Pluie

J'ai eu froid toute la journée en bibliothèque. Quel changement par rapport à la semaine dernière. S'il fait ce temps demain, ça ne va pas être amusant.

Bis

Et de nouveau ce matin. Dix-huit kilomètres sans m'ennuyer (parce que c'est toujours le défi : est-ce que je vais m'ennuyer ? Bien concentrée avec l'ojectif d'être calée sur la nage, je n'ai pas vu le temps passer).
Bassin très agité, beaucoup de vent. Ça ne va pas être drôle si c'est ainsi mardi. La seule consolation est que nous serons tous logés à la même enseigne.

A la différence d'en semaine, le week-end nous avons du temps après la sortie. On prend un café et on papote. La Vogalonga, la peur de la grève d'Air France (—Tu as pris Air France? Nous, on ne prend plus de billet avec eux depuis longtemps. —Il n'y avait pas trop le choix, il y a des milliers de gens qui vont à Venise ce week-end-là), le train de nuit, la difficulté du train de nuit quand on est grand (ou grande): « En Russie, ils font dépasser leurs pieds dans le couloir. Pour aller aux WC, la nuit, c'était chaud.»
Etc, etc…
Un beau bateau, une bonne équipe.

Débriefing BAFA :
— Tu connais le film Nos jours heureux ?
— Euh non.
— Eh bien c'est tout ce qu'il ne faut pas faire.

Dix-huit kilomètres

Entraînement à neuf heures. Equipage au complet. Puis démontage du bateau pour le mettre sur la remorque. Vincent a indiqué la stratégie : changement nage-barreur à chaque demi-tour (deux), une qui tient l'équilibre, deux en charge de faire tourner le bateau. Donc Agathe va être la nage la moitié du temps car je souhaite qu'Anne-Sophie soit à la nage les derniers kilomètres: elle apaise le bateau et le cadence. Et elle a un mental d'acier, ce qui est essentiel quand nous serons épuisées.
Or Agathe ne s'est pas beaucoup entraînée puisqu'elle avait une entorse au genou (enfin, finalement non, plus de peur que de mal. Mais elle s'est moins entraînée. D'un autre côté c'est la plus jeune d'entre nous, elle en a moins besoin à priori).

Une heure de l'après-midi. Restaurant pour ne pas faire le trajet le ventre vide, Mavrommatis de Passy, retour.

Vincent nous a envoyé un extrait de la liste des participants. Dossard 34. Nous ne sommes que trois yolettes de femmes, le plus lent des bateaux: des yolettes et des femmes. (Il y a des yolettes d'hommes, des quatre avec et sans barreurs et des huit, hommes, femmes, mixtes).
Trois yolettes féminines dont une de l'X. Des jeunes donc, à l'entraînement militaire…
Bref, je ne suis pas d'un optimisme démesuré. Mathématiquement nous devrions faire le plus mauvais temps ou l'avant-dernier. Tout dépendra du niveau technique des autres.

Muscles brûlants. Comment dormir ?

Trois remarques générationnelles

1 - J'ai affilié une petite fille née en 2018 prénommée Leia.

2 - J'ai affilié (en CDD) un homme né en 1959. C'est la première fois que je vois l'embauche de quelqu'un si près de la retraite. (J'avais vu des cumuls emplois-retraite, mais ce n'est pas la même chose.)

3 - J'ai fait une recherche pour comprendre "snowflake" (flocon de neige). Cela fait plusieurs fois que je croise le terme (il y a quelques jours encore, sur la pancarte d'un manifestant américain: "snowflake en colère") et je pensais que c'était une remarque de Trump pour disqualifier des opposants en insinuant que leur résistance était éphémère, comme neige au soleil.
Pas du tout : cela qualifie la générations des adultes de 2010 (chez nous la "génération Z") que leurs parents auraient élevé en insistant sur le fait qu'ils étaient uniques, une génération très susceptible et moins endurante que les générations précédentes.

A la nage

Entraînement le midi, nous sommes trois (Anne et Anne-Sophie). Yann et ?? pour compléter la yolette. Je pense que nous les avons fatigués.
J'étais à la nage. Ce n'est pas ma place, je me pose trop de questions. «Tu gamberges trop» disait René du temps de ma jeunesse.

L'art de nommer

Les noms des groupes scolaires visibles sur le plan du quartier affiché à la sortie Nanterre Préfecture du RER A:

- Robespierre,
- Pablo Picasso,
- Pablo Neruda,
- Elsa Triolet,
- Maxime Gorki,
- Paul Eluard.

Y a-t-il tant d'enfants à Nanterre Préfecture ?

Sortie du soir, espoir

La Seine a beaucoup baissé mais le courant est encore rapide. Les sorties vespérales (à partir de 18h) reprenaient aujourd'hui.

Trois tours d'île de la Jatte (13 km). Agathe (qui peut ramer une fois par semaine et pas le jour de la compétition, d'après son médecin), Anne, Anne-Sophie, Amandine et moi. Beaucoup d'insectes (je pense aux oiseaux), il fait frais.

Il se confirme que j'ai mal au dos, une barre au niveau des lombaires. Je veux croire que ce sont les muscles qui travaillent; je redoute que ce soit le même problème que l'année dernière (« une sorte d'entorse », avait dit le radiologue en regardant le scan de mes lombaires, ce qui avait fait tordre le nez au kiné).
J'avais justement encore quelques séances de kiné sur mon ordonnance, mais ont-elles moins d'un an? Quoi qu'il en soit, je suppose que le kiné n'aura pas de place.
Tenir jusqu'à la course. Après, tant pis.



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Agenda
H. a récupéré les clés de Tours cette après-midi et assisté à la première assemblée de copro ce soir. Le voilà élu.

Récapitulatif

Je ne peux saisir l'air du temps. Comment rendre la folie qui s'est de nouveau emparé de la France ? Twitter, FB, les chaînes d'information en continu donnent une impression d'urgence, de catastrophe et de fin du monde à tout moment. C'est fatiguant.

Le pire est de voir des amis, des connaissances, devenir tout à fait agressifs. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi mes amis homos sont restés amicaux pendant la lutte du "mariage pour tous" sans me réduire à ma dimension catholique — alors qu'eux-mêmes se faisaient insulter par la hiérarchie ecclésiale (pas toute mais quand même, quelle honte quand j'y pense) — tandis qu'aujourd'hui certaines connaissances de gauche perdent toute mesure devant mes positions plutôt conservatrices alors qu'il ne s'agit jamais que de choix qui ne les (qui ne me) touchent pas profondément au quotidien : que les zadistes obtiennent ou non le droit de rester sur les terres occupées depuis des années, que les cheminots conservent ou pas leur statut et leur retraite, que les étudiants soient ou pas sélectionnés, cela ne remettra pas en cause leur vie personnelle (alors que le droit ou pas de se marier devait avoir un impact direct sur la vie des homosexuels et le regard que la société posait sur eux).

Faut-il voir dans leur virulence la trace de leur incohérence, d'une conscience intime mais non acceptée de la bizarrerie de rejeter la sélection en étant de purs produits de la plus haute sélection (classes préparatoires, grandes écoles)? De la bizarrerie de monter en épingle sur FB ou des blogs la nullité des étudiants en première année de fac (pour faire rire leurs lecteurs, évidemment) pour ensuite réclamer que ces étudiants ne soient pas sélectionnés? De la bizarrerie d'être prêts à condamner leurs enfants ou petits-enfants à payer la retraite de personnes qui auront passé, qui passeront, plus de temps à la retraite qu'à avoir travaillé tandis que la pyramide des âges s'inverse inexorablement?

S'agit-il de vraies protestations portant sur l'objet des protestations, ou simplement de l'occasion de frondes contre Macron qui les insupporte?


Récapitulatif disais-je :
- 17 janvier : abandon du projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDLL). Les occupants (illégaux, non propriétaires) ont jusqu'au 1er avril pour évacuer la zone. Le 9 avril, l'évacuation forcée commence. Les journalistes ne sont pas autorisés à être présents : on crie à la censure (mais je pense "Rémi Fraisse").
Ma position : aucune raison de donner des terres sous prétexte d'un droit acquis par le squattage. Mes contradicteurs arguent de projets collectifs d'agriculture responsable : je ne vois pas en quoi respecter la loi sur la propriété empêche de faire de l'agriculture responsable en déposant des projets individuels.

- 15 février (à peu près) : la fac de Montpellier est bloquée par des étudiants qui protestent contre la sélection à l'entrée des universités. (Un professeur et un ex-doyen font intervenir l'extrême-droit contre ces étudiants: grave erreur, car si je (je étant une position possible et non "moi") trouve l'occupation ridicule, je ne pourrai que défendre les étudiants s'ils se font tabasser). Plusieurs universités sont peu à peu bloquées (Toulouse, Tolbiac). Les bloqueurs paraissent minoritaires. Ces minorités découvrent que les réseaux sociaux peuvent jouer contre eux : avant, seuls ceux qui prenaient le mégaphone étaient entendus, aujourd'hui n'importe qui peut twitter : la majorité silencieuse s'exprime, il est possible de connaître son avis. Depuis mi-avril (les vacances scolaires?), les facs sont peu à peu évacuées par les CRS.
Ma position : je ne comprends pas pourquoi ce sont les étudiants et non les lycéens, voire les parents des lycéens, qui protestent. Je crois qu'il faut de la sélection, qu'il nous faut les meilleurs chercheurs et les meilleurs ingénieurs et les meilleurs écrivains parce que c'est ce qui élève le niveau général d'une nation, en fait son prestige à l'international, c'est ce qui fait des brevets, des emplois; je trouve stupide de prétendre que tout le monde est égal devant les études alors que personne ne le dirait pour du foot, par exemple (tout le monde n'est pas Zidane ou Marie Curie, tout le monde peut jouer au foot ou apprendre la chimie: il s'agit de niveau, eh oui). Mais sans aller jusque là, au premier abord, il me paraît préférable d'admettre un étudiant dans une filière du fait de son travail et de ses aptitudes que par tirage au sort. Le tirage au sort fait perdre deux personnes: celle qui est admise dans une filière qui ne lui convient pas et celle qui n'y est pas admise alors qu'elle lui conviendrait. Admettons que j'ai tort. Il reste que je ne comprends pas que ce soient les étudiants qui protestent et non les parents de lycéens. (Je pense à ma nièce qui passe le bac cette année : quel casse-tête.) Ce point m'empêche de prendre les étudiants au sérieux.)

- 14 mars : le gouvernement présente un projet de réforme de la SNCF. Les syndicats de cheminots annoncent une grève perlée de deux jours par semaine pendant trois mois.
Ma position : là en revanche je comprends très bien. Défenses des droits acquis (qui entre nous soit dit ne sont pas remis en cause) et souhait d'emm*** un maximum de monde pour avoir gain de cause. C'est pour moi la définition du caprice: si on se roule par terre dans le magasin en faisant suffisamment de bruit, les parents gênés finiront par céder. Je ne crois pas une seconde à "une défense de l'intérêt général". Sur le fond, la réforme est inévitable puisque la France est tenue par ses engagements européens. Elle est préparée de longue date puisque c'est par cette prochaine mise en concurrence qu'on avait justifié les changements d'horaires de la SNCF il y a quelques années. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose? Nous avons tous gagné à la mise en concurrence des opérateurs mobiles, à l'apparition d'Uber. On brandit en contre-exemples les accidents en Grande-Bretagne et en contre-contre-exemple le réseau secondaire allemand. Je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, ce serait à tous les Français de protester, pas aux seuls cheminots : visiblement ce n'est pas le cas. Il s'agit bien de la défense d'intérêts personnels, et non de "l'intérêt général".)


Ajoutons à tout cela (et sans doute est-ce le plus important, le plus préoccupant) la montée de l'antisémitisme : 23 mars, meurtre de Mireille Knoll. Avoir échappé à Drancy pour finir assassinée à 85 ans…
Et toujours cette logique d'exclusive qu'il faut à tout prix rejeter : si vous combattez l'antisémitisme vous êtes contre l'islam, si vous êtes pour Israël vous êtes contre la Palestine.
Non.
Nous sommes pour la raison et pour la paix, même s'il faut se battre pour elles. (Dernière phrase qui me fait penser à un dernier fait de cette période confuse : le 14 avril bombardement franco-anglo-américain des forces de Bachar El-Assad après que des civils ont été gazés).

Magari !

— Tu viens avec moi voir les tulipes en Hollande ?
— Mais enfin maman, tu sais bien que si tu pars d'ici, tu ne reviendras pas.

Sortie à trois

Retour à La Défense un samedi : entraînement oblige. Anne, Anne-Sophie, moi. Amandine et ?? pour compléter. Trois tours d'île de la Jatte.
Mal au dos. Pourvu que cela ne tourne pas comme l'année dernière. Demain seules Anne et moi aurions été disponibles. Nous ne pourrons pas ramer car nous n'avons pas trouvé de rameurs pour compléter le bateau. Tant mieux, ça me laisse du temps pour récupérer.

Retour de O. Il a fait exceptionnelllement beau cette semaine, il a eu de la chance pour son stage BAFA.

Exercice 2017

Conseil d'administration d'arrêté des comptes dans nos anciens locaux. Je laisse la clé de mon ancien bureau que j'avais emmenée avec moi lundi sur la porte.

Du fait de la dernière loi sur la rotation des commissaires aux comptes, le CAC a changé. En un an, trois personnes sur les cinq avec lesquelles j'aimais travailler sont parties.

Le syndicaliste administrateur le plus actif n'est pas là: du fait de la grève il ne pouvait réserver son billet SNCF que vingt-quatre heures à l'avance, il a donc préféré ne pas venir. (Mais pourquoi? Pourquoi réserver son billet au dernier moment était-il si problématique?)

Sortie à cinq

Pour la première fois nous étions cinq pour nous entraîner. Découvert Isabel. J'ai pris la nage. Je n'aime pas cela, je ne suis pas assez sûre de moi.
Agathe a une entorse au genou. Elle ne peut plus ramer. Voilà qui répond aux interrogations concernant les changements de barreur.

H. doit travailler avec les voisins à une solution marketing d'envoi de mails. Je décide donc d'aller voir Dans la brume. Pas mal. J'avais lu des critiques qui disaient que la fin aurait dû être creusée, il serait plus juste de dire qu'il n'y a pas de fin, un peu comme Cloverfield.

Je m'arrête chez Prêt à manger et ramène soupe et sandwich pour H. et moi.

Ceci n'est pas un oreiller

C'est un coussin. Housse arrivée arrivée aujourd'hui.


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Nous ne sommes que deux cette semaine à la maison. Comme à chaque fois que cela arrive (de temps en temps maintenant) j'ai l'impression d'entrapercevoir notre avenir, ces grandes pièces vides et silencieuses, la vacance du temps et de l'espace.

Mangé des galettes bretonnes. Plus rien dans le frigo, je me suis souvenue de cela au dernier moment (la dèche).

Sortie à quatre

Je crois que je n'ai pas expliqué que nous préparons une course le 1er mai. Nous nous sommes inscrites en ordre dispersé, il se trouve (coup de chance) que nous sommes cinq, de quoi faire une yolette (pas un quatre car deux rameuses sont peu expérimentées, "perdreaux de l'année"). Nous n'avons pas encore réussi à nous entraîner à cinq, les week-ends par ma faute, j'ai manqué le 7 avril à cause d'un TG, le 8 à cause du caté, le 14 parce que j'étais à Blois, et le 15 le club était fermé. En semaine c'est plus varié, cela dépend des réunions et obligations de chacune. Aujourd'hui c'est Agathe qui manquait. Catherine prise en remplacement a barré toute la sortie, Anne-Sophie à la nage, puis Anne, Isabel, moi. Sortie puissante à base de "pyramide" (exercice d'endurance).
Mon ambition est de ne pas arriver dernières.

J'ai l'impression d'une certaine hostilité de l'encadrement du club, j'ai l'impression que cet équipage féminin inattendu dérange (mais après tout, il ne fallait pas nous proposer de nous inscrire si un bateau n'était pas souhaité) sans que je comprenne pourquoi. Pure paranoïa de ma part?
Marin a fait une étrange remarque sur les bateaux de filles, sous-entendant quoi exactement? que nous papotions? que nous nous disputions? Voilà qui va totalement à l'encontre de mon expérience. J'ai le souvenir d'un "collectif" (esprit d'équipe, effacement des personnalités) très fort et d'une grande concentration. Le but commun avant le vedétariat.

J'aime le moment où le bateau ne fait plus qu'un. C'est ce que je préfère, le plus difficile. J'aimerais réussir cela en huit.

Emménagement

RER à Boissy. J'appuie sur toutes les touches de la télécommande, il y en a quatre. Le portail finit par s'ouvrir, puis la porte du garage, mais je ne sais pas en réponse à quel bouton. Même interrogation une fois dans le garage : il me semble qu'Antoine a dit que sa place était en face de la porte… on verra bien. Je me glisse entre un pilier et un énorme 4x4 Audi : c'est bien simple, on ne voit plus ma toute petite voiture (deux voitures de kéké dans deux styles différents).
RER, extrémité de ligne, je suis assise et c'est plutôt vide, c'était le but. Direction Nanterre Préfecture pour l'emménagement dans les nouveaux locaux.

Je suis seule. (J. est à l'enterrement.) Je ne participe pas au jeu de piste, j'ai déjà donné. Je passe la matinée à déballer les cartons, à mettre de l'ordre. C'est très neuf, très propre, très clair et je me sens très déprimée, perdue au milieu du grand tout. Je pense à cette analyse d'un architecte-urbaniste (impossible de retrouver la référence, c'était un Point-Seuil emprunté à la bibliothèque Malraux, un livre très intéressant sur la façon culturelle d'organiser l'espace) qui mettait en vis-à-vis l'attitude des Américains et des Allemands face à une porte de bureau : pour un Américain, une porte fermée est le signe que vous avez quelque chose à cacher, pour un Allemand une porte ouverte est le signe que vous n'êtes pas concentré, que vous ne travaillez pas.
Je suis un mix : j'aime une porte ouverte (ou un trou béant), mais entourée de murs. Je vis cette obsession du plateau ("open space") comme une bête copie des USA, qui ne réfléchit pas au fait, par exemple, que la productivité française est bien meilleure que l'américaine. Et ce n'est pas parce qu'on baptise quelque chose "Campus" qu'on se retrouve avec le succès de Google… Ça m'agace. Je suis agacée.

L'après-midi s'avance, je vois arriver mes voisins. Je suis si bien ancrée dans mon désespoir que je n'ai pas le réflexe d'aller me présenter — et ils ne viennent pas me voir. C'est peut-être une erreur, c'est sans doute une erreur, pour plus tard. Fatalitas, ce sont des bavards, surtout une : elle jacasse très fort pour fournir très peu d'informations. Comment vais-je pouvoir travailler ici? quelques difficultés à me concentrer sur la relecture du rapport annuel par les CAC.

Je fuis littéralement les bureaux à quatre heures et vais voir Red Sparrow, pour Jennifer Lawrence, bien sûr. Pas mal. A la fois trop elliptique et trop classique, mais plaisant. Pas un hasard que le méchant ressemble à Poutine. J'espère que nous irons le revoir en famille.

Je rentre. Je ne sais pas trop comment récupérer ma voiture. Je passe directement par la porte du garage. J'étudierai demain comment passer par le hall de l'immeuble. (A chaque jour sa découverte, son progrès.)


PS : pour mémoire, c'est aussi le jour de l'emménagement du Palais de justice dans ses nouveaux locaux place de Clichy. La ligne 13 ne va jamais suffire…

Printemps

Flemme d'aller ramer.

Sorti la table de jardin. Premier repas sous le sapin (premier depuis deux ans : l'année dernière la pelouse était en train de pousser : nous avons passé l'été sur la terrasse).

A. est là. O. est parti en stage une semaine pour son "appro BAFA" (stage d'approfondissement). Il a eu un train (pour Le Creusot) malgré les grèves.

Vieillir

Sur FB ce matin. C'est tellement ça. Comme le temps est immobile.


«Dans deux ans, 1990 sera passé depuis trente ans. Quand je pense "il y a trente ans", je pense à 1970.»


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(Pour moi, le plus bizarre a été de tomber sur la phrase : « le mur de Berlin est détruit depuis plus longtemps qu'il n'a existé ».)

Tours

Il fait beau. Visite du chantier, qui n'est quasiment plus un chantier, si ce n'est la terre dévastée de la future pelouse. Trois très beaux et très grands pins. Nous identifions tant bien que mal l'appartement à partir du plan sur le téléphone de H.: voilà, celui-là au sud, au milieu.
Nous faisons le tour, je pousse la porte du hall, elle cède, couloir, porte de l'appartement, même manège, nous sommes "chez nous".

Les murs sont très blancs (c'est étrange cette désaffection pour le papier peint, c'était drôle à choisir pourtant, un peu kitsch), je plains les futurs locataires: jamais ils ne pourront rendre un appartement dans un tel état de blancheur. Les WC sont aux normes handicapés, immenses, de quoi mettre une table à langer ou des étagères ou la machine à laver (mais sans arrivée d'eau) (il n'y a pas tant d'handicapés en France et un doute me prend: serait-on en réalité en train de préparer la grande dépendance qui va envahir la France dans vingt ans?), l'une des chambres est minuscule, le salon-cuisine est un seul grand carré, il n'y a pas de "coin" cuisine, l'évier est simplement posé là, sur un côté.
Ce qui me surprend le plus, ce sont les prises internet directement incluses dans les murs. Un ouvrier est en train de balayer la terrasse. Nous discutons un peu. Tout cela paraît de bon augure, propre, net, sérieux.
Je me rend compte que j'aurai du mal désormais à vivre dans si peu d'espace. Je me suis habituée à avoir beaucoup de place.

Brasserie, notaire, signature. Statue de Galilée dans le hall de l'immeuble du notaire (mais pourquoi?)

Emplettes, comme chaque fois que nous sommes tous les deux. H. veut remplacer sa valise cabine. Fou rire: —Mais on ne peut pas, le coffre est plein! —Pas grave, je la garderai sur les genoux et on laissera la vieille chez mes parents. (De l'inconvénient de voyager en cabriolet).
Eau de toilette, valise cabine, lingerie (comme la dernière fois à Tours), recharge de stylo, encore une casquette pour remplacer la précédente perdue, ceinture, boutons de commode en mosaïque bleue.

Repas au Mao, un quart d'heure pour réorganiser le coffre. Levée de la Loire au nord, décapotés dans la nuit qui tombe. Il a fait beau.

Speed

J. toujours si sereine est décomposée ce matin : suicide d'un neveu de vingt-cinq ans. Elle ne sait pas si elle sera là lundi.

Mail du notaire (d'une salariée de l'étude : est-elle notaire, peut-on être salariée notaire (dans la mesure où l'on ne peut être salarié avocat : est-ce la même chose?) pour s'inquiéter de ne pas avoir les fonds : la signature qui doit avoir lieu demain ne pourra pas avoir lieu sans cela.
Quelques coups de fil assez énervés de ma part (cette fille est injoignable depuis janvier et fait preuve d'une désinvolture exaspérante) et quelques mails plus tard, le malentendu est démêlé et le nécessaire est fait. Heureusement qu'à l'inverse notre banquier est réactif.
Et la honte d'être si énervée pour quelque chose de si futile devant la peine de J.

Je termine les rapports annuels à relire pour le conseil d'administration du 20 avril. Je ne comprends pas ce que j'ai fait depuis le 26 mars (comité d'audit), ils pourraient être écrit depuis longtemps. J'ai perdu mon temps, mais à faire quoi?1
Mise en carton de mes affaires personnelles, du clavier, des câbles, de la souris. Je ne reviendrai plus ici.

Allemand. Toujours Tillich. Au détour d'une phrase à traduire, nous apprenons que les professeurs protestants insistent pour appeler les premiers chrétiens les «sectateurs du Christ»: une façon d'insister sur l'origine juive de Jésus (ce qu'on appelle "la troisième quête du Jésus historique": celle qui essaie de le remettre en perspective dans son époque, avec la lente et confuse séparation du reste des juifs dans le contexte del'occupation romaine).

J'apprends, ce qui m'enchante, que l'IPT héberge les orthodoxes de St Serge car l'institut orthodoxe est en travaux. Que c'est beau l'œcuménisme (car si la volonté de s'entendre est réelle, c'est un vrai travail. Dès qu'un sujet de controverse affleure, il faut voir les sourires se figer. Chacun prend sur lui pour expliquer la position de son Eglise, pour prendre la peine d'écouter son vis-à-vis. C'est une belle leçon que d'assister à cela).

En bibliothèque pour préparer le texte grec (que j'ai retrouvé en farfouillant dans mon bazar. Il va falloir ranger un jour). Là encore, qu'ai-je fait de mon temps? J'avais une semaine supplémentaire pour le préparer. Cela devient problématique d'être à ce point désorganisée. Je me rends compte que j'ai malgré tout fait quelque progrès, je vais plus vite. J'aurais pu tenter de traduire Jean sans dictionnaire, mais c'est aussi dû au fait qu'il me soit si familier en français.

Il pleut. H. m'attend rue d'Assas. Nous partons pour Tours. Le coffre est plein avec deux malettes cabines: je garde mon cartable sur les genoux. Sandwich et café sur l'autoroute, pluie, nuit noire. Hôtel.



Note
1 : je m'en suis souvenu les 25 et 26 avril. Je n'avais pas perdu mon temps, simplement mal (pas) géré mes priorités. J'avais avancé pour ne pas dire terminé la liasse fiscale et le dossier annuel pour l'ACPR parce que je n'avais pas envie de me mettre à la rédaction des rapports pour le 20. Ce qui était un désavantage le 12 s'est révélé un avantage le 25…

Theo Lawrence & the hearts

Deuxième entraînement. Sortie à quatre, sans Isabel (il en manque toujours une). J'ai découvert qui était Anne (que je connais bien, en fait : elle ramait le midi jusqu'à ce que son entreprise déménage. Maintenant elle vient le soir et le week-end. Je comprends mieux pourquoi Vincent ne les a pas laissées faire du quatre le week-end dernier: Anne-Sophie et moi sommes de loin les plus expérimentées des cinq. Agathe et Isabel n'ont que quelques mois derrière elles, Anne un ou deux ans). Toujours beaucoup de courant. Moins de vent, c'est beaucoup plus facile.

Rendez-vous avec Antoine et Sarah chez Ladurée : il me donne les clés et le bip de sa place de parking dont il n'a pas l'utilité pour l'instant. Voilà de quoi survivre à la grève dans les trois mois à venir, nous pourrons nous garer au bout de la ligne A qui appartient à la RATP (comme la B) et non à la SNCF (comme les C et D).
Je papote une petite heure. Apparemment H. se serait engagé à aller aux US cet été rendre visite aux parents d'Antoine, tant et si bien que ceux-ci sont en train d'économiser leurs jours de vacances pour nous recevoir…
Antoine est un peu gêné d'apprendre que je ne suis pas au courant. Je tente de le rassurer en lui expliquant que cela n'a pas d'importance, que d'une part je n'ai pas besoin d'un long préavis, d'autre part ce n'est pas encore décidé (c'est pour ses parents que je suis embarrassée: s'ils sont en train de réduire les jours passés avec leur fils en prévision de notre venue, je serais gênée de ne pas y aller.)

Après avoir écouté Rebecca Manzoni sur France Inter un matin de mars, j'avais pris quatre billets pour Theo Lawrence & the hearts aux Etoiles.
Bien entendu, cela devient une habitude, je me suis retrouvée avec un billet sur les bras, H trop fatigué pour venir. Cette fois-ci C. a trouvé un candidat (une candidate en l'occurrence) pour venir avec nous.
Soirée agréable. Evidemment, comme nous ne connaissons pas les paroles, toutes les chansons tendent à se ressembler dans le rythme de la batterie et du clavier. Très belles guitares. Je suis handicapée par mon arythmie, je me demande ce qu'entendent les autres.
— Mais après tout, peut-être que je le fais exprès mais qu'en fait j'entends très bien. Je fais exprès de faire semblant de ne pas entendre le rythme pour vous faire rire.
— A un moment je me suis posé la question, mais c'est trop incroyable ce que tu fais. Ce n'est pas possible.
— ??
— Mais c'est comme lire ! Une fois que tu sais lire, tu ne peux pas t'empêcher de lire ! le rythme, c'est pareil.

Le père de Camille collectionne les clarinettes en métal.

Nous rentrons, non sans nous être disputés sur la grève SNCF (C. défend les cheminots.)

Premier entraînement

Fait le choix de partir très tard (RER de 10h43) de façon à éviter la foule (car c'est la grande désorganisation). Je suis donc arrivée à peu près à l'heure pour aller m'entraîner à l'aviron… (sans cet entraînement, j'aurai travaillé à distance).

Nous sommes trois de l'équipage prévu le 1er mai : Anne-Sophie, Agathe et moi (Florent et Gilles en complément). Soleil mais énormément de vent. Bonne sortie mais compliquée. Même barrer est difficile par un vent pareil. J'ai pris un petit coup de soleil.



Deux cours à la même heure ce soir car celui de lundi a été déplacé : commentaire de Romains et liturgie. Je pensais aller sagement au premier — puisque le deuxième est optionnel — mais j'ai changé d'avis en choisissant le cours qui m'apportait habituellement le plus.

Rite de la confession selon le catéchisme de Pie X (pour commenter la tradition et son évolution).
Puis rite des funérailles. Avec mes deux enterrements en un mois, cela a des résonnances personnelles.


Problème du rite :
Si on personnalise, on risque de tomber dans la personnalisation, l'hommage au défunt, et non pas la célébration du mystère pascal.
Mais si on refuse, on risque de se faire accuser d'être hors du monde, hors de la vie.


L'importance de la ritualité : indispensable, oubliée, et pourtant elle revient toujours. Les gens passent leur temps à inventer des rites (pour se saluer, pour manger, etc)

Foulard et féminisme

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— Tu vas vraiment aller au catéchisme avec ce tee-shirt ?
— Je ne sais pas. Tu crois que je ne devrais pas? [Il est chef scout, il s'occupe des 11-14 ans, je considère qu'il en sait plus que moi.]
— Tu me demandes ça à moi? Tu as élevé des enfants, pas moi!
— Oui, m'enfin quand je vois le résultat, je ne suis pas une référence.
— Mais maman, JE SUIS le résultat, donc ne me demande pas conseil!

Et in petto, je pense «Mes enfants m'ont battu, mes enfant m'ont battu.1


Cathé. Je suis censée parler de la joie de la résurrection. Je ne sais pas trop comment faire cela. Je raconte la peur des disciples, je commente l'évangile du jour. Je parle de la Trinité. J'explique la différence entre catholiques et chrétiens, les grecs et les latins, l'éclatement de l'Empire romain.

Une chose en entraînant une autre, je me retrouve à faire un cours de féminisme : sur un dessin représentant Pierre arranguant la foule, les enfants remarquent le foulard des femmes. Question d'une petite fille: pourquoi ce voile ? Réponse: en signe d'obéissance.
Ils me regardent. Je souris :
— Vous savez, se couvrir la tête, c'est quelque chose de courant. Ça existe aussi chez les chrétiens, les coptes en Egypte, par exemple. Les coptes qui sont persécutés… mais aussi dans l'est de l'Europe. Ou même vos grands-mères… quand elles étaient petites elle n'entraient pas dans une église sans quelque chose sur la tête… ou si vous voyez des photos de femmes qui rencontrent le pape: elles ont un voile sur la tête.
— Mais pourquoi obéissance ?
Je prends ma respiration et je demande aux filles : «Pouvez-vous me donner la date de naissance de votre mère ?»
1974, 1975, 1983… J'écris au tableau.
— Je ne me souviens plus de la date, mais c'est à peu près depuis la naissance de vos mères [j'entoure 1974, 1975] que les femmes en France ont le droit de travailler sans demander l'autorisation de leur mari et d'avoir leur compte en banque. Ça n'a pas d'importance tant qu'on s'entend bien, mais avoir son argent à soi, c'est pouvoir partir si on le souhaite. Donc vous voyez, ça ne fait pas si longtemps.
Et je conclus en les regardant : c'est pour ça, les filles, que c'est un peu bizarre de vous voir en rose avec des paillettes. Battez-vous, il y a encore du travail !




Note
1 : Talmud de babylone : Bava Metzia 59b. […]
Rabbi Eliezer finit par faire appel à Dieu pour soutenir sa thèse, et une voix divine affirme qu’il a raison. Les Rabbins rétorquent « Ce n’est pas au ciel, » ce qui est interprété comme disant que puisque Dieu avait donné la Torah aux humains et puisque la Torah dit que nous devons toujours suivre l’avis de la majorité (Exode 23 :2), nous ne devons pas faire attention à la voix divine si elle va à l’encontre de la majorité ! La fin de cette extraordinaire histoire est qu’à ce moment Dieu a ri de joie, disant « Mes enfants m’ont battu, mes enfants m’ont battu. » (Talmud de babylone : Bava Metzia 59b).

Agamben et Bartok

TG sur Saint Paul vu par Agamben. Le temps qui presse. Cela ressemble tant à Jacob Taubes. Constaté avec surprise que cela désarçonnait profondément mes compagnons de cours (au point que dans un autre TG les élèves ont refusé d'étudier le texte et ont parlé d'autre chose!) alors que cela m'est si familier. Je regrette d'avoir perdu ce début d'expertise, j'aimais lire cela.


Le soir, Le château de Barbe-Bleue à l'opéra Garnier : depuis que je l'avais entendu il y a quelques années au théâtre des Champs-Elysées, je voulais y emmener H.
Ce fut très différent dans la mise en scène, avec utilisation de la vidéo omniprésente jusqu'à en devenir gênante (c'est souvent le cas désormais). Beaux jeux de couleurs.
Je dois avouer que c'est surtout la deuxième œuvre qui m'a fascinée : la Voix humaine de Poulenc, une demi-conversation téléphonique, à laquelle je ne m'attendais pas, que je n'avais pas remarquée sur le programme. Epoustouflant.

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Le château de Barbe-Bleue :
le duc Barbe-Bleue : John Relyea Judith : Ekaterina Gubanova

la Voix humaine :
Elle : Barbara Hannigan

direction musicale : Ingo Metzmacher
mise en scène : Krysztof Warlikowski
décors et costumes : Malgorzata Szczesniak
lumières : Felice Ross
video : Denis Guéguin
chorégraphie : Claude Bardouil
dramarturgie : Christian Longchamp

Pas grand chose

Ramé, ce qui fait donc trois jours de suite. Je suis fatiguée.

Je ne verrai pas la fin d'Espion lève-toi car le temps de la location a expiré et je n'ai pas envie de remettre de l'argent pour cela. J'ai enchaîné avec Arnaque à la carte : c'est nul mais d'une certaine façon addictif.

Reconnecté FB après deux semaines à peu près et viré GC, insultant depuis des mois. Page tournée.

Lire Paul, Romains 5,12-21

«Il faut lire 4 Esdras et 2 Baruch. Vous les avez dans la TOB1. Ce sont les deux plus classiques des apocalyptiques juives, écrites vers 70, après la chute de Jérusalem. C'est indispensable pour comprendre le Nouveau Testament qui baigne dans l'apocalyptique.»

(L'épître aux Romains est écrit dans les années 50, mais il y avait d'autres apocalyptiques connues.)


Je vous mets du vrac de notes de cours, sans les extraits de nombreux textes lus entretemps, parce que tout me paraît intéressant et que le temps est court.

Homère et Hésiode : les mythes.
Les présocaratiques, les physiocrates : contre les mythes.
Donc comment continuer à lire les mythes ? Elaboration de l'allégorie.

Hésitation des anciens devant la Genèse : un mythe ou de l'histoire? Adam réel ou symbole de l'humanité ?
Adam personnage collectif : chacun est Adam pour lui-même (2 Baruch 54,15).

Les Septantes : traduisent Adam par "anthropos" dans les premiers versets (traduction de l'hébreu), puis par "Adam" quand Dieu lui parle. Mais en hébreu, toujours "homme", avec ou sans article.
En hébreu, "descendants" se dit "semence" : Adam contient toute sa descendance dans ses reins.»

La vie grecque d'Adam et Eve.
La convoitise (epithumia) est à la source de tout péché. (Nb 11)
Sans la loi, Adam n'aurait pas péché.

Paul tente de rétablir l'équilibre : schématiquement les Grecs sont du côté du péché et les Juifs du côté de la loi. Donc Paul introduit de la loi du côté grec et du péché du côté juif. Evidemment ça crée du flou.

La multitude : hébraïsme pour dire tous.

verset 19 : obéissance / désobéissance. Paul considère la vie chrétienne comme une obéissance.

verset 20 : retour de la loi. Pour que prolifère la faute. La loi est intervenue (pareisêlthev = c'est le mot utilisé pour les espions dans ??).

Le même propos que précédemment, mais à la dimension de l'histoire. Adamologie. La christologie de Paul est une christologie sapientielle et adamique. Attention à une johannisation de Paul. Il n'y a pas d'incarnation chez Paul. Sa christologie est adamique. Même dans Philippiens 2.

Note
1 : traduction œcuménique de la Bible. La branche protestante n'a retenu que les textes connus en hébreu à l'époque de Luther, la Bible catholique contient davantage de textes (les deutérocanoniques) et les orthodoxes plus encore : la dernière édition de la TOB présente tous les livres, y compris ceux retenus par les orthodoxes.

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Agenda
Reçu un doodle pour organiser les entraînements pour la course des Impressionnistes (1er mai). J'insiste donc pour faire une yolette avec Agathe puisque nous devons ramer un maximum entre nous. Vent et courant mais le niveau a encore baissé.

Grève : départ à 6h20 en voiture. ligne 14 à Grande Bibliothèque. Ligne 1. Arrivée au bureau à 8h20
RER A aux Halles à 22h36. (Pas de RER D). Boissy St Léger. Voiture. A la maison à 23h20.

Lundi de Pâques

Personne au club. Franz m'a autorisée à sortir en fun skiff. La Seine a descendu d'une vingtaine de centimètres en deux jours, l'accès au ponton se fait à pied sec. Pas de vent, un bassin très lisse.

Fini Une étrange affaire. 1981. L'année Mitterrand.
Le 7e juré. La France en 1962. Comme dans Le dossier noir, la pression de la bourgeoisie de la ville. Quelque chose de flaubertien.
Commencé Espion lève-toi sans aller jusqu'au bout. Rappel d'une autre période de terrorisme en Europe. Comme dans Un papillon sur l'épaule, confusion et difficulté à donner un sens aux événements : les années 70, 80?

Reçu un coup de fil d'un"rameur du week-end" (au club il y a les rameurs du midi (qui travaillent à la Défense) et les rameurs du week-end (qui habitent à Neuilly) : deux mondes) qui relance le projet de la coupe des dames. Je suis intérieurement sarcastique (ah tiens, les rameuses du week-end répondront-elles à un appel de l'un des leurs quand je n'ai pas réussi à les intéresser?) mais lui fais bon accueil : participer à cette course m'intéresse davantage qu'avoir le titre d'organisatrice.

Vincent est à la maison pour deux ou trois jours. Il est arrivé assez tôt à cause de la grève de demain. H. et Vincent ont pris Guillaume en stage et c'est étrange de prendre en stage quelqu'un qu'on a vu naître et grandir (caprices compris). Il faut oublier tout ce qu'on sait de lui par ailleurs pour faire face à la personne désormais adulte.

Pâques

— Mais tu es là ! Tu n'es ni en cours, ni au caté, ni à l'aviron, ni à la messe …

J'ai fait sauter les plombs en branchant mon ordinateur. Ça m'inquiète.

«Ce n'est pas en nous que ça tourne pas rond. C'est autour de nous.» (Un papillon sur l'épaule)

Vu sur Twitter (excusez-moi : habituellement je mets cela sur FB, mais je me suis déconnectée depuis une dizaine de jours pour protester contre l'affaire Cambridge Analatyca) :


Tweets 1 et 2

2018-0401-vert-pomme-fourrure.jpg   2018-0401-heron.jpg



3

2018-0401-cravache-decathlon.jpg






Le dossier noir : extraordinaire scénario.
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