entières de Boris Vian ou Renaud ou de nawak geek.

2/ Du bruit.

3/ Quatorze kilomètres matin et soir l'été de mes quinze ans.

4/ Non et non: un défaut de foi.

5/ Ce sont les mêmes questions que je me pose aujourd'hui, les questions sans réponse, la question de Job (pourquoi les guerres, la faim, les pauvres? (et encore, à l'époque je ne savais rien du sadisme)). Une question que je me posais souvent en regardant les mendiants (au Maroc) était : pourquoi moi je suis née ici et eux là? Une autre était la classique : suis-je en train de rêver?
Elles n'ont pas de réponse humaine.

6/ Des gâteaux secs au distributeur de l'entreprise.

7/ Depuis que je sais conduire, j'ai peur en voiture quand je ne conduis pas.

8/ Non! Je n'aimerais pas ça, cela me ferai honte (à moins bien sûr que ce soit un ami de longue date).

9/ Pas vraiment. C'est souvent de l'utopie politique catastrophiste, ça m'ennuie.

10/ Retour de Florence en septembre dernier, je pense.

Enquête

Les questions sont ici.

1/ Non. Je me suis fait mordre par une couleuvre dans les vestiaires des filles en cinquième. J'essayais (j'ai réussi) de la remettre dans sa boîte. Je m'étais engagée auprès de la prof de biolo à la remettre en liberté. (Je l'ai fait).
Il y a aussi les transports de blattes dans le métro entre la maison et le lycée pour toutes les vacances scolaires (mais on peut difficilement appeler cela "tenir dans ses bras", n'est-ce-pas?)

2/ Charlottesville, Virginie.

3/ Je vois rarement (jamais) de bagage abandonné. Mais je le pense devant les sacs plastiques, les boîtes en carton, oui. (Et je ne fais rien, je ne dis rien, parce que zut).

4/ Bien, merci. Et vous ?

5/ Non.

6/ Non. En revanche, au niveau "couple", oui, notamment pour refuser d'aller travailler dans l'armement pour Thomson. (La raison me paraît évidente.)

7/ Un bouquet de temps en temps. Pour le fleuriste du marché (le problème du marché, c'est que je le vis comme un appel à la solidarité: je pense à son chiffre d'affaires devant chaque commerçant).

8/ Ma vie est un boycott permanent: les cons (sous-catégories: les commerçants désagréables, les blogueurs insupportables), les produits animaux en supermarché, les lingettes nettoyantes (très difficilement biodégradables), de nombreux produits "modernes" qui me paraissent ridicules dans leur débauche de packaging par rapport aux besoins qu'ils satisfont, les émissions de télé débiles, les vidéos youtube postées par les terroristes (ça doit pouvoir entrer dans la catégorie "cons"), les mots anglais inutiles (comme packaging!!), les mots français récents qui remplacent des mots traditionnels (éditer pour modifier, compliquer pour complexifier, finaliser pour finir ou mettre la dernière main, solutionner pour résoudre)…

9/ Mon nom, non (du moins pas en France), celui de mon homme, oui, à Nogent-en-Bassigny.

10/ Non, je ne crois pas.

Enquête

Les questions sont ici.

1/ Je ne pense pas en ces termes-là. Je n'ai pas l'impression d'être une personne différente.

2/ Je préfère les grands ou gros chiens. Je ne suis pas trop "chien de compagnie", plutôt chien de berger.

3/ Non. Je lègue mes San Antonio à ma fille.

4/ Non, je ne crois pas.

5/ Amsterdam.

6/ Oui!

7/ Non. Je n'y arrive pas. Je voudrais des rituels pour penser moins et aller plus vite mais je n'y arrive pas.

8/ Ne plus penser à l'argent! (Faire des travaux dans la maison.)

9/ Je ne sais pas. Ai-je un meilleur, ai-je un domaine? Je n'ai pas l'impression.

10/ Rien. Je m'endors.

Enquête

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1/ Une camionnette de déménagement.

2/ Oui, alternivement chez mes grands-parents paternels et maternels.

3/ J'ai reçu une très jolie carte postale de l'abbaye de Vilelongue.

4/ Ça m'est égal, en fait. La photo n'est qu'un support de souvenirs, un déclencheur. Elle n'est pas le souvenir (la chaleur, l'odeur, les pensées, l'avant et l'après le moment de la photo). S'il s'agit de quelque chose que je ne connais pas, la couleur donne davantage d'informations. Le noir et blanc donne une image triste du monde (les photographies noir et blanc de Venise avant la deuxième guerre… terrible, on dirait un taudis.)
Les portraits sont beau en noir et blanc. La lumière est plus belle.

5/ Nous allons régulièrement au restaurant, chaque fois que nous sommes à Paris ensemble à l'heure d'un repas (à condition d'avoir une vision extensive du restaurant: brasseries, crêperies, bistrots, etc).

6/ Là aussi, à condition d'avoir une vision extensive du restaurant, cela m'arrive tout le temps.

7/ Je suppose que oui, mais c'est le genre de contingences qui ne me marque pas.

8/ C'est-à-dire? En ne vivant pas ensemble tout le temps? Ou en ne connaissant pas physiquement la personne? Les années d'études ont été des années de séparation intermittente.

9/ Plutôt, oui, même si les années de collège sont l'enfer.

10/ Ça c'est difficile. En fait il faudrait que vous même répondiez à vos questionnaires, éventuellement avec quelques semaines de décalage. Si vous vivez sur l'île, partez-vous en vacances, ou vous considérez-vous perpétuellement en vacances?

Enquête

Les questions sont ici.

1/ Je crois que je peux pardonner un scénario faible si la mise en scène est superbe (après tout, les meilleures histoires sont déjà écrites, nous ne sommes que dans la variation) tandis que l'inverse ne fera qu'accroître ma frustration. Mais je n'ai pas d'exemple à donner ni de l'un ni de l'autre.

2/ La prof de latin nous a conseillé de ne pas écrire sur nos textes de version: «Parce que si vous partez sur une mauvaise piste, et que votre sujet est griffonné dans ce mauvais sens, vous n'arriverez jamais à sortir de votre mauvaise analyse grammaticale».
Le plus souvent il ne s'agit pas de conseil mais d'exemple: je m'inspire de ce que fait mon entourage, j'imite. C'est ainsi que j'ai cherché une voiture sur leboncoin parce qu'Annie l'avait fait. Ou mon père à qui j'annonce que je vais tailler les rosiers: «A dix centimètres?» (c'est ce que faisait sa mère) «Euh, je pensais plutôt à soixante». Mais finalement, je vais sans doute me rapprocher de ce que vient de me dire mon père.

3/ Il faut en avoir suffisamment pour ne jamais y penser. J'aimerais en avoir suffisamment pour ne jamais y penser.
J'y fais attention désormais car je m'en veux d'en avoir autant perdu dans des fadaises ou par manque d'attention toutes ces années. Nous avons été fous, dommage.

4/ Oh oui, je dirais presque «souvent». Disons que ce n'est pas exceptionnel.

5/ Non. Je n'ai jamais vu de phonographe ailleurs qu'en vitrine ou dans des films.

6/ Oui. Par fierté et par peur du pouvoir que cela donne sur moi. Je ne fais pas assez confiance aux gens pour me présenter en position de faiblesse. Ils en profitent toujours.

7/ Quinze ans, bientôt seize.

8/ Rien d'original, je crois.
Citons Aline qui nous a rejoint un jour aux Cruchons (il faisait beau, nous étions en terrasse: mai ou juin 2009?) Pas si évident de se joindre à un groupe où l'on ne connaît personne, suite à une invitation sur internet, sans avoir jamais fait un commentaire ou laisser un signe auparavant, en totale inconnue. Ce qui me frappe, ce n'est pas l'originalité mais le courage de la démarche.

9/ Très rarement, quasiment jamais.

10/ Me recoucher, je pense (lundi de Pâques, 7h02, je me suis levée à quatre pour travailler tranquille, je viens de bloguer une heure).

Enquête

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1/ Une fois de temps en temps, il y a très longtemps, je suppose. Je n'aime pas ce genre de questions car on est sur des concepts flous (aimer, être amoureux ne veut pas dire la même chose pour tout le monde, visiblement. Je me méfie de ces mots comme de la peste et m'en sert le moins possible. J'ai l'impression qu'être amoureux signifierait finalement le contraire d'aimer, non pas détester, mais quelque chose de passager par rapport à quelque chose de durable.)

2/ Oui, quand j'étais enceinte du premier. J'avais trouvé un super-livre d'une Australienne avec des idées bizarres pour s'habiller (une partie consistait à piquer les habits de son mec: ses chemises portées sur votre jean qui ne fermait plus mais tenait par des bretelles). C'était fun mais pas très sérieux au bureau.

3/ Quatorze, seize heures? (Dans l'absolu. Aujourd'hui, si j'atteins dix heures, c'est déjà très bien. Je n'ai pas de sommeil en retard au-delà de la semaine).

4/ Non, je ne crois pas.

5/ Non plus.

6/ Plus jamais. Il y a de trop bons joueurs autour de moi.

7/ Non.

8/ Très rarement, il faut qu'il soit très mauvais, auquel cas le plus probable est que je l'abandonne, je n'ai plus de temps à perdre.

9/ Oui, mais à l'envers, non pour m'échapper, mais pour rentrer: quand j'étais interne à Versailles, le dernier train de Paris arrivait à une heure huit et l'internat fermait à une heure. Je montais le long d'un gros pylone en ciment en me servant des traverses comme d'échelle et passais par dessus le mur.

10/ Oh oui. Même plusieurs. Cela ne change rien à la vie. Souvent je prends connaissance des faits importants par mes amis FB (j'ai des amis très sérieux).

Enquête

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1/ Rien d'aussi spectaculaire que dans les romans pour enfants, mais peut-être le grenier de ma grand-mère maternelle dans laquelle se trouvait une collection complète de Paris-Match (mon goût des robes droites sans manches vient directement de Jackie Kennedy) et de Selection du Reader's Digest (histoires extraordinaires de gens ordinaires vous apprenant qu'il ne faut jamais abandonner et conseils pour maigrir).
Il y avait aussi le livre de catéchisme de mes tantes (années 50) et leurs livres de prix (beaucoup de contes à la Grimm, les ancêtres de l'héroic fantasy actuelle).

2/ Non, je suis arythmique. Cela me désole, j'aurais adoré bien dansé le rock et la valse.

3/ Plutôt pour conforter mon humeur. Ou plutôt parce que j'ai l'humeur à écouter de la musique.

4/ En fait, à bien y réfléchir, je ne crois pas. Et je ne sais pas si j'en ai envoyé. j'ai un souvenir vague, mais je ne sais plus s'il s'agissait de moi ou d'un proche. Ou d'un rêve, ou d'une reconstitution.

5/ Le déroulement, non. Tout au plus le choix des chaussures et du sac. Comme me disait un ami: «Ah oui, c'est vrai que tu rames par tous les temps.» (Honnêtement, une fois sur l'eau, on ne s'en rend même pas compte).

6/ Des forces mystérieuses? Des grandes règles paraissent se dégager: quand tout commence de travers une journée il vaut mieux ne rien faire d'important et attendre le lendemain, il y a des périodes où tout se complique (là encore il vaut mieux attendre), parfois à l'inverse tout tombe en place. Je ne pense pas "forces mystérieuses", je pense "hauts et bas", vagues, comme en mer. (Ce n'est peut-être qu'une autre façon de dire la même chose).

J'ai été très impressionnée d'apprendre que St Ignace conseille, quand tout va bien, de s'observer afin de se souvenir de son attitude intérieure quand tout irait mal: cela signifie qu'il partait du principe qu'inéluctablement tout irait mal, puis bien, puis mal, etc.

7/ Ah oui, je crois: celle de vivre, de ne pas perdre une minute (y compris pour perdre mon temps): il n'y aura pas de seconde chance, cette minute ne reviendra pas. Le sentiment de l'urgence d'être heureux, de l'obligation d'être heureux, avant que le Gulfstream ne s'arrête, que Daech ne nous envahisse, que le ciel ne nous tombe sur la tête: prendre conscience de toute notre chance.

8/ Genre Sheldon dans The Big bang theory? Pas vraiment, mais j'ai un très beau et confortable fauteuil à bascule (malheureusement il ne bascule pas assez).

9/ Parfois. Ça m'agace.

10/ Oui. Une mémoire très nostalgique, une mémoire qui me replonge aussitôt dans le lieu où l'odeur ou parfum a été senti.

Enquête

Les questions sont ici.

1/ Oui, ce qui ne veut pas dire qu'elle est juste!

2/ Au collège, très souvent, au lycée, moins, après le bac, non.

3/ Oh oui, volontiers, tout de suite.

4/ Oui, que je sois seule ou pas : quand je travaille.

5/ Particulièrement, non. C'est une sensation assez courante, pour moi.

6/ Non, ce n'est pas du tout mon genre. Je crois que c'est une façon d'être très malheureux toute sa vie.

7/ Oui et non. Non parce que j'étais une bonne élève; oui parce que je me suis en quelque sorte effondrée intérieurement en terminale (aujourd'hui je suppose que j'ai fait une dépression) et je me suis retrouvée en hypokhâgne alors que toute ma famille attendait math sup: comment allais-je pouvoir gagner ma vie "en littéraire" puisque je ne voulais pas devenir prof était la grande inquiétude de mes parents.

8/ Oui: l'eau, les fleuves, les rivières, les paysages quand je rame.

9/ Oui, sans conteste, ma grand-mère paternelle.

10 / Non, pas suffisamment pour que cela m'ait marquée.

Enquete

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1/ Non, j'ai juste l'impression que "cette fois-ci, c'est bon, je vais me noyer". (Mais je commence à m'étonner de la fréquence des variations sur ce thème dans ce questionnaire : la rédactrice du questionnaire aurait-elle tendance à se noyer dans un verre d'eau? Ou ne comprend-elle pas pourquoi les personnes autour d'elle se noient dans des verres d'eau?)

2/ Non, plus maintenant ou pas en ce moment (cela reviendra-t-il?) Trop de projets, une tension vers l'avant. J'essaie au présent de ne pas renouveler les erreurs du passé (dont entre autres celle de ne pas avoir suffisamment profité du présent).

3/ Profession? Euh, aucune. Rouage administratif dans une entreprise, c'est une profession? Mettons quatre domaines (comptabilité, maîtrise d'ouvrage, audit, veille économique) dans un même secteur, l'assurance. Aujourd'hui je suis quasi chef de minuscule entreprise, ce qui comprend un peu tout.

4/ Le Petit Raporteur, vu sur la première télévision achetée à la maison. (Mais avant, il y a dû y avoir l'été chez mes grands-parents: le tour de France, Intervilles et Dorothée, le tout début de Dorothée: impossible de dire ce qui est premier).

5/ Tout le temps, même sans m'en rendre compte. En réalité, c'est une catastrophe, je m'aperçois que beaucoup m'ont prise au sérieux quand je ne l'étais pas, et inversement. (Le 2, ici, c'est tout à fait moi.) J'essaie de ne plus le faire.
Je crois que cela a beaucoup désarçonné ma fille, qui ne comprend pas le second degré. Je crois aussi que c'est pour cela que The Big Bang Theory m'est si cher (Sheldon, Bazingua, sarcasm).

6/ Difficultés, pas exactement, mais quelques sueurs froides malgré tout.

7/ Franchement, imaginez-vous quelqu'un en train de répondre qu'il est insensible?

8/ Non. Oui, pour les étoiles.

9/ J'aime les bons guides de visites guidées.

10/ J'aime prendre soin des objets. Ce n'est pas que je n'aime pas les tâches ménagères, c'est que dans la liste des priorités, elles sont très bas. (J'aime le soin du linge, du cuir. J'aime le jardinage. J'aime l'entretien. Mais il y a toujours plus urgent.)

Enquête

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1/ Oui, plutôt. C'est l'avantage de vieillir, je n'ai plus peur de sourire aux inconnus.

2/ Pas vraiment, seulement les plus courants: chêne, platane, tilleul, maronnier, châtaignier, saule pleureur, saule.

3/ Huit ans, à vélo.

4/ Non, pas de dents de sagesse — arrachées avant d'avoir poussé, le jour de la chute du mur de Berlin. A l'époque il y avait une campagne en faveur des femmes battues, je prenais l'avion Bordeaux-Strasbourg pour des raisons professionnelles, tout le monde m'a regardée: j'avais deux yeux pochés (mais personne n'a rien dit).

5/ Oui, toujours. Je ne connais pas l'autre option.

6/ Ça dépend des moments, ça dépend pourquoi, et je suis mal placée pour en juger. Je suis très motivée pour ne pas m'embarrasser d'objets et de démarches inutiles. Parfois il me faut beaucoup de temps pour arriver à une conclusion simplissime. C'est rageant mais c'est comme ça. («Mais pourquoi ne pas y avoir pas pensé plus tôt?»)

7/ Non. Il y a eu une censure à l'inverse: mes parents ont rejeté certains prénoms au prétexte qu'ils étaient portés par des vaches de la ferme (Barbara, etc.)

8/ Je ne danse pas. Un rock quelconque au mariage de Matoo.

9/ Magasin je ne crois pas. A la poste, oui. (Une fois j'avais emmené les enfants entre deux et huit ans, j'ai dit que j'allais attendre en ne leur interdisant rien. (Je voulais des timbres de collection, grave exigence)).

10/ Je pense que oui. Avec ou sans animaux? Une vraie ferme, une vraie vie de paysan (animaux + cultures), est une contrainte très lourde. Je serais frustrée de tout ce que je ne pourrais plus faire. Je crois que je ne pourrais plus, que je le peux moins que quand j'avais vingt ans.

Enquête

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1/ Je suppose que oui, sans vraiment le savoir, puisque j'ai un téléphone portabe: plan de Paris, kilométrage à l'aviron, cela doit se faire à partir d'un GPS. Mais pour les "vrais" trajets en voiture, je préfère les cartes. Elles donnent une vue générale, elles donnent des envies, des idées, des possiblités de détours, d'échappées.

2/ Enormément. Où, quand, arrêtez-vous l'enfance? Je vais citer celui que je connais quasiment par cœur, et dont beaucoup de bribes me remontent en diverses occasions quotidiennes: Les lettres de mon moulin de Daudet.

3/ En Grèce, toujours (je dis "toujours", car j'ai l'impression de répondre souvent "en Grèce", ou "la Grèce"). Donc en juillet (à moins de compter l'aviron sur la Seine comme "bain de soleil": dans ce cas en octobre ou novembre à La Défense!)

4/ Tout le temps. Peut-être un peu moins qu'avant, j'essaie d'obéir à mes alertes intérieures. Mais il y a "je ne devrais pas" et "je ne devrais pas": il y a ceux qui correspondent à des entêtements et de l'obstination et qui sont de la bêtise (et on ne devrait pas!), et il y a ceux qui correspondent à des ruptures des conventions, qui sont plutôt "ça ne se fait pas": et là, il faut le faire!

5/ Oui, en particulier quand j'ai mal à la gorge.

6/ Oui. D'une part ils permettent d'obtenir un résultat tangible et durable, quelque chose "qui se voit" et "qui reste" (contrairement à la cuisine), d'autre part ils sont une façon d'user le temps, le chagrin et d'acquérir une sorte de sagesse. Par exemple, lorsque nous (Hervé ou moi) sommes en train de faire un travail intellectuel et que nous y découvrons une imperfection sans avoir le courage de tout reprendre pour que ce soit parfait, je rappelle cette leçon du tricot: quand le pull est fini, celui qui l'a tricoté ne voit plus que le défaut, et il est condamné à ne voir que le défaut aussi longtemps que le pull sera porté. Cela vaut la peine de détricoter et retricoter pour la paix de son esprit.

7/ Oui. Comment faire autrement quand on a des animaux? «Trois chiens pour un cheval, trois chevaux pour un homme.» (Je pense que ce n'est plus valable.)
Il y a une mort de cheval particulièrement atroce que je n'ai jamais racontée (un cheval de club, je n'ai jamais eu de cheval en propre).

8/ Non, je ne m'y sens pas bien. Souvent trop de vent, trop froid, mal assise, trop de bruit. J'aime les cafés, les bibliothèques.

9/ Enfant, chez la marraine de ma mère. Plus tard, jeune mère, en "sortant" les enfants au parc l'après-midi. Je ne peux pas croiser des parents poussant des poussettes dans les parcs dans frissonner d'horreur au souvenir de cet ennui mortel. Et tout ça pourquoi? Parce qu'on (mais qui, "on"?) nous avait convaincu qu'il fallait sortir les enfants. Alors qu'en réalité, ils s'en moquent, ils grandiront de toute façon.

10/ Je ne sais pas. J'essaie de faire simple. Dans ce domaine, ma vie professionnelle m'a aidée. J'ai eu des chefs remarquables de ce point de vue.

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1/ Je ne comprends pas trop ce que ça veut dire. Mon seul but est de ne pas m'ennuyer.

2/ Non.

3/ Une sorte de grille en caoutchouc ajourée comme dans les fermes, ça compte pour un paillasson?

4/ Bof. Il y a plutôt des moments où je suis particulièrement inefficace: une fois la nuit tombée.

5/ Oui. Je mets des liens: des réponses ici, ici et ici.

6/ Il doit bien y en avoir un (il me semble impossible qu'il n'y en ai pas un, inconsciemment) mais je ne vois pas lequel. L'importance du petit déjeuner?

7/ Ecrire oui, parler, je ne crois pas. J'utilise «si je puis dire».

8/ Plutôt par étapes (si l'on considère que le cycle vaut répétition).

9/ Aucune. Un fond de jazz. Ce n'est pas moi qui choisis. Je n'écoute de la musique que quand je suis seule, je ne suis même pas sûre que le reste de la famille est conscience que j'écoute parfois de la musique.

10/ Jamais sauf depuis l'attentat contre Charlie. "Si on m'avait dit que…"

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1/ Non, mais j'ai des amis avocats. Deux enseignements : gagner un procès est aléatoire («on ne sait jamais à l'avance», nous disait une amie, très douée dans son domaine) et les avocats sont payés pour trouver des problèmes, pas des solutions. (Ils sont terribles, ils ne pensent pas comme nous, ils sont à rebrousse-poil du sens commun. C'est très spécial.)

2/ Pas spécialement, mais plus que je ne pensais.

3/ De temps en temps, depuis que nous avons des voisins sociables.

4/ J'ai un manteau rouge, un cartable noir et une écharpe orange.

5/ Je ne veux pas en parler (mais quelle horreur!)

6/ Plutôt jamais. Il arrive régulièrement qu'elle ne soit pas fermée une nuit entière. Nous nous en apercevons au matin.

7/ Non.

8/ Non. (Mais j'aimerais bien que quelqu'un parmi ceux qui répondent à ce questionnaire dise qu'il est chef d'Etat).

9/ Souvent je pense. Autant j'aime la logique, autant il me semble que trop de cohérence est dangereux ("idéologie", logique d'une idée).

10/ Pas vraiment, mais surtout par manque de culture, d'éducation. Je crois que je pourrais facilement faire des progrès en travaillant.

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1/ Non. Mais je ne suis pas sûre d'en avoir vraiment eu. Des béguins inavoués. Je le répète, j'étais atrocement timide (et j'ai l'impression d'être en train de le redevenir). Parfois je cherche dans FB. Le module de recherche a changé récemment, il ressemble davantage à ce qu'il était il y a six ans, quand on pouvait indiquer des régions, des tranches d'âge… Je crois que j'ai vu les enfants de l'un d'entre eux. Il ne m'était jamais venue à l'idée qu'il pouvait avoir des enfants. Ça m'a émue.

2/ Non. Un petit tiroir avec de l'aspirine, du doliprane, du Vicks, de l'homéoplasmine, de l'hexomédine, du smecta. Si cela ne suffit pas, nous allons chez le médecin.

3/ Oui. Avant d'être à La Défense et de découvrir que je pouvais ramer le midi. C'est le plus souple, le plus simple, quand on a très peu de temps. Mais c'est peu intéressant, peu de technicité dans les gestes, pas de progrès dans la connaissance d'un sport, juste de la répétition de mouvements. A ne pratiquer que lorsqu'on n'a pas le choix de faire un "vrai" sport.

4/ Qui peut répondre à cela avant d'avoir affronté l'épreuve? La lecture des témoignages du victimes du stanilisme ou de l'hitlérisme prouve que nous savons bien peu qui nous sommes. (Je suis frappée par les personnes proches qui trahissent ou à l'inverse, les personnes peu connues qui restent droites malgré les menaces (cf. par exemple Le Vertige de Guinzbourg ouVie et Destin).
Il y a une façon moins dramatique de considérer la question. Quel musicien, à une admiratrice qui lui disait : «Maître, je donnerais ma vie pour jouer comme vous», avait répondu: «C'est ce que j'ai fait, Madame» ?

5/ Je l'ai beaucoup fait; je ne le fais plus. J'ai renoncé à l'idée que c'était compréhensible.
Celui qui m'avait impressionnée, c'était Paul: comment avait-il fait pour vivre sans jamais se poser la question?

6/ Malagar était-il un voyage? Par amitié, pour faire plaisir. Ou Liège (en décembre, je n'ai encore rien mis en ligne à ce sujet)? Pour tenir une promesse après avoir poussé quelqu'un à intervenir en colloque.
La Grèce? Pour "consoler" Hervé qui avait été si affecté par le fait que j'aille en Grèce l'année précédente dans un cadre jésuite.

7/ Pas vraiment. Je pense que c'était chez une voisine.

8/ Plus jamais (je craque de partout très facilement, des mâchoires, des lombaires, mais je ne m'amuse plus à cela, ça m'est passé).

9/ Oui, merci.

10/ Oui, et non: les livres, c'est cher. J'étais idiote aussi: je faisais du baby-sitting pour les amis de mes parents et je refusais d'être payée (aujourd'hui, je me demande bien pourquoi: une notion mal comprise de l'amitié. Je comprends maintenant qu'ils auraient été contents de "m'aider" un peu).

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1/ Oui. J'adore ça. La première fois cela devait être en stop, d'ailleurs, de la base de parachutisme de Royan à la gare… (était-ce le jour où nous sommes arrivés trop tôt car c'était le week-end du changement d'heure fin mars, ou plus tard, dans la première semaine de juillet? Je ne sais plus.)

2/ Euh oui. Rapide et régulière.

3/ Oui. Je suis fidèle si le travail est bien fait et si les gens sont serviables (sachant que l'on peut être serviables et revêches (comme les Vénitiens, par exemple, qui rendent toujours service sans jamais sourire). Je suis partisante du "vote avec les pieds": retourner aux endroits biens, boycotter les cons (je sais, on est toujours le con de quelqu'un. Mais tout de même, cela a un sens de favoriser ce qu'on aime).

4/ Non, sauf les contes. J'aime beaucoup les contes, ils sont riches d'enseignements. Il faut se conduire bien sinon tôt ou tard on en paie le prix, mais contre le mal, c'est la ruse plus que la droiture qui triomphe. Ce n'est pas une morale judéo-chrétienne, c'est très intéressant que ce soit cela qui soit transmis par la culture populaire. Je suis frappée du nombre de contes dans lesquels le diable perd parce que le héros triche ou détourne les règles du jeu en jouant aux cartes ou aux dés contre lui.

5/ Beaucoup moins souvent qu'on ne m'en accuse! (Smiley ou pas?)

6/ Que je n'aime pas souffrir inutilement.

7/ Suis-je responsable de quelqu'un ou quelque chose? oui. Prends-je mes responsabilités? depuis cinq ans, depuis que je me suis rendue compte que je devais avant tout compter sur moi seule et que mes décisions n'étaient ni meilleures ni pires que celles des autres, oui.

8/ Non. Mais j'aime la bonne pub, celle qui ressemble à un conte, justement, ou une fable de La Fontaine, avec un développement, un paroxysme, une chute. C'est magique quand c'est bien fait.

9/ Oui. D'ailleurs la chatte s'appelle Charlotte parce qu'à l'époque où elle est entrée chez nous nous mettions des charlottes par-dessus le produit anti-poux (qui était tout simplement de l'alcool à 70°).

10/ Hum, voilà une question intime. Je ne suis pas sûre de ce que c'est, mais je vais répondre: j'essaie.

Enquête

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1/ Ce blog et ces réponses en sont la preuve.

2/ Albrecht Mayer.

3/ Beaucoup et d'aussi loin que remontent mes souvenirs.

4/ C'est loin… Le plus probable reste quelques mûres sauvages.

5/ Jamais. Même quand je ne fais rien, c'est une activité décidée et mesurée dans le temps.

6/ Je suppose que oui. Mais comment savoir? Au lycée, j'avais une tendance "je m'en fous" très marquée (je répondais ça à à peu près tout), un à-quoi-bonisme généralisé.

7/ L'aubergine.

8/ Oui (hélas, comme dirait Gide).

9/ Non.

10/ Non. Mauvaise habitude parfois embarrassante. Il m'est arrivé de quémander quelques centimes!

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1/ Question embarrassante qui relève de la coquetterie. La réponse est oui: globalement marron, d'un vert "intérieur de grain de raisin" quand il y a beaucoup de soleil.

2/ L'île de Bréhat en 2005… mais à part ça… que des presqu'îles, finalement.

3/ Elue? Déléguée de classe, mais ce fut plutôt une désignation d'office qu'une élection.

4/ La guerre des six jours.

5/ J'étais à l'étranger pour mes premiers souvenirs (à moins que ce soit maintenant que je sois à l'étranger — après tout c'est relatif).

6/ Non.

7/ C'est compliqué. Une biographie d'Ella Maillart serait fun. L'occasion de voir du pays. Ou alors un film sur la vie de Gertrud Bell, pour la faire connaître.

8/ Oui — mais pas parce que je ne reviens pas, parce que je reviens par un autre moyen.

9/ Non.

10/ Aujourd'hui, non. Le sport est devenu si décevant, entre l'argent et le dopage. J'essaie de trouver un contre-exemple pour ne pas paraître trop négative mais je n'y arrive pas.

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1/ Oui oui. Voir ici.

2/ Celle qui dit : «les mots des pauvres gens, ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid» (c'est très précisément ces mots que j'aime. Pour le reste, elle est, je m'en rends compte en la relisant, en complète contradiction avec la réponse 8 — ou en complète résonnance).

3/ Non, sauf quand il y en a un qui pète les plombs. Nous avons même plutôt eu, en vingt-cinq ans, de très bons voisins.

4/ J'imagine que oui. Je suis sûre d'avoir eu des désirs de vengeance, mais suis-je passée à l'action? Aucun souvenir ne me vient à brûle-pourpoint. Cela provient de la conviction qu'une vengeance me portera davantage préjudice qu'à ma victime, que ce serait faire trop d'honneur à la personne dont je souhaiterais me venger que de m'abaisser à cela… (En fait je suis d'un orgueil épouvantable.)
Et puis je crois au karma: "si tu t'asseois au bord de la rivière, tu verras passer le corps de ton ennemi".

5/ Je les roffre, je les donne, je les vends (très pratique quand les enfants étaient petits, la kermesse de l'école).

6/ Je n'ai pas dit ça depuis… mes cinq ans? Ou peut-être que oui, mais en cas de dénouement favorable, genre poser la bonne carte sur un tour de belote?

7/ J'aime voyager par ivresse de connaître, parce que j'ai passé mon enfance dans un triangle Blois-Vierzon-Bourges, parce que le monde est beau, et qu'il faut vérifier que les livres ne mentent pas, ni les films, et que «Regarde de tous tes yeux, regarde!»

8/ J'attends qu'il s'amortisse. Il n'y a rien à faire. Et je ne crois pas (plus) qu'on guérisse d'un chagrin, et je trouve cela très rassurant. Cela veut dire que l'objet du chagrin nous tenait vraiment à cœur.
C'est une idée très forte que j'ai trouvé parfaitement exprimée, mais dans le cas inverse (la disparition du chagrin), dans L'Inauguration de la salle des Vents (premier extrait du billet): «tant qu'tu souffrais tu r'grettais quèque chose, c'est ben qu'y avait quèque chose à r'gretter, tandis que là putain si t'as plus mal c'est qu'tu r'grettes rien, et si tu r'grettes rien c'est qu'y avait rien, c'est qu'y a rien eu, niente, nada, ouallou, que dalle (et ça putain c'est ça qui fait mal…).»

9/ Oui, très souvent, c'est un premier réflexe (smiley).

10/ Brouillés.

Enquête

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1/ Oui. Mais j'ai du mal à me coucher depuis quelques temps, je ne respire plus, poumons diminués.

2/ Je suppose que oui. Mais répondre réaliste serait tout aussi vrai. Les deux. ("Soyez réaliste, demandez l'impossible" : voilà.)

3/ La fille aux yeux d'or.

4/ Non. C'est trop compliqué, cela demande de penser à trop de détails. Cela m'effraie.

5/ Ah. Pour moi ce sont deux noms pour la même chose : le hasard comme signe du destin…

6/ Non. Des cris de guerre selon les circonstances. "Osons !" selon un ancien collègue, et "Rien de sérieux sans silence".

7/ Oui. J'ai toujours été convaincue que oui. Mais cependant "têtue", "insolente", etc.

8/ Régulièrement, mais pas à la télé quand elles passent : en achetant ou empruntant les DVD.

9/ Non. Idéalement, ce n'est pas moi qui m'en occupe!

10/ Hier (je réponds mercredi 31 décembre 14) : la main des commissaires aux comptes.

Enquête

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1/ Une image où j'ai quatre ans avec un chiot dans les bras. Mais c'est surtout pour le lieu où a été prise cette photo. Prenons une photo parmi les plus récentes : cet été.




2/ Oui, sans doute, mais très simple, genre une pyramide avec un trou et des douves ou démoulage d'un seau de plage.

3/ Non, jamais assez de neige.

4/ Non, c'est d'ailleurs un problème, car c'est alors très difficile de "penser". «Suis-je représentative?» est la question que je me pose avant toute généralisation (même si je ne le laisse pas toujours paraître, discussion animée oblige).

5/ La cardamone.

6/ Aucune idée. Sur une aire d'autoroute? Sur les hauts de Capdenac en revenant du mariage de mon oncle? Je n'aime pas beaucoup les piques-niques, ce n'est ni pratique ni confortable. (A moins que l'on ne parle de repas sur le pouce "tiré du panier" : dans ce cas fin novembre).

7/ Oui: elle porte le nom de l'héroïne de ma ville natale.

8/ Non, je ne pense pas. J'ai une mère qui dramatise toujours tout, nous avions l'impression d'être très pauvres et de devoir être heureux d'avoir quelque chose à nous mettre sur le dos (ce qui n'est pas faux dans un certain sens). D'autre part, elle tricotait (beaucoup et bien), il aurait été méchant de refuser de porter quelque chose de tricoté (les enfants d'aujourd'hui n'ont peut-être plus ce genre de scrupules). Il ne nous serait pas venu à l'idée de protester. Je me souviens que lorsque j'ai eu douze ou treize ans, c'est mon père qui est intervenu en notre faveur: ma mère ayant émis l'idée qu'il fallait qu'elle nous tricote de nouveaux survêtements (!! For God sake!), les anciens étant devenus trop petits, il est intervenu pour dire que les suivants seraient achetés (je ne peux pas rire des "pulls moches" ainsi qu'internet nous y invite en ce moment).

9/ Non, sauf quand je parle ou ris trop fort sans vraiment m'en rendre compte.

10/ J'en ai peur !

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Réponses apportées le 18 décembre 2014.

1/ Oui, même si ça demande beaucoup de temps car je ne suis pas très organisée. L'obstination n'empêche pas la proscratination.

2/ Oui. J'ai facilement l'impression que la réalité m'échappe, que je me trompe de réalité: quand une personne est en retard (est-ce le bon jour, n'ai-je pas rêvé, etc), quand un train fonce dans la nuit (ai-je pris le bon train, suis-je sur les bons rails), quand personne ne s'insurge contre ce qui me paraît inacceptable (suis-je donc la seule à voir ce que je vois, entendre ce que j'entends); en un mot, une profonde impression du monde comme décor susceptible de changer sans que je sois prévenue que la pièce jouée n'est plus la même.
(Il y avait cette émission à la télévision qui consistait à changer le décor d'un appartement pendant l'absence de son propriétaire: si vous me faites ça, vous serez obligé de m'hospitaliser pour choc nerveux).

3/ Peut-être. Peut-être que oui. Ou peut-être n'est-ce qu'un retour, après une certaine extériorisation, des rencontres, un retour, donc, à la solitude. Mais bien entendu, ce n'est plus la même, ne serait-ce qu'à cause des blogs, de FB, etc.
Et sinon, avec une vingtaine de kilomètres d'aviron par semaine, je gagne en force.
Et je dors moins (je ne sais pourquoi, cela a peut-être à voir avec le point précédent).

4/ Question difficile, oui et non me semblent également vrai. Non parce que je n'attends pas grand chose et que je reçois tant (c'est incroyable la chance que j'ai); oui parce que… je ne sais pas, parce qu'on m'a menti, il n'y a ni lutin, ni fée, parce que les méchants gagnent et ne sont pas punis et que je ne m'y habitue pas.

5/ Oui s'il s'agit de rester chez soi, non si c'est pour tenir un intérieur impeccable! (J'admire Mrs Dalloway, mais l'idée de devoir accomplir ce qu'elle accomplit me panique complètement: je suis incapable de "gouverner mon intérieur", d'organiser un simple dîner… cela ne m'intéresse pas.)
Une chose est sûre : une maison est comme un enfant supplémentaire, il faut s'en occuper, sinon elle tourne au chaos, et c'est bien difficile en étant salarié.

6/ Oui, les sièges baquets de la Fiat 124 de mes parents. Jaune vif, moteur à l'avant.

7/ Pas de musique, des habitués au comptoir. Mais quel que soit le café, l'important est de devenir soi-même un habitué, avoir une tête reconnue.

8/ J'éprouve de l'admiration pour les gens qui gardent leur calme dans les situations énervantes. Donc , par exemple.

9/ Qu'est-ce que ça veut dire ? J'ai une conscience aiguë du bien commun, de l'intérêt général, donc je pense que je dois répondre oui.

10/ Il ne varie pas selon les saisons mais selon les vacances scolaires (je me traîne mollement le matin si je n'ai pas les enfants à emmener au RER), ce qui revient presqu'au même, mais pas tout à fait.

Enquête

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1/ Souvent. Je suis fan de bibliothèques. J'aime l'idée qu'un livre passe de mains en mains, qu'il n'est propriété de personne mais appartient à tous. Et puis c'est le lieu pour trouver des livres épuisés.

2/ Ça dépend des jours, mais un peu à tout, je crois. Tout m'intéresse.

3/ Je ne sais vraiment pas. Les odeurs, les sons, les couleurs.

4/ Ouh là. Les Tontons flingueurs. Quatre ou cinq fois? Six fois? On arrive toujours à trouver quelqu'un qui ne l'a jamais vu.

5/ Oui. Je porte les habits de mes garçons devenus trop petits (et les garçons trop grands): hier encore, la chemise que le grand a porté pour un mariage, le plus jeune pour sa communion. Maintenant je la porte sous une robe chasuble. Je "termine" les chaussons du dernier. Etc.

6/ Je préfère conduire. J'ai peur quand je ne conduis pas.

7/ Oui, bien plus que les chansons d'amour.

8/ Âgées. J'ai également beaucoup d'indulgence pour les jeunes gens, à condition qu'ils aient le respect de mes cheveux blancs. Sinon je me sens Ma Dalton: «Galopin!»

9/ Une cigale qui tente de devenir fourmi. C'est dur.

10/ Je crois que oui. J'espère que oui. Je le souhaite.

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1/ Entiché plutôt, non ? Enfin non, je ne crois pas, en tout cas je ne pense à personne.

2/ Non. Mais je sais que je n'ai jamais totalement pardonné ce mensonge.

3/ Le plus souvent possible.

4/ Causé? J'ai été responsable d'accidents (en reculant, en sortant d'une place de parking).

5/ Oui, une ou deux fois. Dans la mesure où c'était pour des raisons de rapprochement physique excessif (disons cela ainsi), et que j'ai regardé les personnes dans les yeux en leur disant que leur bras me gênait, elles ont préféré se lever et changer de place quelques minutes plus tard.

6/ De temps en temps.

7/ Non. Ça ne m'intéresse pas. Et je pense que les produits chimiques me rendraient malade.

8/ Non.

9/ Euh… Un bouton. Une reprise. Pour un chemisier, comptez six mois, sans garantie (je plaisante, je n'ai jamais fait de vêtement autre qu'un déguisement de bonne sœur pour ma fille pour un spectacle. C'était sommaire.)

10/ Pas suffisamment pour que cela m'ait marquée.
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